Déclaration de M. François Fillon, Premier ministre, suivie d'un point presse sur le soutien au projet de fermeture de la centrale nucléaire d'Ignalina, la crise de la zone euro et l'élection présidentielle de 2012, à Vilnius (Lituanie) le 30 septembre 2011.

Texte intégral

Je voudrais d’abord remercier le Premier ministre Andrius KUBILIUS de l’accueil très chaleureux qu’il m’a réservé ainsi qu’à la délégation qui m’accompagne et dire combien je suis heureux d’avoir pu enfin honorer une invitation dont il a eu raison de dire qu’elle était déjà ancienne.
Les relations entre la France et la Lituanie sont excellentes.
Nous venons de célébrer le 20e anniversaire de la reprise de nos relations diplomatiques et comme chacun le sait, la France a toujours soutenu au cours des terribles épreuves que la Lituanie a traversées dans son histoire, l’indépendance de ce pays. Nous avions même gardé votre stock d’or que nous vous avons rendu.
Nous avons signé en 2009 un accord de partenariat stratégique que nous mettons en œuvre, qui recouvre en particulier tous les domaines de la coopération dans le secteur de l’énergie, qui recouvre aussi la coopération en matière de sécurité. J’ai d’ailleurs indiqué au Premier ministre le souhait de la France de renforcer sa coopération militaire avec la Lituanie et de la mettre dans le cadre d’un accord intergouvernemental dont nous allons discuter.
Nous avons particulièrement insisté sur la coopération en matière énergétique : la Lituanie a besoin d’accroître son autonomie en matière énergétique, elle ne peut pas dépendre d’un seul fournisseur. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé d’aider à diversifier les sources d’énergie dont la Lituanie a besoin.
Enfin j’ai évoqué avec le Premier ministre lituanien la situation de la zone euro, les initiatives que nous sommes en train de prendre notamment avec l’Allemagne pour assurer la sécurité de cette zone euro et j’ai en particulier démontré au Premier ministre que ces initiatives étaient un, absolument indispensables, nécessaires, urgentes et deux, qu’elles n’étaient pas contradictoires avec le travail à 27 que nous continuons de conduire.
L’Union européenne a besoin d’une zone euro forte et pour que cette zone euro reste forte, il faut aujourd’hui prendre des initiatives pour la défendre. Et ces initiatives doivent être prises vite et elles doivent être prises en particulier par la France et l’Allemagne compte tenu de leur contribution au PIB de la zone euro et de leur contribution au fonds qui vient d’être mis en place pour soutenir la Grèce.
QUESTIONS-REPONSES
* Monsieur le Premier ministre français, est-ce que la France va soutenir la demande lituanienne pour que dans la perspective financière 2014-2020, il y ait la somme nécessaire à la fermeture de la centrale d’Ignalina, c'est-à-dire 800 millions d’euros ?
Nous avons pris l’engagement d’aider la Lituanie à fermer cette centrale.
Il y a eu un certain nombre de dépassements de coûts qui sont apparus depuis que l’entreprise qui a été choisie pour faire ce travail, l’a commencé. Il faut d’abord évaluer les raisons de ces dépassements et naturellement ensuite trouver ensemble les moyens d’assurer les engagements que nous avons pris, puisqu’au fond on a le même objectif : on veut que cette centrale soit démantelée dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais.
* Monsieur le Premier ministre, pensez-vous comme Alain JUPPÉ l’a dit hier soir, qu’il peut y avoir des circonstances qui font que Nicolas SARKOZY ne sera pas candidat à sa succession et pensez-vous qu’Alain JUPPÉ serait le meilleur recours ?
Franchement c’est une question qui ne se pose absolument pas.
Il n’y a pas besoin de recours puisque nous avons un candidat naturel qui s’appelle Nicolas SARKOZY. Et je peux vous dire qu’Alain JUPPÉ comme moi, nous travaillons avec lui dans un climat de très grande confiance et donc nous souhaitons sa candidature et nous la soutiendrons.
Donc cette idée de recours est une idée qui n’a pas de sens.
Source http://www.gouvernement.fr, le 3 octobre 2011