Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle 2002, sur son projet politique en matière d'immigration et de souveraineté nationale, Paris, le 27 janvier 2002.

Intervenant(s) :

Circonstance : Colloque intitulé "Immigration et souveraineté" à Paris, le 27 janvier 2002

Prononcé le

Texte intégral

Je salue le professionnalisme et le sérieux des intervenants à ce colloque qui ont montré l'importance d'un tel sujet et les conséquences directes qu'il pose à l'ensemble de la planète.

L'immigration est en France un sujet tabou. Il est mal vu, voire même poursuivi et condamné, d'en débattre librement et démocratiquement. Une obscurité dûment organisée plane sur les chiffres et les composantes de l'immigration. L'accusation, qui se veut mortelle de xénophobie et de racisme plane sur la tête de ceux, rares, des hommes politiques ou des chercheurs qui entendent étudier le phénomène et le juger. La curiosité, moteur de la science est réputée haineuse. Les dogmes de la Pensée Unique sont tyranniquement imposés sur ce sujet comme sur tant d'autres. C'est pour cette raison que Chirac et Jospin, après Juppé ont lancé contre nous l'anathème officiel.

Or le phénomène par son ampleur et par son développement menace l'équilibre et la paix du monde, mais il menace surtout et d'abord l'intérêt national de notre peuple, et même sa survie.

L'immigration de peuplement initiée par le regroupement familial de Chirac, en 1974, l'ouverture puis la suppression de nos frontières et des contrôles d'entrée, l'attribution d'avantages sociaux attractifs lui ont donné un caractère torrentiel, demain cataclysmique.

Il nous menace de submersion et à terme de soumission, voire de disparition. Mais déjà, il génère dans la société des phénomènes pathologiques graves : insécurité, chômage, fiscalisme.

Les civilisations sont hélas, mortelles et dans des dimensions différentes obéissent aux rythmes de l'univers et, semble-t-il, avec un parallélisme stupéfiant.

Pour autant que le permette l'étude des 5000 années qui nous séparent de l'écriture, tel a été le lot des civilisations, de l'Indus, de l'Egypte, de la Mésopotamie puis d'Athènes et de Rome en Occident, de la Chine en Orient.
Ces évolutions, naissance, croissance, vie et mort ont toutes un trait commun que relèvent les savants, aussi bien Toynbee qu'Oswald Spengler ou Bruyas que Dupâquier, elles aboutissent à la submersion démographique étrangère, du fait d'éléments allogènes devenus trop nombreux pour pouvoir être assimilés et quand elles laissent s'affaiblir leur propre dynamisme vital.

Ce que l'on a appelé dans l'histoire les grandes invasions, qui a matérialisé cette mort d'une civilisation, c'est ce qu'est en train de vivre notre temps hic et nunc.

Il a, certes, dépendu pourtant, de la lucidité et de la volonté des responsables, de lutter contre ce risque ou de s'y soumettre. C'est ce dilemme qui matérialise ce qui nous sépare de l'établissement politicien de gauche et de droite qui jusqu'ici et sans doute demain s'est fait le complice de l'envahissement étranger tant par sa politique malthusienne nationale que par son utopie européiste, libre échangiste et mondialiste.

L'immigration est un sujet difficile parce qu'il cristallise les opinions et est victime d'une mauvaise querelle qui a été instrumentalisée par la gauche dans une opposition racisme / antiracisme à des fins bassement électoralistes. C'est la gauche qui est responsable de cette manipulation des esprits, car elle n'a pas voulu considérer l'immigration comme le sujet fondamental autour duquel s'agençaient tous les autres problèmes économiques, sociaux ou politiques. La droite a subi ce diktat sans réagir et souvent avec complaisance.

L'immigration est une donnée fondamentale dans l'histoire de l'humanité. La classe politique française a décidé d'éluder le débat pour ne pas, paraît-il, choquer les consciences et contrarier la police de la pensée. Comme l'écrivait il y a peu, Thierry Desjardin, " si Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu'il aimait Mozart, Mozart serait interdit d'antenne. "

Pourtant on devrait pouvoir discuter librement d'un tel sujet. Ce que nous revendiquons en matière de politique d'immigration, c'est simplement le respect des principes de réciprocité, de justice et d'équilibre. C'est parce que nous considérons que la Patrie est en danger que nous proposons un projet réaliste de résolution du problème de l'immigration. Nous ne voulons pas être responsables de l'explosion sociale et ethnique, qui tôt ou tard, se produira dans notre pays. C'est dans cette optique qu'il faut reconsidérer le problème de l'immigration comme une question fondamentale et non pas comme une fracture intellectuelle et morale. Il faut dépassionner le débat et dialoguer librement des causes et des conséquences.

A ce titre, parler de préférence nationale n'est pas faire oeuvre de racisme. C'est au contraire faire preuve de solidarité avec la communauté nationale. Il est légitime et naturel de protéger sa communauté avant de s'occuper de la condition des autres communautés, même s'il faut rester attentif à la misère des autres. Le Front national défend tous les nationaux quelles que soient leurs origines, leurs races ou leurs couleurs de peau. Dans la République, la citoyenneté française est un élément essentiel. Ce n'est pas nous qui le disons mais les textes constitutionnels de la République française.

Pour mieux appréhender le problème et proposer des solutions, il convient de dresser sommairement une brève fresque historique de ce qu'a été le phénomène migratoire en France.


I - L'immigration est le problème fondamental qui se pose à la France.

Quelques rappels historiques.

Selon les travaux menés depuis le XIXème siècle par divers historiens et linguistes, la population française était largement constituée au début du premier millénaire. Les Grandes Invasions n'ont pas bouleversé fondamentalement la population de la Gaule. Selon Jacques Dupâquier, le grand historien des faits démographiques, il semble que quantitativement, les envahisseurs germains n'ont représenté qu'environ 5% de la population au nord de la France, et de 1 à 2% au sud, ce qui est sans comparaison possible avec l'immigration de peuplement que nous connaissons aujourd'hui.

En outre, d'un point de vue culturel, les peuplades germaniques étaient de souche indo-européenne, et se sont rapidement converties à la religion catholique. Elles ont donc fusionné avec les celtes christianisés, ce qui fait une seconde différence avec la situation contemporaine, puisque l'on voit mal les musulmans installés en Europe se convertir à la religion catholique.

La France est restée longtemps " un assemblage disparate de populations désunies ", pour reprendre l'expression consacrée. Des siècles ont été nécessaires pour forger l'unité française, dans les batailles communes, l'attachement à la Couronne, à la Révolution Française puis à l'Empire.

La France a été plus conquérante que conquise. Aucune invasion marquante ne rythme son histoire sur la période. Au contraire, c'est la France qui se projette hors de ses limites continentales, par la constitution progressive d'un empire colonial.

Après la saignée de la Grande Guerre la France connaît une vague d'immigration. Les quelques heurts du début sont démesurément grossis par les historiens " immigrationnistes ", pour banaliser les difficultés contemporaines : il s'agit par exemple des attaques d'italiens au cours des années 30. A l'époque, toute la classe politique, et même un syndicat comme la CGT, trouve normal d'adopter une loi de préférence nationale (1932, Roger Salengro), notamment à l'embauche.

La vague d'immigration suivante, qui commence au début des années 50, est encore une vague européenne : italienne, espagnole, puis portugaise. Elle correspond à la fois à la volonté des entreprises françaises de disposer d'une main-d'oeuvre supplémentaire et au désir des intéressés d'échapper au sous-emploi dans leur pays d'origine. C'est une immigration provisoire en ce sens qu'elle disparaît progressivement, soit que les étrangers demandent la nationalité française et se fondent dans le paysage humain et culturel de la France, soit qu'ils repartent dans leur pays d'origine pour participer à son développement économique ou y jouir de leur retraite.

Au cours des années 60, une immigration nouvelle apparaît, essentiellement non européenne et tout à fait problématique en raison de son caractère massif et inassimilable. L'un des plus fréquents reproches fait à la France pour justifier qu'elle ait aujourd'hui à supporter le poids de l'immigration est qu'elle aurait une dette morale envers le Tiers Monde du fait de la colonisation. Encore une fois, ce reproche est fait par des ignorants ou des traîtres qui incitent les immigrés à dénigrer la France. L'exemple de l'Algérie est significatif comme l'a crûment montré le spectacle affligeant du stade de France.

On peut estimer que la population d'origine étrangère récente est en l'an 2000 de l'ordre de 8 millions, dont 4 millions d'Africains et de Turcs, presque tous musulmans, pour une population française globale de 58,5 millions. L'assimilation n'est dès lors plus possible, car c'est la culture d'accueil qui risque d'être assimilée. On songe bien sûr à la prophétie de Jean Raspail dans son fameux ouvrage, " Le camp des saints ".

Plus encore, la célèbre phrase de Boumedienne résonne chaque jour comme un oracle : " Le temps approche où les masses affamées du Sud vont monter à l'assaut du Nord. Et cette immigration ne sera ni pacifique, ni fraternelle. "

Au travers de ces rapports de force démographiques, il est bien évident que le déferlement incontrôlé de vagues mondiales d'immigrations hypothèque gravement l'avenir de la France.


La France est menacée dans sa continuité historique.

L'immigration de masse pose un problème d'identité culturelle, un problème d'équilibre social, et un problème de souveraineté territoriale.

Comme l'a écrit Patrice de Plunkett qui n'est pas de notre paroisse : " la France n'est pas une culture parmi d'autres, ni même un assemblage de cultures : la France existe parce qu'elle est une civilisation. Une civilisation n'est pas une culture, elle est infiniment plus ; elle est une architecture sociale et morale, la maison commune des générations qui l'ont édifiée, solide et vaste, au fil des siècles. Une telle maison peut accueillir des immigrés, s'ils aiment ses murs et le style de la vie qu'on y mène..."

L'immigration d'aujourd'hui met donc notamment en cause notre conception de la République ( multiculturalisme contre unité), notre conception de l'école ( foulard islamique contre laicité ), notre conception de la famille ( polygamie contre monogamie) et notre conception de la femme (excision contre respect de la femme).

La délinquance est liée à l'immigration.

L'immigration pose également un problème d'équilibre social, qui concerne chaque français, au travers d'une montée de la délinquance et des violences inter-ethniques. Les récentes violences qui ont pris pour cibles la communauté juive sont l'expression de cette politique du pire. En important de l'immigration incontrôlée, on importe aussi des conflits sur notre sol.

Les étrangers, qui ne représentent officiellement que 7% de la population, représentent 31% de la population des prisons. Si l'on y ajoute les binationaux, ce chiffre atteint 60%.

Les violences interethniques naissent du regroupement spontané ou organisé de forts groupes allogènes dans certains ghettos urbains : la police n'ose plus y entrer (172 quartiers interdits en 1999, contre 67 en 1993). 1100 quartiers sont sous surveillance en 1998, classés de 1 à 6, selon le degré de violence qui y prévaut. Ce sont des quartiers à forte population immigrée. La situation semble inquiétante pour notre pays comme le révèle les dernières statistiques disponibles sur le sujet.

La sclérose économique.

D'un point de vue économique, les prestations sociales que les ressortissants immigrés reçoivent automatiquement en arrivant en France constituent autant de pompes aspirantes des populations du Tiers Monde. Tout cela a un coût que supporte l'économie française. Maurice Allais, prix Nobel d'économie, estime que chaque ressortissant immigré coûte en infrastructures collectives quatre années de salaire et vingt années s'il vient avec femme et enfants. La différence entre ce qu'ils perçoivent et ce qu'ils paient en impôts et cotisations s'élève à près de 300 milliards de francs. Comme le relève Jacques Dupâquier : " Si l'Europe accueille trop de personnes étrangères non qualifiées, elle deviendra un continent sous-développé. "

Un problème de souveraineté territoriale.

La France n'a plus le contrôle de son territoire. Ce problème concerne l'Etat, au travers de l'entrée et du séjour des étrangers.

Ce problème de souveraineté met plus particulièrement en relief la responsabilité des élites économiques et politiques. En favorisant l'entrée des immigrés et en inhibant les velléités de résistance de notre peuple, les pouvoirs publics successifs sont largement responsables devant l'Histoire : c'est en effet le même processus qui explique largement le déclin des cités grecques, puis de Rome au Vème siècle.

Les gouvernements successifs qui ont mis en place les conditions juridiques et sociales qui incitent de nombreux immigrés à venir en France sont directement responsable de la situation. Cette xénophilie se manifeste notamment dans la mise en place de pompes aspirantes qui incitent à l'immigration, telles que :

-L'octroi d'avantages sociaux : les étrangers ont droit au RMI, ce qui n'est pas souvent le cas dans leur pays d'origine.

-L'octroi d'avantages familiaux: les allocations familiales leurs sont également ouvertes, d'autant plus importantes financièrement que le regroupement familial leur permet de faire venir toute leur famille.

- le laxisme idéologique : le détournement du droit d'asile permet l'entrée sur notre territoire d'étrangers dont la vie ou la liberté ne sont absolument pas menacées. De plus, un code de la nationalité excessivement généreux permet la naturalisation de 100.000 étrangers par an, sans que l'Etat s'assure qu'ils sont Français par le coeur et l'esprit. Merci Monsieur Chevènement !

Aujourd'hui, on va plus loin encore au travers de la mise en place de traitements préférentiels compensatoires, censés remédier aux discriminations spontanées que subiraient les immigrés de fraîche date au sein de la société française. C'est le cas de la politique de la ville, qui est devenu un gigantesque mécanisme de transfert financier au profit des populations immigrées.

Le processus de destruction de la France est d'autant plus féroce que cet amour inconsidéré de l'étranger se double de la création ex nihilo d'un formidable complexe de haine de soi au sein de la population française.

La neutralisation des résistances nationales.

Pour paralyser la résistance de ceux qui voudraient dénoncer le risque de submersion, des procédés d'intimidation morale et des interdits intellectuels sont imposés à l'ensemble de la société française.

Plus précisément, trois techniques d'interdiction du débat sont utilisées :

- Les techniques de stigmatisation des patriotes : c'est la technique selon laquelle toute valorisation des traditions et de la nation est immédiatement suspectée de sympathie hitlérienne, ce que l'on suggérera directement, ou plus habilement, en parlant par exemple d'un discours de contrôle des flux migratoires comme d'un discours " qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. " C'est le mécanisme de " réductio ad hitlerum ", selon lequel la simple suggestion d'un soupçon suffit à disqualifier un homme ou un propos. On criminalise ainsi les adversaires de la folle politique d'immigration suivie par les pouvoirs publics. L'activation de référents de mémoire culpabilisants dresse ainsi un écran entre les problèmes actuels et la prise de conscience collective de la gravité de ces problèmes. La mentalité antiraciste est totalitaire en ce qu'elle prétend être l'incarnation de la vertu selon le modèle de Robespierre. Qui s'oppose à l'antiracisme est raciste, l'antiracisme s'arrogeant le droit de déclarer qui est raciste et qui ne l'est pas.

- Les techniques d'élimination des problèmes épineux : par interdit légal ( Loi Pleven de 1972 ou Gayssot ) ou par consentement mutuel et tacite, on restreint le champ de débat autorisé. L'immigration devient un sujet tabou, dont il ne faut parler qu'en extase admirative. Pire encore, dans les grands médias radiodiffusés ou de la presse écrite, on n'invite ni n'évoque les hommes politiques courageux qui alertent les citoyens sur l'acuité du problème. Le boycott s'inscrit dès lors dans une perspective qui consiste moins à régler les problèmes qu'à faire taire ceux qui les posent.

- Les techniques de culpabilisation des citoyens : le désarmement intellectuel et moral du peuple français est également obtenu par le biais d'une ignoble propagande de repentance, qui touche tout à la fois à la période de l'esclavage, de l'empire colonial ou de la seconde guerre mondiale, mais qui vise essentiellement à faire accepter l'immigration de masse contemporaine aux Français. En outre, l'institution de peuples-bourreaux et de peuples martyrs, loin de pacifier les relations entre ceux-ci, crée les conditions de fantastiques ressentiments : ressentiments d'avoir été brimés pour les uns, ressentiments d'être culpabilisés pour les autres.

La question de l'immigration fait donc l'objet d'une gigantesque manoeuvre de terrorisme intellectuel. Par delà les anathèmes ou le poids de la diabolisation médiatique, je prétends qu'il est possible de résoudre ce problème d'une manière humaine, rationnelle et pacifiée.



II - Il faut préserver la France.


Il faut préserver la souveraineté de la France.

Dans un monde de plus en plus instable, il faut préserver la cohésion de notre peuple contre les menaces multiples qui risquent de troubler sa prospérité.

Officiellement "suspendue" depuis 1974, l'immigration se poursuit en droit et en fait : plus de 100.000 ressortissants étrangers ou immigrés supplémentaires s'installent en France chaque année, soit l'équivalent d'une ville comme La Rochelle. Ils arrivent au titre du regroupement familial (60%), de l'admission pour travail (25%) et de l'asile (15%).

Il faut compter également le solde net du flux d'entrée-sortie d'étudiants étrangers et le flux d'entrée de clandestins, par définition très difficile à établir.

Il faut en plus prendre en considération le fait que les pouvoirs publics ont été peu à peu dépossédés du contrôle de l'accès au territoire national au profit de l'Union européenne, dont la politique d'immigration est extrêmement laxiste. En effet, en raison de l'entrée en vigueur des traités de Schengen et Amsterdam, le contrôle des flux migratoires ne relève plus seulement de la France. Il est aussi effectué par des pays comme l'Espagne, la Grèce et l'Italie, où les contrôles sont beaucoup moins stricts encore que l'Espagne semble très attentive à ne pas se laisser submerger.

Avec Maastricht, l'Europe met en oeuvre la libre circulation, et donc la libre circulation des étrangers à l'intérieur de la Communauté. La France est donc, jusqu'en 2004, à la merci de n'importe quel pays européen qui entendrait délivrer sans conditions particulières des autorisations de séjour.

Il faut donc rétablir notre souveraineté territoriale pour limiter l'accès au sol français. Les traités européens qui entraînent l'ouverture sans contrôle de nos frontières ou transfèrent la politique d'immigration et de visa à l'Europe doivent être renégociés. La France ne s'interdira pas, en revanche, de proposer une politique coordonnée de surveillance des frontières à d'autres pays européens, à commencer par ceux qui ont des frontières communes avec elles. En tout état de cause, la France gardera son propre système de contrôle des frontières et décidera souverainement, par la politique d'asile et des visas, qui peut ou ne peut pas pénétrer sur son territoire.

Il faut préserver la nationalité française

La nation française est constituée d'un territoire, d'un peuple, d'un patrimoine, d'un passé historique, mais aussi d'une communauté de principes et de valeurs. La cohésion de la nation, gage de sa sécurité, exige donc de subordonner l'acquisition de la nationalité française au respect de conditions drastiques.

Aujourd'hui, tout étranger peut acquérir la nationalité française par de multiples artifices juridiques, notamment :

- S'il réside depuis cinq ans en France, pour un majeur ;
- S'il est né en France, pour un mineur, à 18 ans ou dès 13 ans s'il y réside depuis cinq ans ;
- S'il est né en France d'un parent français et d'un parent étranger ;
- S'il est né en France, même de deux parents étrangers, si l'un de ceux-ci est lui-même né en France ou dans un ancien territoire français d'outre- mer ;

La nationalité française est donc accordée automatiquement ou semi-automatiquement à une centaine de milliers de ressortissants étrangers ou immigrés chaque année, sans qu'ils en aient émis le désir solennellement.

La nationalité française s'hérite ou se mérite.

Le mode normal d'acquisition de la nationalité française, c'est-à-dire la filiation, sera réaffirmé comme base du Code de la nationalité et de la citoyenneté : "Naît français tout enfant né de père ou de mère français". Sauf cas de réciprocité, la France interdira à ses nationaux d'être également citoyens d'un pays étranger. Les binationaux actuels devront choisir : soit rester français et renoncer à leur nationalité d'origine, soit abandonner la nationalité française.

Il faut fonder la naturalisation sur l'assimilation. Toute procédure d'acquisition automatique sera abrogée. La seule procédure d'acquisition de la nationalité française désormais reconnue sera la naturalisation, laquelle suppose donc le désir de devenir français, désir exprimé sous la forme d'une demande expresse. Cette naturalisation ne pourra être obtenue qu'après vérification de sa capacité d'assimilation. Comme en Suisse, toute naturalisation sera soumise à l'avis du conseil municipal de la commune de résidence du requérant. Tout naturalisé devra prêter un serment solennel de loyauté envers la France comme aux U.S.A.

Aujourd'hui, le terrorisme, ainsi que l'activisme subversif ou fondamentaliste commande la plus grande vigilance de la part des pouvoirs publics. Appliquer le régime d'autorisation préalable des publications étrangères. Issue du décret-loi du 6 mai 1939 cette disposition permettra de limiter la diffusion de propagande terroriste, subversive ou anti-française.

En application du principe de réciprocité prévu par le droit international, la construction d'édifices cultuels financés par des États n'autorisant pas le culte chrétien ne sera pas autorisée. En application des principes du droit public français au premier rang desquels la souveraineté nationale, la propagande anti-française sera interdite dans tous les lieux de culte. Les agitateurs étrangers agissant sous couvert de religion seront expulsés sans faiblesse.

Il faut préserver l'ordre républicain.

Toute politique consensuelle d'immigration doit s'appuyer sur la préservation des valeurs et des principes de la République.

La loi républicaine s'applique avec une même rigueur aux étrangers et aux nationaux. Si elle peut mettre en oeuvre un régime juridique propre aux étrangers ou aux immigrés en situation régulière, elle doit réprimer les situations et les comportements illégaux.

Aujourd'hui pourtant, l'immigration illégale est consacrée et encouragée par les opérations de régularisations des clandestins et le laxisme des contrôles.

Au terme de leur peine, les délinquants et criminels étrangers seront systématiquement expulsés vers leur pays d'origine, à moins qu'ils n'y accomplissent celles-ci dans le cadre de conventions de transfèrement.

Il faut affirmer le caractère républicain de la citoyenneté et de la laïcité.

La tradition républicaine confère divers caractères à la citoyenneté française. Celle-ci est tout d'abord indivisible de la nationalité : sont citoyens tous les nationaux des deux sexes. En outre, la citoyenneté repose sur l'égalité de tous devant la loi, ce qui interdit les traitements préférentiels à raison de l'appartenance à une catégorie sociale ou juridique. Aucun étranger, communautaire ou non communautaire, ne peut bénéficier de droits citoyens puisque ceux-ci sont indissociables de la nationalité.

La République repose sur le principe d'impartialité et de neutralité de l'Etat. En conséquence, et conformément à la loi de séparation de 1905, la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. De même, la laïcité de la fonction publique et de l'enseignement public est également une règle fondamentale qui structure l'ordre public.

La construction et l'entretien des lieux de culte doivent rester à la charge d'associations de fidèles. Conformément aux principes de la laïcité, elle n'incombe en effet pas aux pouvoirs publics. La sécurité nationale commande en effet d'interdire le financement de la construction et de l'entretien d'édifices cultuels par des Etats étrangers. La laïcité ne nie pas la foi, mais elle exige la discrétion de ses manifestations au sein des institutions publiques.



III - Il faut se préserver du risque de submersion migratoire.

La menace démographique et migratoire.

L'accélération du vieillissement est donc l'une des conséquences les plus évidentes de notre capacité accrue à prolonger la vie et des tendances de la fécondité mais aussi un handicap certain pour l'avenir.

Au cours des 15 prochaines années, le nombre des personnes du quatrième âge (80 ans et plus) augmentera de 50% en Europe tandis que la tranche d'âge des 0-24 ans verra ses effectifs chuter de 7% environ. Ce vieillissement a un effet majeur. L'Europe sera confrontée à une main-d'oeuvre vieillissante et plus réduite. La principale composante de la population active (catégorie des 25-54 ans) diminuera de 3% environ, tandis que la classe d'âge des 55-64 ans augmentera de près de 20% au cours des 15 prochaines années.

L'aggravation du déséquilibre Nord / Sud.

La poussée migratoire est un facteur préoccupant pour l'équilibre mondial. L'ONU ne s'y est pas trompée puisqu'elle prévoit une érosion démographique qu'elle projette de combler, au mépris du fait national dont elle est pourtant l'émanation internationale, par l'importation de millions d'individus du reste du monde. D'ici 2020 l'Europe devrait accueillir plus de 150 millions d'immigrés et la France près de 20 millions.

Aux portes de l'Europe des réservoirs de populations très jeunes se pressent qui atteindront dans vingt ans, 100 millions pour la Turquie, 100 millions pour le Maghreb et 100 millions pour l'Egypte, sans parler de l'Europe de l'Est et du continent asiatique aux réserves inépuisables.

En 1997, le monde comptait 5 840 millions d'hommes, l'Afrique 743 et l'Afrique subsaharienne 580 soit 10 % de la population mondiale. En 2025, le monde comptera 8 000 millions d'habitants, l'Afrique 1 313 et l'Afrique subsaharienne 1050 soit 12,5 % de la population mondiale.

L'ONU estime que la population européenne va baisser de 30 millions de personnes d'ici 2025.

Puisque désormais l'Europe ne voit plus sa population croître par accroissement naturel, les " eurocrates " veulent substituer l'émigration à la population manquante. Pour maintenir le nombre des actifs dans la seule Union européenne, il faudra, dit le rapport, accueillir 159 millions de personnes au total - si on veut maintenir le rapport actuel entre actifs et inactifs.

A vrai dire, ce genre de pronostic n'est pas nouveau. Il y a déjà longtemps, le grand démographe Alfred Sauvy, avait intitulé un de ses livres, " L'Europe submergée. Sud-Nord dans 30 ans. " Il y expliquait que la poussée démographique du sud vers le Nord de moins en moins peuplé et de plus en plus vieillissant, était inéluctable. Avis que nous ne partageons pas car une politique volontariste aurait pu et en tous cas devrait s'y opposer.

Le rapport de l'ONU parle de " migrations de remplacement " comme si les hommes étaient, à la surface de la terre, des pions interchangeables sans racines, sans cultures, sans traditions !

Cette prévision alarmiste n'a motivé aucune politique d'envergure pour enrayer ce qui sera nécessairement une catastrophe écologique et humaine. Catastrophe pour l'Europe et la France qui ne pourront supporter économiquement et socialement une telle surcharge. Catastrophe pour les pays émetteurs d'immigration qui perdront des forces vives pour assurer leur propre développement.

En ce qui concerne l'Afrique, le tableau de la démographie est aujourd'hui particulièrement contrasté. Le taux de fécondité reste encore exceptionnel, supérieur aux prévisions et entraîne un accroissement rapide de la population dans de nombreux pays. Mais les effets du sida vont venir modifier les perspectives tant en Afrique australe qu'en Afrique centrale par la pandémie qui s'installe.

Les recettes de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire ne suffiront pas à faire face à une telle évolution démographique. Le contraste est flagrant entre la vitalité démographique et le niveau de développement dans la mesure où les populations chassées par la misère et par la guerre tentent leur chance sur le continent européen. Pour une grande partie d'entre eux, ils sont parqués à la périphérie des grands centres urbains en vivotant de l'assistanat octroyé par l'Etat d'accueil, alourdissant le terreau de l'insécurité, voire de la subversion.

Il faut lutter contre le fléau du sida.

En contrepoint de cette vitalité démographique, de nombreux pays du continent sont lourdement affectés par l'épidémie du sida, dont les conséquences en termes démographiques ne peuvent pas être appréhendées simplement.

Depuis le début de l'épidémie, le Sida a coûté la vie à plus de 18 millions de personnes, dont près de 15 millions en Afrique subsaharienne. Au cours de la décennie à venir, ce chiffre va probablement doubler car on estime à 34 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH ou le Sida et environ 5 millions de nouvelles infections surviennent chaque année.

Même après des millénaires d'épidémies, de guerres et de famines, on n'a jamais vu dans l'histoire des taux de mortalité de cette ampleur parmi les jeunes adultes des deux sexes et de tous les milieux.

Inverser les flux migratoires par le soutien au co-développement.

La réaction doit être à la hauteur de l'enjeu. C'est dans cet esprit que la France doit s'engager, car pour préserver son cadre de vie, elle doit inévitablement participer à la renaissance du continent africain. Pour inverser les flux migratoires et redonner un équilibre géopolitique au monde, l'Afrique doit prendre son destin en main avec les nombreux atouts dont elle dispose.

Les patriotes français ont conscience de l'ampleur de la tâche mais aussi de l'enjeu vital pour l'équilibre du monde que revêt le développement harmonieux de l'Afrique. Les grands projets de développement des présidents sud-africain Thabo Mbeki et sénégalais Abdoulaye Wade sont d'une grande importance pour l'avenir.

Nous nous félicitons de cette initiative africaine qui repose sur les principes de responsabilité et d'indépendance nationale. Cette initiative marque une réelle rupture bien que les conflits demeurent encore un obstacle majeur au développement économique et social.

Nous soulignons également combien il est important de travailler en partenariat pour améliorer le développement économique.

La France a tout intérêt à réviser ses positions vis-à-vis de ses anciennes colonies en considérant qu'elles peuvent se développer seules, certes avec notre conseil s'il est sollicité, mais en toute indépendance. Avec les richesses présentes, ces pays sont tout à fait capables de gérer leurs affaires. La France peut tirer bénéfice de leur développement harmonieux dans la mesure où elle en profiterait notamment par le biais d'accords particuliers sur l'approvisionnement en matières premières.

En se développant, ces populations seraient moins disposées à immigrer chez nous dans des conditions de vie aussi difficiles que précaires.

La France doit réorienter ses crédits de coopération vers de véritables projets économiques. Des stratégies de développement intégré doivent permettre aux populations d'accéder à un niveau de vie décent. Réussir cette intégration, c'est préserver le monde d'un déséquilibre général.

Le message des patriotes français aux africains.

J'ai dit et persiste à dire que ce n'est pas en appauvrissant la France qu'on enrichira l'Afrique. Jamais cette formule n'a été aussi juste. L'immigration est un danger pour la France comme elle est une menace pour les pays africains.

Pour l'Afrique, l'immigration est un facteur d'appauvrissement humain, puisqu'elle la dépossède de ses forces vives et la laisse dans un état de délabrement intellectuel, moral et structurel, mortel pour sa survie. Alors que l'Afrique aurait besoin de tous ses fils pour construire une économie prospère et un avenir décent, elle est la principale victime de cette fuite migratoire et de l'exploitation de ses richesses.

De plus, l'Afrique est devenue le terrain privilégié de tous les lobbies internationalistes et des grandes puissances occidentales, qui sous couvert d'humanitarisme, entretiennent certains dictateurs et profitent d'une large corruption. De ce point de vue, la France a une responsabilité particulière dans cette dérive mafieuse dans la mesure où tous ses gouvernants, de droite comme de gauche, ont initié, utilisé et profité du système pour financer leurs basses oeuvres personnelles ou politiques. On se souviendra, en revanche, que j'ai été le premier à proposer en 1988, le moratoire général des dettes des pays du Tiers monde.

Il est grand temps de rompre avec ces pratiques d'un autre âge qui ne grandissent pas la France et qui ruinent son image auprès de populations très attentives à son évolution dans ce domaine. Les indépendances ont déçu et un néocolonialisme corrupteur, d'origine marxiste ou capitaliste, s'est développé privant les populations de l'exercice de leur pleine liberté. Les multinationales apatrides, avides de profits ont exploité les richesses africaines sans en redistribuer les bénéfices aux populations toujours plus miséreuses.

Nous avons un grand intérêt à dialoguer avec l'Afrique dans le respect de notre histoire commune et de nos intérêts réciproques. La seule voie raisonnable pour les continents européen et africain réside dans une coopération étroite entre les deux.

Les Européens et les Français doivent savoir qu'ils ont tout à gagner de la réussite de ces projets de renaissance continentale car l'enrichissement de l'Afrique desserrera l'étau migratoire qui nous menace et inversera les flux.

C'est pour cela que la France doit apporter tout son concours à ce challenge dont dépend en partie sa survie.

Conscients de la diversité des cultures, attachés aux traditions et respectueux de la dignité humaine, nous défendons la liberté des peuples et des nations partout dans le monde. Nous sommes déterminés à montrer aux néocolonialistes de gauche et de droite, englués dans les scandales géopolitico-financiers, que les nationaux français sont les seuls à proposer à l'Afrique un véritable contrat qui permette un développement harmonieux du continent africain.

C'est en défendant ce concept politique novateur que nous combattrons efficacement la pensée unique mondialiste qui asservit nos peuples et bâillonne nos nations. C'est dans ce but que je propose un autre dialogue nord/sud, basé sur la confiance, l'honnêteté et la vérité.

Comme vous pouvez le constater, notre projet n'est ni xénophobe, ni raciste, mais francophile car nous sommes fiers et respectueux de notre histoire et reconnaissants à ceux qui nous ont transmis le flambeau et le patrimoine. Nous souhaitons rendre à notre peuple et à notre jeunesse la foi dans un avenir français au sein de la communauté des nations pacifiques.

Nous crions notre refus de ce monde inhumain, voué à la barbarie. Nous proclamons notre foi dans les valeurs qui ont fondé notre destin et bien sûr celles auxquelles nous avons consacré notre vie et nos efforts : La Patrie, somme des morts et des vivants, gage de l'avenir !

Cet avenir français ne peut pas s'enfermer dans les frontières d'une Europe étriquée qui ne connaît que la loi de l'argent et démantèle notre souveraineté. L'Europe de Bruxelles est une impasse : impasse géographique, impasse démographique, impasse économique et impasse politique.

Pas de démocratie sans le peuple.

Mais pour mener une telle politique il faut aussi que la France change de cap. La seule solution possible est de revenir à la source du peuple car les décisions à prendre sont d'une importance capitale. Seul le peuple dispose du pouvoir souverain de révolutionner la politique.

Les pouvoirs institutionnels s'avèrent être impuissants à protéger la République car ils ont abdiqué leurs responsabilités à des entités supranationales et antidémocratiques. Les élus de la Nation ne sont plus au service du peuple. La souveraineté et l'indépendance nationale sont livrés au " tout économique. "

La démagogie consiste à faire croire que l'on peut changer les choses par les mécanismes institutionnels classiques alors que ceux-ci sont neutralisés par les revendications sectorielles ou les dépendances internationales. Nous sommes les véritables libérateurs du peuple de France.

Aucun candidat à l'élection présidentielle ne peut raisonnablement défendre un projet politique alternatif autre que le projet de république nationale et référendaire basé sur la volonté populaire que nous défendons.

Les Français prennent progressivement conscience de l'impasse politique dans laquelle ils se trouvent. Le pouvoir leur a été confisqué par la classe politique, qui, une fois élue, les trahit. Pour desserrer l'étau et répondre efficacement à cette tyrannie de l'ombre, il faut utiliser d'une manière ciblée et intelligente les mécanismes de démocratie directe tels que le référendum.

La république référendaire ne fait pas appel à des solutions d'exception mais s'appuie sur les textes constitutionnels, législatifs et réglementaires qui existent déjà. L'article 11 de la constitution de 1958 permet au Président de la République de soumettre un projet de loi directement à l'ensemble des électeurs sur les sujets qu'il juge dignes d'intéresser le peuple : l'immigration est de ceux-là !

- Je proposerai donc aux français de désengager la France du processus d'intégration européenne et de rétablir le franc comme monnaie nationale.

- Je soumettrai au peuple un projet visant à stopper, puis inverser les flux migratoires.

- Enfin, je proposerai au peuple d'intégrer le principe de la préférence nationale à l'article premier de la Constitution française.
(Source http://www.front-national.com, le 30 janvier 2002)