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Santé, éducation, la qualité de vie des enfants diffère selon les territoires

le 20 mai 2019

Les 14 millions d’enfants vivant en France n’ont pas tous la même qualité de vie. Où vivent-ils le mieux ou le moins bien ? Une récente étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) répond à la question.

Dans son étude publiée le 10 mai 2019, la Drees a réalisé une cartographie mesurant la qualité de vie des enfants à partir d’une soixantaine d’indicateurs (accès et recours aux soins, scolarité, démographie, conditions socio-économiques, etc.). Huit profils de territoires se dégagent.

37% des enfants vivent dans des conditions économiques favorables avec des disparités dans l’accès aux services et équipements

Selon les indicateurs utilisés par la Drees, la qualité de vie des enfants est globalement meilleure dans les périphéries aisées des grandes métropoles (de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, etc.). Ces enfants grandissent dans des familles aux revenus élevés et bénéficient d’une bonne couverture en équipements et services (densité importante de médecins, etc.).

La situation des enfants dans l’Ouest, le bassin lyonnais, le Nord, le Doubs et le Jura est également bonne. Les niveaux de vie médians des familles sont proches de la moyenne nationale. L’accès aux équipements est en moyenne plus aisé qu’ailleurs.

De même, les enfants des périphéries de certaines grandes villes (Clermont-Ferrand, Dijon, Pau, etc.) vivent dans de bonnes conditions socio-économiques. Toutefois, leur accessibilitéAccessibilitéMesures d’adaptation et d’aménagement de l’espace social destinées à en faciliter l’accès aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. aux équipements et aux services est plus limitée (distances plus longues pour l’école, etc.).

46% des enfants résident dans un territoire défavorisé ou inégalitaire mais bénéficient de bons services et équipements

A l’inverse, 6,5 millions d’enfants vivent dans une famille défavorisée mais dans un territoire offrant de bons équipements et services.

C’est le cas des enfants au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, du sud du Val-de-Marne, de l’est Lyonnais et de plusieurs villes comme Le Mans, Lille, etc. Leurs familles sont plus pauvres et leur scolarité plus courte ou difficile. En revanche, leur accessibilité aux crèches, collèges, lycées et médecins est en moyenne plus grande qu’ailleurs.

C’est le cas aussi des enfants des grandes métropoles (Paris, Nantes, Rennes, etc.), de la banlieueBanlieueTerritoire autour d’une ville (à l’origine situé à une lieue autour de la ville). ouest de Paris, du bassin méditerranéen, et de quelques villes petites ou moyennes. Les inégalités de revenus sont très marquées dans ces territoires urbains mais les équipements et services y sont meilleurs (taux de recours aux pédiatres le plus élevé).

Les enfants les plus désavantagés sont ceux des Pyrénées et des Alpes (910 000 enfants, soit 6% du total). Ils ont plus souvent un parent au chômage, ont moins recours aux soins et plus difficilement accès aux places en crèches ou à l’école.

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