Interview de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse à Radio Classique le 3 septembre 2019, sur la rentrée scolaire et la réforme de l'enseignement primaire.

Texte intégral

GUILLAUME DURAND
Jean-Michel BLANQUER, merci d'être venu, vous venez d'accompagner vos enfants à l'école, c'est le papa qui a fait son devoir, mais vous êtes aussi ministre de l'Éducation. Tout à l'heure avec Jacques SANCHEZ nous parlerons de la télévision et de la rentrée sur M6, donc juste avant Franck FERRAND. Alors, la première question est extrêmement simple. Bonjour Jean-Michel BLANQUER.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bonjour.

GUILLAUME DURAND
Pourquoi avoir fait cette réforme, puisque c'est vraiment un grand changement, on commence avec une école obligatoire à 3 ans, on supprime les filières à partir de la terminale, les fameuses filières qui nous ont tous éduqués, L, S, ES, etc. Pourquoi vous avez décidé de tout faire cette année, aujourd'hui ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Alors, tout ne se passe pas en une année, justement, si on prend la réforme du baccalauréat, elle est annoncée depuis 2017…

GUILLAUME DURAND
Absolument.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Elle se déroule jusqu'à un point d'arrivée qui est juin 2021, qui sera le nouveau baccalauréat, donc c'est par étapes successives. Mais si on veut résumer le sens de ce que l'on est en train de faire, il y a d'une part une réforme profonde de l'école primaire qui est faite pour garantir lire écrire compter, dans les premières années de la vie.

GUILLAUME DURAND
Ça, ça avait déjà commencé, ça fait déjà deux ans.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ça avait déjà commencé, et ça continue, et ça arrive à maturité, puisqu'il y avait 180 000 élèves touchés l'année dernière, c'est maintenant 300 000, donc 20% d'une génération, et c'est la mesure la plus importante qui puisse être pour aller à la racine des inégalités, et puis des difficultés d'écriture et de calcul qui peuvent exister chez les enfants. Donc on a cette politique de l'école primaire qui est la première des priorités, et puis une politique de l'enseignement secondaire qui est de mieux personnaliser les parcours, de donner plus de choix, plus d'épanouissement, au service de plus d'approfondissement. Donc on a toujours le double objectif qui est : élévation du niveau général et justice sociale. Et la réforme du baccalauréat et du lycée, les réformes du lycée, parce qu'il y a aussi le lycée professionnel, illustrent cela je crois fort bien, parce que, ce qu'on voit très bien en cette rentrée pour les 1ère, c'est qu'ils ont eu beaucoup plus de choix, mais vraiment infiniment plus, enfin on passe de trois séries à plusieurs dizaines de possibilités pour les lycéens.

GUILLAUME DURAND
Donc il faut rappeler, pour ceux qui nous écoutent qui n'ont pas forcément des enfants à l'école, etc. qu'il n'y aura plus, donc, en 1ère, de L, donc de classes littéraires, d'ES, de classes économiques et de S, la fameuse classe scientifique qui devait être en tout cas le marchepied de l'excellence pour tous ceux qui effectivement étaient parfois d'ailleurs les meilleurs en lettres, mais allaient quand même en S, pour continuer leur carrière et intégrer les grandes écoles.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Exactement.

GUILLAUME DURAND
Je vous pose cette question, parce que beaucoup de gens se la posent : pourquoi vous avez pris la décision de supprimer ce qui fonctionnait peut-être, ou fonctionnait mal, c'est vous qui allez me répondre, depuis maintenant des décennies ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, mais une partie de la réponse était dans votre question d'ailleurs, quand vous venez de dire que des élèves choisissaient artificiellement S, alors même que, après ils ne feraient pas des études scientifiques. On était rentré dans une hiérarchie presque explicite des séries, S, ES et L, qui était tout à fait contreproductif pour bien des raisons. Mais surtout, ce qui est très important, c'est que, encore une fois c'est d'élever le niveau de tous, et pour élever le niveau de tous, il faut des parcours qui correspondent à chacun. Et donc ce que nous avons créé, c'est un système de liberté dont le but peut se…

GUILLAUME DURAND
Donc il y a un tronc commun et des choix.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui, il y a un tronc commun, la majorité des heures c'est quand même un tronc commun, et ensuite vous avez 3 fois 4 heures, correspondant à vos trois spécialités que vous choisissez, qui deviennent en terminale 2 fois 6 heures, correspondant aux deux spécialités que vous choisissez in fine pour la classe de terminale.

GUILLAUME DURAND
Et est-ce que ça fait partie, Jean-Michel BLANQUER, de, on choisit dans ce qui fait partie de l'enseignement classique ? Je vais vous donner un exemple très simple : si je voulais choisir danse contemporaine, codage, et que je sois au lycée à Périgueux, est-ce que ce sont des choses, je parle du codage informatique, parce que c'est très important dans le monde aujourd'hui, est-ce que ça, l'Éducation nationale va répondre à ça ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
En bonne partie oui, parce que l'exemple que vous donnez est bon, puisque parmi les innovations de la réforme, et il y en a plusieurs, il y a la création donc d'enseignement de spécialités qui n'existait pas auparavant, l'un d'entre eux c'est numérique et sciences informatiques, et c'est implanté dans plus de la moitié des établissements. Et on a fait le maximum pour que ce soit implanté justement dans des établissements, dans des territoires défavorisés, ruraux ou urbains. On a formé les professeurs, plus de 2 000 professeurs ont été formés pour ce nouvel enseignement de spécialités. Donc on a un exemple typique de modernisation, puisque, comme vous venez de le dire, le codage c'est très important, la compétence informatique réelle, profonde, c'est très important, ça mène à des métiers, on doit aussi avoir plus de filles qui choisissent ces métiers-là. Tous ces enjeux sont derrière la création de cela. Nous avons aussi fait un CAPES informatique, en clair nous devenons le pays au monde le plus avancé sur cette question, alors que nous avions un certain retard.

GUILLAUME DURAND
Mais vous avez vu le classement par exemple des grandes universités, pardonnez-moi de revenir à ce célèbre classement de Shanghai qui est sorti encore il y a 15 jours, Harvard, Princeton, Cambridge, etc. etc., ça reste encore la domination des anglo-saxons qui ont ce système justement, qui est : plus de liberté, plus de choix, etc. Est-ce que vous croyez que ce qu'on est en train de faire justement, au tout début de l'enfance et au lycée, va permettre peut-être de redonner aux universités en France et à notre système qui est quand même très axé pour les élites sur les grandes écoles, un moyen d'être compétitif avec des grandes universités du monde, qui nous écrasent ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Alors il y a toute une politique de l'enseignement supérieur qui est menée par Frédérique VIDAL et qui bien sûr portera ses fruits dans la durée, et la France depuis une dizaine d'années est quand même entrée dans un certain nombre de transformations qui doivent nous permettre d'être meilleur dans ces fameux classements internationaux, et c'est aussi l'ancien directeur d'une grande école qui vous le dit, c'est-à-dire que j'ai beaucoup travaillé sur cette question. On a de très grands atouts, pas forcément en imitant exactement les autres, notre réforme elle a aussi son idiosyncrasie, elle n'est pas une imitation pure et simple d'un modèle étranger. Si vous prenez l'oral du baccalauréat, nous l'avons, que nous avons installé pour le futur baccalauréat, est plutôt inspiré du colloquio italien, et donc ce n'est pas toujours vers les mêmes pays qu'il faut regarder, mais je crois surtout qu'il y a des grands atouts français, nous le voyons par exemple au travers des lycées français à l'étranger, ils sont très demandés, et d'ailleurs le président de la République a fixé de doubler le nombre d'élèves dans les lycées français à l'étranger dans la décennie qui vient, et pourquoi, parce que le modèle français a une très grande force. Donc nous en gardons tout ce qu'il a de bon, et il a une très grande force, mais aussi nous changeons, enfin nous faisons évoluer ce qui doit l'être.

GUILLAUME DURAND
Grande question, et reportage hier à Montauban de Libération, interrogations dans Le Monde, je l'ai devant moi, est-ce que vous avez le sentiment qu'une partie des profs qui sont évidemment plutôt à gauche, pour un certain nombre d'entre eux, vont vous suivre dans cette affaire ? Je lisais hier dans Libération des propos justement, alors là c'est vrai que c'était un lycée de Montauban qui était particulièrement en pointe dans la grève du bac de l'année dernière, mais ils disaient : nous, la cogestion, qu'il ne compte pas sur nous, on ne va rien faire pour l'aider à mettre en place cette réforme.

JEAN-MICHEL BLANQUER
De toute façon, je ne parle pas de cogestion, donc sur ce point-là, je serai d'accord avec eux, mais sur la… mais en tout cas là, le coup de projecteur que ce journal a donné était vraiment très très subjectif, parce que ce n'est pas une histoire de gauche ou de droite, quelles que soient vos opinions politiques, si vous êtes professeur, vous voyez bien aussi les vertus de cette réforme. Si vous êtes professeur d'histoire géographie, il y a un nouvel enseignement de spécialité qui s'intitule Histoire géographie, sciences politiques, géopolitique, qui est absolument passionnant, et si vous aimez votre discipline, vous êtes très heureux de cette nouvelle opportunité.

GUILLAUME DURAND
Oui, mais ils se plaignent du contrôle continu, il va falloir noter tout le temps…

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, certains se plaignent, mais pas tout le monde. Non.

GUILLAUME DURAND
Ils considèrent que l'augmentation que vous leur proposez est une blague.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Alors, il y a plusieurs sujets. Il y a des sujets, disons, appelons-les pédagogiques, et puis les sujets de ressources humaines. Sur les sujets pédagogiques, la réforme du lycée, qui d'ailleurs a été faite avec beaucoup de concertation et évidemment avec des professeurs, même si on ne peut pas avoir l'accord de tout le monde, il y a un million de personnes qui travaillent à l'Éducation nationale donc je n'ai jamais prétendu faire l'unanimité, mais enfin on a beaucoup écouté, beaucoup regardé, beaucoup analysé, et ce sur quoi nous débouchons, va faire ses preuves et va se voir au cours des mois. Par exemple si vous parlez du contrôle continu, son objectif, l'objectif c'est quoi ? Eh bien c'est que les élèves travaillent beaucoup plus en continu, c'est d'en finir avec le bachotage, et des professeurs vont apprécier cela, puisqu'ils vont bien voir que les élèves seront plus au travail, sur des sur des disciplines qu'ils auront plus choisies, qu'ils auront plus approfondies, donc tout ça va être plus sérieux, tout simplement. Donc le…

GUILLAUME DURAND
Mais tous ces choix existeront dans tous les lycées collèges de France ? Ou est-ce qu'il va falloir que…

JEAN-MICHEL BLANQUER
Vous avez entre 7 et 12 enseignements de spécialités dans chaque lycée de France, et l'offre s'est enrichie considérablement par rapport à ce qui existait précédemment, simplement maintenant, comme il y a un changement, on est beaucoup plus sensible aux différences qui peuvent exister d'un établissement à l'autre. Donc il peut arriver que dans un établissement de petite taille, parce que ce n'est pas la question de la nature du territoire mais de la taille de l'établissement, il peut arriver que dans un établissement de petite taille vous ayez un enseignement de spécialité qu'il n'y soit pas, mais c'était le cas aussi auparavant avec des options qui n'étaient pas partout.

GUILLAUME DURAND
L'argent, l'argent c'est le coeur de la revendication d'un certain nombre de profs qui considèrent qu'ils sont beaucoup moins bien payés que les Allemands, qui c'est vrai font beaucoup plus d'heures qu'eux, ces 300 € ils supportent assez mal, ils pensent même, je ne parle pas simplement de l'article de Libération mais pour beaucoup de journaux qui recueillent les sentiments des profs, que finalement Éducation nationale ne les paie pas quoi.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, alors il faut évidemment regarder de très près ce sujet pour bien l'analyser. Je suis le premier à dire et à avoir dit d'ailleurs depuis 2 ans qu'il fallait évoluer sur ce sujet, parce que c'est vrai que les professeurs de France ne sont pas assez bien payés. Maintenant une fois qu'on a dit ça cela, cela nous renvoie à des choses bien plus profondes, c'est finalement quel est le métier de professeur au XXIème siècle, comment sont-ils recrutés, comment sont-ils formés, quelles sont leurs conditions de travail ? Il n'y a pas que le sujet de la rémunération, il y a leur sécurité, leur santé, leur logement, le travail d'équipe. Tous ces sujets sont en fait sur la table et mon but c'est à la fois d'arriver à une amélioration de la rémunération, avec des premiers signaux qui sont donnés en 2020, qui ne sont pas si négligeables que ça.

GUILLAUME DURAND
Ah, ils le pensent, eux, que c'est négligeable.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, je n'aime pas beaucoup quand on dit “Ils le pensent”, parce qu'en réalité certains le pensent, et c'est ceux à qui on donne la parole. Si vous voulez, quand on quand on met 5 € de moins pour l'APL, tout le monde dit : c'est une catastrophe, c'est beaucoup d'argent en moins pour les bénéficiaires, quand on met 30 € de plus sur un salaire on dit : c'est rien du tout. Alors, il faut savoir. Les plus on l'air d'être les moins.

GUILLAUME DURAND
Ce n'est pas grand-chose.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien sûr que ce n'est pas assez, et de toute façon il y aura davantage, c'est plus que ça qui sera fait…

GUILLAUME DURAND
Vous pouvez dire ce matin qu'il y aura davantage ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien sûr, l'année prochaine vous avez l'augmentation du budget de mon ministère, dépassera le milliard d'euros, l'essentiel de cette somme ira dans le pouvoir d'achat des professeurs. La mesure à 300 € ça représente 300 millions d'euros à peu près, donc c'est plus que cela. Mais vous savez, c'est une question de commentaires médiatiques, puisque c'est à faire des 300 € ce n'était pas une annonce, j'ai juste répondu, comme je vous le fais maintenant, et ça a été ensuite commenté d'une certaine façon, c'était plutôt une bonne nouvelle et d'ailleurs s'en était pas une, puisque j'en avais parlé déjà depuis longtemps. Donc il y a une espèce de façon de commenter le sujet qui est faite pour créer un peu de conflictualité, alors qu'en réalité, ce que ce qui est en train de se passer tout bonnement, c'est qu'en 2020 vous aurez une amélioration du pouvoir d'achat des professeurs, c'est quand même un bon signal, premièrement. Deuxièmement nous nous mettons autour de la table avec les organisations syndicales, pour un dialogue social approfondi qui mènera tout au long des années suivantes, et notamment à l'horizon 2025 qui est le début de la réforme des retraites, vers une évolution de la rémunération des professeurs.

GUILLAUME DURAND
La réforme des retraites, ça concernera évidemment les professeurs. Question, elle est importante, Causeur, alors c'est un autre exemple, le niveau baisse, c'est-à-dire qu'à gauche au fond les critiques c'est une sorte de désert social le monde de l'enseignement et à droite on peut reprendre le titre d'un célèbre livre d'Alain FINKIELKRAUT il y a maintenant très longtemps, “La défaite de la pensée”, il y a beaucoup de gens qui considèrent que l'Éducation nationale c'est devenu tout et n'importe quoi, défis à l'égard des professeurs, violences dans les cours, d'autres qui considèrent que la Marseillaise à l'école c'est ridicule.

JEAN-MICHEL BLANQUER
De toute façon il y a 60 millions de…65 millions même, de ministre de l'Éducation en France et autant de points de vue différents, et c'est bien normal après tout qu'il y ait des visions et des…

GUILLAUME DURAND
Mais si je retourne dans l'enseignement aujourd'hui, vous êtes mais l'Éducation nationale, ma sécurité est assurée ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien entendu et avec la…

GUILLAUME DURAND
Parce que l'année dernière il y a eu plein d'éléments quand même, violents.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Mais qui sont inacceptables et nous avons pris des mesures importantes sur ce sujet. Vous savez, je n'ai jamais prétendu qu'en 2 ans nous allions nous aurions résolu tous les problèmes de l'Éducation nationale, mais ce que je prétends c'est que depuis 2 ans il y a une stratégie claire qui est mise en place, sur chacun des problèmes structurels de l'Éducation nationale, certaines des mesures commencent à porter leurs fruits, quand vous avez aujourd'hui des élèves de quartiers défavorisés, urbains ou ruraux, qui arrivent en CE2 en sachant très bien lire, écrire, compter, là où leurs devanciers les années précédentes arrivaient avec des savoirs très fragiles, nous avons évidemment de premiers fruits, et ces fruits vont se voir progressivement très fortement. Là où vous avez maintenant des bacheliers qui vont être beaucoup mieux préparés à réussir dans l'enseignement supérieur, ça signifie que dans les 4, 5 années qui viennent vous allez voir une amélioration des résultats dans l'enseignement supérieur. Simplement ce sont des graines que nous avons plantées, et c'est dommage de voir que ce soit venu de la droite ou venus de la gauche, de voir des discours qui finalement se répètent un peu et font, et finalement essaient d'effacer ces efforts qui sont en train d'être faits. Mais le sillon est tracé avec je crois beaucoup de volonté collective…

GUILLAUME DURAND
La Marseille est …

JEAN-MICHEL BLANQUER
Il est évident que l'on doit connaître son hymne national. Il n'y a aucun pays au monde où…

GUILLAUME DURAND
Ce qui prouve par antithèse que les gens ne la connaissent pas.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien sûr. Alors on n'est pas obligé de connaître tous les couplets, mais qu'un enfant connaisse la Marseillaise, c'est important, les enfants demandent ça. Moi j'ai en tête ces enfants d'un collège d'un quartier défavorisé de Montpellier, que j'ai retrouvé dans la rue après parce que je marchais et qui me l'ont chantée spontanément, sans que je leur demande rien, et qui étaient fiers. On doit donner de la fierté à chacun d'appartenir à son pays, c'est vrai dans tout pays, et il n'y a qu'en France qu'on se pose ce genre de question. Donc il est tout à fait normal évidemment d'apprendre l'hymne national et c'est d'ailleurs dans les programmes et ça doit être fait tout simplement, ça ne doit même pas être un sujet, c'est quelque chose d'évident en quelque sorte.

GUILLAUME DURAND
Merci Jean-Michel BLANQUER d'être venu ce matin sur l'antenne de Radio Classique.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 17 septembre 2019