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Transports en commun et sentiment d’insécurité : deux études de l’ONDRP

le 6 mars 2019

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publie deux études sur le sentiment d’insécurité dans les transports en commun. Ce ressenti varie selon les caractéristiques individuelles des usagers et leurs habitudes de transport.

45% des usagers des transports en commun ressentent de l’insécurité

A partir des résultats des enquêtes nationales de victimation "Cadre de vie et sécurité" conduites par l’ONDRP, l’Insee et le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure, il apparaît que 54% des usagers interrogés déclarent se sentir toujours en sécurité dans les transports en commun. A l’inverse, 16% des usagers se sentent parfois voire jamais en sécurité. Au total, 45% des usagers ressentent parfois ou la plupart du temps de l’insécurité.

L’insécurité est davantage ressentie par les femmes : 51% déclarent ne pas se sentir en sécurité dans les transports. Ce sentiment plus fort chez les femmes est lié à la crainte de comportements intimidants ou sexistes qui peuvent participer à une forme de harcèlement et renforcer le sentiment de vulnérabilité.

Par ailleurs, les usagers fréquents des transports en commun ressentent moins l’insécurité. Cependant, les usagers "captifs", utilisateurs exclusifs de ce mode de transport n’ayant pas d’autres options pour se déplacer, sont relativement plus nombreux à se sentir rarement en sécurité par rapport à ceux qui utilisent volontairement les transports en commun.

Les situations qui génèrent de l’insécurité

Les usagers qui déclarent un sentiment d’insécurité désignent les incivilités comme principal facteur d’insécurité.

Les usagers peuvent aussi se sentir en insécurité quand les transports sont bondés voire saturés ou lorsqu’au contraire il n’y pas d’autres voyageurs.

Le sentiment d’insécurité varie aussi selon le moment de la journée. La soirée, entre 20h30 et 22h30, est le créneau horaire le plus souvent cité comme générant de l’insécurité. La nuit, après 22h30, est également un moment particulièrement anxiogène.

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