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Temps de sommeil : les Français dorment moins de 7 heures par nuit

le 22 mars 2019

Une récente étude publiée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’Agence de Santé publique révèle que les Français dorment en moyenne 6 heures 42 minutes par nuit, soit moins que les 7 heures minimales quotidiennes recommandées pour une bonne récupération. Un constat alarmant, alors qu’est célébrée la 19e journée internationale du sommeil le 22 mars 2019.

Un déclin préoccupant

L’enquête a été menée par téléphone auprès de 12 637 personnes de 18 à 75 ans.

Le temps moyen de sommeil par 24 heures est de 6h55 en 2017, 6h57 pour les hommes et 6h53 pour les femmes. Le temps de sommeil est plus long le week-end et les jours fériés avec une différence plus élevée pour les hommes (47 minutes) que pour les femmes (40 minutes). Le temps de sommeil par 24 heures est ainsi inférieur de 19 minutes au temps idéal de sommeil.

La proportion de courts ou petits dormeurs (moins de 6 heures) s’est accrue, à 35,9 %, les femmes étant plus concernées que les hommes. Un tiers de la population (47% des femmes entre 45 et 54 ans) s’estime en dette de sommeil (différence entre temps de sommeil idéal et temps de sommeil réel).

Or, de nombreuses études épidémiologiques ont montré que dormir moins de 6 heures par jour entraîne un risque plus élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de pathologies cardiaques et d’accidents. Cela réduit la vigilance dans la journée, augmente l’irritabilité, perturbe les relations familiales et la qualité de vie et de travail.

Quelles en sont les causes ?

Les travailleurs de nuit dorment en moyenne une heure de moins que les autres, or leur nombre a fortement crû puisqu’il est passé de 3,3 millions (15% des actifs) en 1990 à 4,3 millions (16,3%) en 2013.

Le déclin du sommeil s’explique aussi par l’augmentation du temps de trajet entre domicile et lieu de travail, induisant un grignotage du temps de sommeil.

L’utilisation des écrans juste avant de se coucher ou même, pour de très nombreuses personnes, dans le lit, nuit à la qualité du sommeil. Le sommeil insuffisant est aussi lié à l’environnement nocturne (trafic aérien, bruit des deux-roues, des terrasses de café, pollution lumineuse, etc.).

Enfin, l’étude met en évidence les liens, chez les adultes, entre consommation de substances psycho-actives (tabac, alcool, cannabis, etc.) et caractéristiques du sommeil.

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