Doc en poche : l'actualité décryptée au format poche
Imprimer

SIDA : 6 400 personnes ont appris leur séropositivité en 2017

le 3 avril 2019

Les dernières données de surveillance du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), publiées par Santé publique France, révèlent que le nombre de découvertes de séropositivité est resté stable entre 2010 et 2017. Pour faire baisser ce chiffre, l’agence nationale juge nécessaire de renforcer et de mieux cibler le dépistage.

Stabilité du nombre de personnes confirmées séropositives entre 2010 et 2017

Le nombre de découvertes de séropositivité VIH entre 2010 et 2017 est stable.

Parmi les quelques 6 400 personnes ayant appris leur séropositivité en 2017, les hommes représentent 66% des cas.

Sur l’ensemble de la population, 3 600 personnes (56%) ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels, 2 600 (41%) lors de rapports sexuels entre hommes et 130 (2%) par usage de drogues injectables.

Parmi les découvertes de séropositivité chez les hétérosexuels en 2017, 75% concernent des personnes nées à l’étranger. Quant aux hommes homosexuels qui ont découvert leur séropositivité, 41% ont été contaminés dans les 6 mois précédents et 26% étaient nés à l’étranger. Pour ces derniers, le nombre de découvertes augmente de manière continue (de 400 cas en 2011 à 675 en 2017, soit une hausse de 67%), tandis qu’il est stable chez les hommes nés en France.

Chez les usagers de drogues injectables, le nombre de découvertes de séropositivité a diminué de moitié entre 2010 et 2017.

Lever les freins au dépistage du VIH

En 2017, 5,6 millions de sérologies VIH ont été réalisées par les laboratoires de biologie médicale (+12% depuis 2010). Cependant, près d’un tiers des personnes ont été diagnostiquées trop tardivement, à un stade avancé de l’infection à VIH.

De plus, dans 52% des cas, les découvertes de séropositivité ont concerné des personnes déclarant n’avoir jamais été testées auparavant. Malgré une recommandation de dépistage régulier, les pourcentages restent élevés chez les hétérosexuels nés à l’étranger (68%) et les hommes homosexuels (33%). Santé publique France souligne l’importance d’atteindre ces personnes, dont la proportion au dépistage n’a pas augmenté depuis 2010. Le premier objectif fixé par la Stratégie nationale de santé sexuelle est de parvenir à 95% de personnes diagnostiquées parmi celles vivant avec le VIH.

Mené dans la perspective du Sidaction des 5, 6 et 7 avril 2019, un sondage Ifop-Bilendi auprès de 1 002 jeunes âgés de 15 à 24 ans révèle que 23% d’entre eux s’estiment mal informés sur le VIH, soit une augmentation de 12 points par rapport à 2009.

Mots clés :

Rechercher