Texte intégral

Le secrétaire d'Etat chargé de la formation professionnelle a présenté au Conseil des ministres une communication sur l'action du ministère de l'éducation nationale en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes.
- Depuis deux ans, le Gouvernement a fait porter son effort dans trois directions.
- 1 - Mieux préparer les jeunes à l'emploi tout au long de leur solidarité.
- A cet effet, le développement des enseignements techniques et professionnels a été encouragé, notamment grâce à :
- la modernisation systématique des programmes et des diplômes, afin d'adapter au plus près les formations dispensées aux qualifications de demain ;
- l'élévation et la diversification du niveau des enseignements, qui résultent en particulier de la création de quinze baccalauréats professionnels, de la revalorisation de l'apprentissage et du développement des formations techniques supérieures ;
- l'ouverture de l'école vers les entreprises : deux tiers des établissements scolaires entretiennent désormais des relations suivies avec le monde économique qui offre de nombreux stages aux élèves et aux enseignants.
- En outre, une fondation a été créée avec une trentaine de grandes entreprises pour favoriser la rénovation de l'enseignement professionnel et technique grâce à des stages, à des prêts de personnels et d'équipements et à des échanges sur les métiers et les qualifications.
- 2 - Aider davantage les jeunes à accéder à l'emploi à la sortie de l'école.
- Une aide à l'insertion professionnelle est désormais organisée de manière souple au niveau des établissements.
- Deux objectifs sont recherchés : éviter des abandons prématurés ou irréfléchis de la scolarité, soutenir les jeunes qui quittent l'école avec un niveau de formation inférieur au baccalauréat.
- Pour la présente année scolaire, 120000 jeunes - soit deux fois plus que l'année précédente - bénéficient du dispositif d'insertion mis en place dans les établissements d'enseignement professionnel et les collèges.
- Vingt pour cent d'entre eux ont été incités à poursuivre leur scolarité. Un quart a été guidé vers les différents stages ou contrats de formation en alternance, sans avoir à subir de période de chômage. Un tiers bénéficie, avec le concours actif des enseignants, d'un suivi particulier : définition d'un parcours de formation adapté à chaque cas ; formules de rattrapage intensif pour présenter à nouveau un examen sans redoubler ; formation complémentaire des titulaires du CAP et BEP en fonction des besoins exprimés localement par les entreprises.
- 3 - Apporter un soutien particulier aux jeunes en difficulté.
- C'est le rôle des missions locales et des permanences d'accueil, d'information et d'orientation qui coordonnent à cet effet les efforts des administrations compétentes, des collectivités locales et des associations.
- Les missions locales ont accueilli plus de 160000 jeunes l'an dernier. Leurs moyens ont été renforcés :
- 112 missions locales seront en activité au printemps ;
- la possibilité leur est offerte d'opter pour le statut de groupement d'intérêt public, qui leur permet d'associer davantage à leur action les différents services publics.