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Vaccination : un sommet mondial pour lutter contre la recrudescence des épidémies

le 19 septembre 2019

Le 12 septembre, s’est tenu à Bruxelles le 1er sommet mondial de la vaccination. Organisé conjointement par la Commission européenne et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il a pour objectif de renforcer la lutte contre les maladies à prévention vaccinale au moment où on constate la résurgence de certaines d’entre-elles.

Chaque année, plus de 100 millions d’enfants sont vaccinés contre des maladies comme la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, notamment. Selon l’OMS, entre 2 et 3 millions de décès par an sont évités grâce à ces campagnes de vaccination.

Un refus de la vaccination en hausse avec un risque d’épidémies

Si, à l’échelle mondiale, 79% des personnes restent convaincues de l’innocuité des vaccins et 84% de leur efficacité, un rapport sur l’état de la confiance de l’Union européenne dans les vaccins montre que le refus de la vaccination a augmenté dans de nombreux États membres.

Selon l’enquête d’Eurobaromètre, 48% des citoyens de l’UE estiment que les vaccins peuvent entraîner de graves effets secondaires et 31% qu’ils peuvent affaiblir leur système immunitaire.

Cette baisse de confiance se traduit par un risque accru d’épidémie pour les populations. En Europe, depuis 2015, quatre pays ont perdu leur statut de pays ayant éliminé la rougeole, a rappelé Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. En un semestre, en 2018, la rougeole a touché plus de personnes qu’en une année entière depuis 2006.

Le plan d’action conjoint de l’OMS et de la Commission européenne

À l’issue de ce premier sommet mondial sur la vaccination, un plan d’action en 10 points a été élaboré pour prévenir la résurgence de ces maladies à prévention vaccinales. Parmi ces recommandations, l’OMS et la Commission européenne préconisent notamment pour chaque pays :

  • le renfort des collaborations entre professionnels, chercheurs et industriels ;
  • la mise en place de systèmes de veille sanitaires afin de détecter la résurgence de certaines maladies ;
  • l’élaboration d’un plan national de vaccination ;
  • l’évaluation en continu de l’efficacité des vaccins ;
  • le maintien de la capacité de production de ces vaccins et leur disponibilité pour les populations ;
  • l’information auprès du public pour lutter contre les campagnes de dénigrement ;
  • la coordination des programmes de santé au niveau mondial.

Au niveau européen, la Commission européenne a lancé, en 2018, une action commune en faveur de la vaccination regroupant 20 pays dont 17 de l’UE. Coordonnée par l’Inserm, cette initiative vise à lutter contre la réticence à la vaccination et à accroître la couverture vaccinale dans l’UE. Une “coalition pour la vaccination” réunissant des associations professionnelles de la santé a également été mise en place au printemps 2019.

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