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L'enseignement agricole devrait accueillir le jour de la rentrée scolaire, environ 171 000 élèves dans 859 établissements d'enseignement technique publics et privés (l'effectif précis et définitif sera disponible courant novembre).
Le personnel en place comptera 13 689 agents pour le secteur public (direction, ingénieurs, techniciens, enseignants, personnels d'éducation, de surveillances, administratifs, de laboratoire et de santé, ouvriers) et 10 121 personnes pour le secteur privé.
Les principales caractéristiques de cette rentrée pour l'enseignement agricole sont les suivantes.
Au niveau du nombre d'élèves, les premières estimations montrent une évolution très hétérogène selon les régions, les filières et les établissements, qui devrait se traduire globalement par une légère diminution des effectifs, à l'exception de l'enseignement supérieur.
Concernant les orientations de l'enseignement agricole technique, le 4ème Schéma Prévisionnel National de Formation qui devait définir le contenu des programmes pour les cinq prochaines années, a dû être reporté dans son application, d'une année, en raison notamment du prochain " grand débat national sur l'avenir de l'école ", de la mise en uvre de la réforme de la Politique Agricole Commune, de l'entrée en vigueur de la loi en faveur du monde rural et aussi du projet de loi relatif à la décentralisation. En attendant ces échéances, la nouvelle année scolaire s'annonce active pour l'enseignement agricole technique.
Le développement durable, l'environnement, la qualité et la sécurité sanitaire des aliments sont au programme de tous les nouveaux diplômes ou de ceux qui ont été rénovés. Les formations non-rénovées intègreront également en 2003-2004, ces disciplines ainsi que des éléments concernant l'agriculture biologique après analyse du rapport Saddier.
En matière de diplômes, certaines innovations de l'an passé, devraient connaître une expansion au cours de l'année à venir. Parmi elles, on peut noter les licences professionnelles, nouveaux diplômes de niveau bac+3, qui ont connu un développement rapide dans les lycées agricoles en partenariat avec des universités et les établissements d'enseignement supérieur du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales, pour représenter à ce jour, près de 10% de celles existantes au plan national. Est également concernée la Validation des Acquis de l'Expérience permettant de postuler aux diplômes sans passer par la voie de la formation et qui six mois après sa création, a vu le dépôt de 600 dossiers d'inscription dont 444 d'entre eux ont été jugés recevables et sont en cours d'instruction. Dans le même esprit et avec le souci d'aider les jeunes agriculteurs à s'installer, un décret devrait être signé avant la fin 2003, ouvrant la possibilité de prendre en compte l'expérience professionnelle antérieure dans le stage de six mois obligatoire pour certifier la capacité professionnelle requise pour l'octroi d'aides à l'installation.
Enfin, concernant la filière équine, une convention cadre a été signée le 29 juillet 2003, entre le Ministère de l'Agriculture et le Ministère des Sports. Elle vise à établir une correspondance et une homologation entre les titres, diplômes et formations de l'agriculture et ceux des sports.
S'agissant de l'évolution des formations, sont à retenir principalement :
- la mise en place à la rentrée 2003, d'un Brevet d'Etudes Professionnelles Agricoles "Entretien et aménagement des espaces naturels et ruraux" et des baccalauréats professionnels "Technicien vente et conseil-qualité en produits alimentaires" et "Technicien vente et conseil-qualité en vins et spiritueux" ;
- la transformation du Brevet de Technicien Agricole " services " en baccalauréat professionnel et la rénovation des Brevets de Technicien Supérieur Agricole " productions horticoles " et " gestion et protection de la nature " (2004) ;
- le projet de rénovation en concertation avec l'Education Nationale des classes de 4ème préparatoires et technologiques (2004) ;
- la création des certificats de spécialisation " maçonnerie paysagère " et " production cidricole " (2003) et des Brevets Professionnels " éducateur canin " et " cocher " (2004) ;
- la rénovation des Brevets Professionnels Agricoles " production agricole " et " agroalimentaire " (2004).
Dans le cadre de la coopération que l'enseignement agricole entretient depuis longtemps avec les branches professionnelles, seront signées à l'automne 2003, deux nouvelles conventions avec les entrepreneurs du paysage (UNEP) et les vétérinaires d'exercice libéral (SNVEL).
Pour mémoire, l'enseignement agricole relève du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales et propose également des formations supérieures préparant aux diplômes d'ingénieurs, de paysagistes, de vétérinaires ou d'enseignants des techniques agricoles, et permettant de préparer des thèses dans différents domaines de la recherche. La rentrée dans l'enseignement agricole supérieur s'effectuera dans le courant du mois de septembre.