Interview de M. Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État aux transports, à BFM Business le 24 février 2020, sur la préparation à l'épidémie de coronavirus et la mise en œuvre de la réforme des retraites dans le domaine des transports.

Texte intégral

CHRISTOPHE JAKUBYSZYN
Les transports au cœur de la propagation de l'épidémie de coronavirus, au cœur aussi de la problématique de la croissance mondiale et des échanges. Jean-Baptiste DJEBBARI, le Secrétaire d'État aux Transports, est votre invité Hedwige CHEVRILLON. Bonjour.

HEDWIGE CHEVRILLON
Bonjour Jean-Baptiste DJEBBARI.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Bonjour à vous.

HEDWIGE CHEVRILLON
Merci d'être là effectivement. Le coronavirus, on le voit bien, ça se propage. Ça se propage partout de manière exponentielle. En Italie et les transports, la grande question se pose de savoir qu'est-ce qu'il faut faire. Il y a un impact déjà très fort. Est-ce qu'il faut fermer des vols ? Est-ce qu'il faut interdire des vols provenant d'Asie du sud-est, plus large que la Chine ? Est-ce qu'il faut fermer la frontière avec l'Italie notamment pour les trains ? Les transports sont effectivement au cœur de cette épidémie voire de cette pandémie du coronavirus.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Bon, fermer des frontières ça n'aurait pas beaucoup d'intérêt parce que vous savez que la circulation du virus ne se fait pas selon les frontières administratives. Mais par contre effectivement…

HEDWIGE CHEVRILLON
Non mais dans un train qui vient d'Italie par exemple.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, bien sûr. Regarder les flux, il faut effectivement y être très attentif. Les compagnies aériennes, et notamment les plus grosses compagnies européennes, ont déjà suspendu leurs vols provisoirement jusqu'à fin mars mais cela pourrait évidemment…

HEDWIGE CHEVRILLON
De Chine.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vers la Chine. Et puis le trafic de la Chine vers l'Europe se tarit beaucoup puisque vous avez à peu près 40% d'avions en moins qui sont souvent à moitié remplis, donc il y a vraiment un tarissement du transport aérien et d'ailleurs un manque à gagner qui va être important. Je voyais que IATA annonçait trente milliards d'euros de manque à gagner pour l'année 2020 et AIR FRANCE-KLM, le groupe a annoncé une perte sèche pour l'instant estimée de cent cinquante à deux cents millions d'euros. Donc oui, l'impact est majeur pour l'aérien ; il est aussi majeur d'ailleurs pour le transport maritime puisque, vous le savez, beaucoup de ports chinois sont aujourd'hui fermés et c'est un peu quand même le berceau de la mondialisation et l'envoi d'un certain nombre de produits vers d'une manière générale et pour l'industrie du tourisme sur laquelle la France, vous le savez, compte beaucoup, c'est une contraction économique qui est tout à fait sérieuse.

HEDWIGE CHEVRILLON
Hier après-midi, vous étiez à Matignon.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui.

HEDWIGE CHEVRILLON
Il y avait une réunion justement pour savoir les conséquences de ce coronavirus. Qu'est-ce que vous avez décidé ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
D'abord, nous avons fait le point sur les mesures de prévention, sur notre stratégie de traitement du coronavirus. Nous visons vraiment à confiner le virus quand il est présent en France, un peu comme on isole un incendie si vous voulez, de manière à pouvoir éteindre les braises, le feu et nous avons aujourd'hui plus qu'un patient qui est traité mais l'ensemble des treize patients qui étaient rentrés à l'hôpital sont aujourd'hui sortis. Nous restons évidemment très attentifs à ce qui se passe à nos frontières notamment en Italie qui, semble-t-il, est dans un cas un peu différent puisqu'ils ont loupé ce qu'on appelle le patient 0, et donc ils ont du mal à tracer la circulation du virus. Nous sommes évidemment très attentifs à cela et nous essayons d'être en adaptation et en anticipation de manière à pouvoir prendre les meilleures mesures. Nous avons un sujet-là actuellement sur les masques. Autant les entreprises publiques sont bien couvertes mais nous avons recommandé des masques en nombre, des masques dits…

HEDWIGE CHEVRILLON
Combien ? Parce qu'on a dit "en nombre" mais je n'ai pas vu combien.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est plusieurs millions. Je crois qu'il y a une première commande de sept millions qui a été faite de manière à justement pouvoir anticiper l'épidémie si elle devait advenir en France. Donc vraiment un travail très sérieux, non pas d'alimentation de la psychose comme certains le font mais vraiment un travail sérieux de préparation si, le cas échéant, l'épidémie venait en France.

HEDWIGE CHEVRILLON
Mais puisque vous, vous êtes en charge des transports…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui.

HEDWIGE CHEVRILLON
Donc c'est vraiment le cœur, on vient de le dire, qu'est-ce que vous allez préconiser justement pour les entreprises de transport ? Quelles sont les directives que vous allez leur donner ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est vrai que tout ça est très cadré. Il y a ce qu'on appelle les plans de continuité qui permettent d'abord de regarder effectivement en préparation ce que l'on fait, est-ce que les grandes entreprises publiques ont suffisamment de masques par exemple. Et puis dans un moment où on imaginerait que le virus serait là, nous allons jusqu'à imaginer ce qu'on appelle des plans de continuité pour les besoins essentiels, c'est-à-dire de réduire le service pour simplement pouvoir limiter les contacts de voyageurs et continuer à alimenter l'économie française pour ces besoins essentiels.

HEDWIGE CHEVRILLON
On n'en est pas là.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Nous n'en sommes évidemment pas là, nous n'avons même pas commencé effectivement à voir l'épidémie réelle chez nous mais la préparation… Enfin, "gouverner c'est prévoir" comme disaient certains et donc nous tenterons de faire un travail très sérieux de préparation de manière à être prêts si, le cas échéant, le virus venait chez nous.

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui, d'accord. Donc là, c'est une question de jours vous pensez ou vous…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, c'est difficile à dire.

HEDWIGE CHEVRILLON
Difficile à savoir.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
On a observé la cinétique du virus en Chine. Nous observons évidemment en Italie…

HEDWIGE CHEVRILLON
C'est juste à côté quand même.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Encore une fois, ils ont loupé le patient 0. Ils se sont mis à chercher par exemple hier soir des cas qui étaient en réanimation. Certains cas sont effectivement possiblement atteints par le coronavirus et donc, vous voyez, tout ça est assez évolutif. Mais, je le dis, les services sanitaires sont totalement mobilisés. Olivier VERAN a annoncé la mobilisation aujourd'hui non seulement des CHU mais d'au moins un centre hospitalier par département de manière à pouvoir accueillir…

HEDWIGE CHEVRILLON
Le Ministre de la Santé.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Voilà, le Ministre de la Santé. De manière à pouvoir accueillir les malades le cas échéant.

HEDWIGE CHEVRILLON
L'autre grand dossier, on va en dire un mot quand même, c'est la réforme des retraites avec ce blocus cette fois-ci à l'Assemblée nationale. On sent que le gouvernement est en route vers le 49-3. Je ne sais pas si vous en avez parlé hier à Matignon, mais on a l'impression que le piège se referme un peu sur le gouvernement parce que poussé par notamment La France Insoumise mais qui, du coup, vous oblige… En fait les deux perdants, c'est le gouvernement et c'est sans doute La France Insoumise aussi.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, je crois qu'ici on assiste vraiment à l'incohérence de La France Insoumise qui a d'abord crié un régime autoritaire, qui ensuite procède à l'obstruction parlementaire. Aujourd'hui ou hier, Jean-Luc MELENCHON commençait à ne plus assumer cette stratégie, et puis je note quand même une incohérence de fond. Jean-Luc MELENCHON dans son projet présidentiel, il promouvait la VIème République et donc un régime parlementaire, alors qu'il dévoie aujourd'hui assez largement le fond du débat parlementaire, le fond du débat qui doit permettre de s'éclairer, de se contredire et à la fin de voter. Il impossibilise ça et c'est bien dommage. Le 49-3, je l'ai toujours dit, c'est un outil constitutionnel…

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui, mais dans le climat actuel c'est quand même…

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, mais nos députés sont très combatifs. Ils l'ont redit hier soir au Premier ministre et ils souhaitent pour la plupart donner le maximum de chances au débat parlementaire.

HEDWIGE CHEVRILLON
Mais est-ce qu'il ne faut pas desserrer – c'est toujours la question que je pose – est-ce qu'il ne faut pas desserrer l'étau par rapport… Là en fait le problème, c'est qu'Emmanuel MACRON a dit qu'il faudrait que la première lecture soit terminée avant les municipales.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez que l'étau…

HEDWIGE CHEVRILLON
Donc sur un sujet aussi clef, on a envie de dire "prenons notre temps" puisqu'en plus, c'est dans longtemps quand même cette réforme des retraites.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Vous savez que l'étau est très largement desserré puisqu'il y a des séances de nuit, en tout cas qui finissent tard le soir. Il y a eu une séance ce week-end, samedi-dimanche.

HEDWIGE CHEVRILLON
Trente-deux mille amendements, Jean-Baptiste DJEBBARI.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, mais parce que chaque jour vous avez La France Insoumise et GDR qui par paquets de cent, de mille, remettent des sous-amendements pour changer des virgules ou des points virgules et pour simplement, il faut le dire, faire en sorte que rien ne se passe.

HEDWIGE CHEVRILLON
La décision sera prise avant les municipales, bien sûr.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
De toute façon, nous échangeons avec notre majorité parlementaire comme nous le faisons sur tous ces sujets et, je le redis, à l'instant la majorité parlementaire est déterminée et combative et souhaite se donner toutes les chances du débat parlementaire.

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Je ne peux pas vous le dire autrement que ce qu'est la réalité et ce qui a été dit hier soir notamment des députés de notre mouvement au Premier ministre.

HEDWIGE CHEVRILLON
Qu'est-ce qu'il y a encore d'universel dans cette retraite parce que si on prend votre cas en l'occurrence, on voit que les pilotes ont obtenu gain de cause. C'est-à-dire qu'ils ont conservé leurs caisses de retraite complémentaire. Il y en a d'autres hein aussi qui ont obtenu ça, donc on n'est plus dans un système universel.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Deux points : philosophie et en pratique. La philosophie, nous avons dit que pour chaque corps de métier, pour chaque métier nous trouverions le chemin, ce que nous avons fait. Les pilotes, ils conservent la caisse complémentaire qui rentre bien dans le régime universel. Ils avaient une caisse complémentaire qui sont payées par eux…

HEDWIGE CHEVRILLON
Les complémentaires rentrent normalement. L'Agirc-Arrco par exemple rentre dans le système.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Qui sont payées par eux et les employeurs, uniquement par eux et les employeurs, et donc nous avons effectivement aménagé le fait que cette question puisse exister et que cette complémentaire puisse être à côté du régime universel dans lequel eux rentrent pleinement. Ça s'appelle trouver des chemins.

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui, mais c'est une exception.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui, mais vous savez, le compromis politique que vous faites n'est pas une compromission, n'est pas une aberration. C'est simplement le fait de dire que quand vous avez des sujets complexes avec des revendications complexes, vous ne transigez pas sur l'essentiel c'est-à-dire le régime universel, les pilotes comme l'ensemble du secteur des transports…

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui, mais pourquoi pour les pilotes et pas pour d'autres ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Mais nous avons aménagé pour un certain nombre de métiers… Vous savez, on parle des catégories actives : les militaires, les surveillants de prison, bref, ceux qui sont particulièrement exposés à un risque, nous avons préservé ce qu'on appelle la catégorie active.

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui, ce n'est pas le cas des pilotes.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, ce n'est pas le cas des pilotes mais pour certains autres métiers qui avaient des dispositions particulières et qui pèsent pour beaucoup dans leur pension, nous permettons effectivement que ces dispositifs complémentaires persistent où perdurent tout en ne transigeant pas sur l'ambition qu'ils rentrent dans le régime universel.

HEDWIGE CHEVRILLON
Juste une question justement parce qu'il y a une grève chez HOP! qui est donc la filiale d'AIR FRANCE. Les pilotes demandent les mêmes droits, les mêmes avantages que les pilotes d'AIR FRANCE. Est-ce que vous comprenez cette démarche ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est une démarche, en tout cas c'est une revendication qui est ancienne depuis la création de HOP! et depuis la fusion…

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui, parce que HOP! connaît des difficultés.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui. Le marché régional effectivement est plus en difficulté que certains autres marchés. D'ailleurs je crois que cette grève est peu suivie y compris chez HOP! et il y a effectivement cette demande de facilitation…

HEDWIGE CHEVRILLON
Mais elle est légitime cette demande ou pas ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Toutes les grèves sont légitimes.

HEDWIGE CHEVRILLON
Non, non, mais la demande. La demande.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non mais d'une manière générale, puisque là on parle beaucoup chez HOP !…

HEDWIGE CHEVRILLON
Non mais spécifiquement sur HOP!, est-ce que vous comprenez cette démarche ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Le sujet, c'est de faciliter les transitions pour que les pilotes puissent intégrer le groupe AIR FRANCE.

HEDWIGE CHEVRILLON
Exactement.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est ça, le sujet. Et du fait qu'AIR FRANCE est en croissance et du fait qu'AIR FRANCE ait besoin de pilotes, ce mouvement se fait un peu naturellement. Mais vous savez que par exemple quand AIGLE AZUR ou XL AIRWAYS ont malheureusement fait faillite, un certain nombre de pilotes et d'ailleurs de personnels navigants ou commerciaux ont été embauchés par le groupe AIR FRANCE qui a des demandes naturelles chaque année. Donc naturellement les choses se font ; je comprends que certains soient peut être plus pressés que d'autres.

HEDWIGE CHEVRILLON
Donc quelque part c'est légitime parce qu'ils intègrent un peu de facto le groupe AIR FRANCE.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Ils sont dans le groupe AIR FRANCE.

HEDWIGE CHEVRILLON
Encore une question, c'est un sujet qui vous tient à cœur, sur les petites lignes. Vous parliez des ligues régionales en avion ; là on va parler des lignes de la SNCF, des petites lignes.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Oui.

HEDWIGE CHEVRILLON
C'est votre grand combat, c'est de réhabiliter toutes ces petites lignes qui font le maillage de l'Hexagone. Une réponse peut-être sans doute aux Gilets jaunes. Qu'est-ce que vous cherchez ? Qui finance ? Et puis c'est un retour en arrière pour la SNCF. C'est un changement complètement de pied.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Non, c'est simplement rompre un cercle vicieux qui a longtemps prévalu. Vous savez, ces petites lignes n'ont pas été entretenues suffisamment parce qu'on a préféré les grands projets, et donc de moins en moins de personnes les ont empruntées, et tout ça a fait qu'à un moment s'est posée la question de savoir s'il fallait les garder ou pas. Moi je pense fondamentalement qu'il faut les garder. Et quand en Limousin vous avez Limoges-Angoulême fermée et Limoges-Brive fermée, je peux vous garantir que pour les gens qui sont obligés de prendre leur voiture, c'est un peu un crève-cœur, et donc il fallait trouver une solution. J'avais demandé un rapport comme député et comme ministre, j'ai redemandé à François PHILIZOT, le préfet en charge de ce sujet, de refaire un tour avec les régions et nous avons finalement remis de l'ordre dans la maison ferroviaire en faisant quelque chose de très simple. Les lignes les plus circulées sont reprises par l'État, les lignes les moins circulées sont reprises par les régions si elles le demandent.

HEDWIGE CHEVRILLON
Oui. Il y a deux régions pour l'instant. Il y a Grand-Est, c'est ça ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Absolument. Il y a Grand-Est et Centre-Val de Loire mais des discussions sont avancées avec d'autres régions. Je pense notamment à la Bretagne, je pense notamment à PACA Donc nous pouvons aller très vite et l'idée, c'est exactement ça : c'est de redonner un avenir désirable, positif aux petites lignes ferroviaires et le faire dans la rationalité économique. Parce que, vous le savez nous avons désendetté très fortement la SNCF et il est évidemment hors de question que cela se reproduise.

HEDWIGE CHEVRILLON
Justement à la SNCF, le mouvement de grève aurait coûté un milliard d'euros ; en tous les cas, c'est ce que dit Jean-Pierre FARANDOU, le nouveau patron de la SNCF. Est-ce que vous pouvez confirmer ce chiffre ? Est-ce qu'aujourd'hui c'est plus ? Et surtout il y a un plan d'économies donc qui va se mettre en route, en marche. Est-ce qu'il y aura des suppressions d'effectifs ?

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Alors c'est effectivement le bon chiffre de l'ordre de…

HEDWIGE CHEVRILLON
Un milliard, ça reste un milliard.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
C'est beaucoup, avec un coût également en image au moment même où la SNCF rentre en concurrence, et puis au moment où l'État s'est engagé fortement pour désendetter le groupe à hauteur de trente-cinq milliards euros. Il y aura un plan d'équilibre financier mais qui va concerner la grève et qui va concerner d'autres surcoûts qui n'étaient pas prévus. Je pense notamment par exemple aux alternatives pour le glyphosate et donc, je le dis, le sujet sera traité sérieusement en lien avec Jean-Pierre FARANDOU et l'équilibre général du groupe SNCF sera tenu.

HEDWIGE CHEVRILLON
Merci beaucoup Jean-Baptiste DJEBBARI, le ministre en charge des Transports. Merci beaucoup.

JEAN-BAPTISTE DJEBBARI
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 25 février 2020