Interview de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, à Europe 1 le 5 janvier 2021, sur l'importance de l'école pour les enfants et le choix de les maintenir ouvertes face à la crise sanitaire.

Texte intégral

SONIA MABROUK
Bienvenue et bonjour Jean-Michel BLANQUER.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bonjour Sonia MABROUK.

SONIA MABROUK
L'Angleterre se reconfigure et ferme ses écoles, des pays européens ont décalé la rentrée scolaire contrairement à la France qui l'a maintenue hier, est-ce que pour vous l'impératif pédagogique prime sur tout le reste, sur le risque sanitaire ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non mais ils sont à équilibrer tous les deux bien sûr parce que les deux sont extrêmement importants, depuis le début le critère sanitaire est évidemment premier dans nos esprits et c'est pourquoi on a eu un protocole sanitaire strict qui a été élaboré, un protocole d'ailleurs beaucoup plus strict que la plupart des autres pays, particulièrement l'Angleterre d'ailleurs qui avait un protocole très peu strict. Et puis bien sûr le critère pédagogique et éducatif parce que l'école est fondamentale pour tous les enfants et ne pas aller à l'école nuit énormément aux enfants sur le plan éducatif bien sûr, mais aussi sur le plan social et même sur le plan sanitaire, ça peut être très négatif sur le plan psychologique et même sur le plan physique de ne pas aller à l'école.

SONIA MABROUK
Donc vous assumer ce choix qui est à la fois pédagogique mais aussi politique ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est un choix éducatif et social profondément et donc qu'on peut appeler politique à ce titre, qui est en tout cas un choix pour les enfants. Nous devons sans arrêt dans toute cette crise avoir comme première priorité les enfants, les adolescents, les jeunes parce que ce qu'ils vivent peut vraiment obérer leur futur si nous n'y prenons garde et donc c'est ma, c'est évidemment ma boussole et pour moi c'est important de préserver ce droit à l'éducation de chaque enfant, bien sûr dans des conditions sanitaires qui soient bonnes. Et je rappelle qu'au mois de décembre nous avions réussi, de septembre à décembre à ce que le taux de contamination soit très contenu, si je puis dire, puisque nous étions à environ 0,3 % au moment du départ en vacances.

SONIA MABROUK
On va en parler Monsieur le ministre, on vous entend ce matin, on entend l'impératif pédagogique mais vous n'êtes pas inquiet ? Le variant du virus, Monsieur le Ministre.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ecoutez, ce qui est important, c'est la vigilance, l'inquiétude ou la peur ne sont d'aucune utilité, en revanche la vigilance est très importante et donc c'est ce que nous sommes bien sûr, évidemment ce qui est le fait, regarder de très près, c'est la variante du virus qu'on appelle la variante du virus anglais, la variante anglaise du virus plutôt pardon et donc nous regardons cela avec le ministère de la Santé et c'est pourquoi, c'est un pilotage évidemment à la fois au cas par cas, comme nous le faisons depuis le début, c'est-à-dire école par école, établissement par établissement, mais c'est aussi une vision à l'échelle de chaque territoire de l'évolution du virus qui nous permet de prendre des décisions.

SONIA MABROUK
Bien sûr les pédiatres français sans être alarmistes rappelons-le, incitent quand même à une prudence renforcée pour les plus jeunes, pourquoi sans être trop précautionneux n'avez-vous pas pris une semaine supplémentaire comme demandé par certains pour avoir le recul supplémentaire sur les fêtes de fin d'année et sur justement ce nouveau variant ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non, je pense que ça n'aurait servi à rien, d'ailleurs c'est assez paradoxal comme argument parce que si vous voulez on dit, n'envoyez pas les enfants à l'école parce qu'il y a le virus et en même temps on dit, quand ils sont à la maison, ils se contaminent davantage, donc il ne faut pas oublier que si on n'envoie pas les enfants à l'école, ils sont ailleurs et cet ailleurs ça peut être la maison mais souvent ils font aussi d'autres choses puisqu'on n'est pas en confinement strict. Donc en réalité on a vu que le risque de contamination est souvent beaucoup plus fort en dehors du cercle scolaire qu'à l'école.

SONIA MABROUK
Vous continuez d'affirmer, pardonnez-moi Jean-Michel BLANQUER que les enfants sont plus en sécurité sanitaire à l'école qu'en milieu familial ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien sûr dès lors qu'on respecte le protocole sanitaire, c'est ce que je constate, encore une fois ce taux que je vous dis de 0,3 pour 1000, pour 100 pardon est…

SONIA MABROUK
Mais ça c'était avant les vacances de Noël.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Bien sûr c'est pourquoi nous continuons à le regarder tout au long des prochains jours et nous nous adapterons si nécessaire bien sûr. Mais en tout cas il ne faut pas d'emblée priver les enfants d'écoles alors que c'est quelque chose d'essentiel simplement parce qu'on aurait des interrogations qui sont très discutables, parce qu'encore une fois par exemple au retour de chaque vacances, on m'a dit cela, souvenez-vous débats qu'il y avait…

SONIA MABROUK
Mais ce sont des questions légitimes, vous l'admettez ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ce sont des questions légitimes, mais parfois certains font disons les Cassandre et refont les Cassandre à chaque retour de vacances. Je me souviens des observations que j'avais avant la rentrée scolaire de septembre, si j'avais écouté certains on aurait là aussi reporté et la bonne décision a été prise, c'est-à-dire faire la rentrée à l'heure, idem pour le retour des vacances de la Toussaint. Donc là vous savez c'est ma 5e rentrée scolaire depuis le mois de mars, c'est-à-dire on a eu une rentrée en mai, en juin, en septembre, en novembre et à chaque fois la même polémique.

SONIA MABROUK
Mais après des fêtes de fin d'année, pardonnez-moi, où il y a eu un brassage important…

JEAN-MICHEL BLANQUER
Pardon, si vous regardez a postériori les décisions que nous avons prises, je demande à chacun d'analyser la décision prise en mai, en juin, en septembre, en novembre et de voir que finalement c'étaient les bonnes décisions et que les débats qui ont eu lieu à l'époque avaient finalement souvent privilégié l'inquiétude là où il fallait simplement la vigilance et la rigueur que nous avons eu.

SONIA MABROUK
Mais Jean-Michel BLANQUER, ce matin on veut comprendre, par exemple pourquoi avant les fêtes y a-t-il eu cette préconisation pour que les enfants évitent le milieu scolaire les deux derniers jours avant les réunions de famille ? Ça veut dire que l'école est un lieu de risques.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ce n'était pas plus qu'une tolérance pour les familles qui avaient des personnes particulièrement vulnérables en leur sein et qui voulaient dans une forme d'extrême prudence, ce n'était certainement pas une incitation à ne pas aller à l'école.

SONIA MABROUK
Quand vous parlez de ce taux de contamination dans les établissements, j'ai bien noté qu'ils ne s'élevaient, c'est vrai que c'est faible, qu'à 0,3 % et on précise avant les vacances de Noël. Pourquoi est-ce que les syndicats ont des chiffres de contamination différents bien plus élevés dans les écoles, comme s'il y avait deux réalités parallèles ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non je n'ai pas vu de chiffres différent de la part des syndicats.

SONIA MABROUK
Les syndicats sont d'accords avec vous ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Par exemple nous les recevons hebdomadairement pour faire le point sur la situation, les chiffres sont transparents, nous les publions. Il y a les chiffres de Santé Publique France qui sont toujours un peu au-dessus de nos chiffres parce que nos chiffres sont sur une base déclaratoire, mais ce chiffre de 0,3 % d'où sort-il au mois de décembre ? C'est le fait que nous avons fait plus de 10 000 tests dans les établissements et notamment au lycée, adultes comme élèves et que sur 10 000 tests qu'on peut qualifier disons d'aléatoires et donc une quantité assez significative, eh bien le taux de contaminer était de 0,3 %. Avant que nous fassions cela, c'est-à-dire à la fin du mois de novembre beaucoup de gens nous disaient que c'était bien plus grave et que si nous testions davantage, nous verrions cela. Nous avons donc testé davantage, nous allons d'ailleurs continuer au mois de janvier, c'est un million de tests qui sont préparés, que nous avons pour les réaliser en lycée.

SONIA MABROUK
Sur les enfants avec évidemment l'avis des parents.

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est toujours sur la base du volontariat.

SONIA MABROUK
Evidemment.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Et puis c'est vrai que souvent tout le monde n'est pas volontaire mais bien sûr dès qu'une personne est symptomatique, c'est une procédure de tests qui est monté avec l'ARS et nous sommes toujours dans une stratégie qui fonctionne, qui est la rupture des chaînes de contamination, autrement dit quand des symptômes sont repérés chez quelqu'un, isolement puis test, puis évidemment travail sur les cas contacts de façon à rompre la chaîne.

SONIA MABROUK
Monsieur le Ministre de l'Education, si je vous pose la question sur le taux de contamination, c'est-ce que vraiment les cas contacts sont réellement remontés à leur juste mesure, c'est ça la véritable question, est-ce que le protocole sanitaire renforcé est vraiment appliqué sur le terrain ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui bien sûr, nous l'appliquons de manière d'ailleurs de plus en plus, je dirais, professionnelle de la part de tous les acteurs parce que plus le temps passe plus on a des réflexes professionnels y compris de la part des tous les adultes qui travaillent dans les établissements, qui savent maintenant comment ça se passe. Je ne vous dis pas qu'il y a pas parfois des exceptions, des problèmes bien sûr, la réalité n'est jamais pure et parfaite, mais on a un protocole très défini, une coopération très étroite entre éducation nationale et agences régionales de santé et donc c'est la rupture de la chaîne de contamination qui est la stratégie que nous continuons à poursuivre.

SONIA MABROUK
Et dans les prochains jours vous dites, il faut s'adapter plutôt qu'anticiper, c'est-à-dire que le protocole sanitaire renforcé va être ajusté éventuellement.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui il est fait pour cela, il est fait comme un curseur que l'on fait avancer ou reculer en fonction de la situation, donc on est capable d'être d'hybrider davantage, c'est ce que nous avons fait avec les lycées à partir du mois de novembre.

SONIA MABROUK
Hybrider.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Hybrider donc ça signifie avoir en gros la moitié des élèves présents et les autres moitiés…

SONIA MABROUK
Mais toujours au cas par cas.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Toujours au cas par cas, c'est pour ça qu'on a environ 70 % des lycées aujourd'hui qui sont en mode hybride, mais que j'ai quand même recommandé que les Terminales, les élèves de Terminale soient au maximum en présence pour bien préparer leur baccalauréat. Et donc nous nous faisons du sur-mesure de façon évidemment à prendre en compte chaque situation puisque les territoires sont dans des situations de contamination différentes d'une part et puis la situation physique de chaque établissement est différente d'un cas à l'autre.

SONIA MABROUK
Alors continuer à anticiper, Monsieur le Ministre c'est très important évidemment sur ce sujet, est-ce que par exemple si et malheureusement il faut tenir compte de ces situations, s'il y a une 3e vague, si la situation se dégrade, est-ce que vous pourriez rajouter une semaine aux vacances à venir de février notamment, c'est un scénario ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ecoutez on est forcément ouvert à tous les scénarios puisque par définition on doit tenir compte des évolutions qui ne sont pas encore connues, donc ce serait possible, mais c'est… évidemment mon scénario privilégié c'est toujours de maintenir les calendriers tels qu'ils sont pour tout simplement que les élèves soient dans la meilleure situation possible. S'il le fallait on est capable de faire des choses comme ça, oui.

SONIA MABROUK
Dans ce studio évidemment Monsieur le Ministre nous portons des masques, à l'école également, pour les plus petits, pour les enfants de 6 ans beaucoup de questions remontent, les parents s'inquiètent des conséquences pour l'épanouissement, pour l'apprentissage même de leurs petits-enfants sans compter parfois les allergies, est-ce que cette obligation elle va être maintenue ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
À ce stade nous la maintenons. Je comprends parfaitement les gens qui posent ces questions et je vois bien la contrainte que ça représente pour des enfants des écoles primaires. En même temps je constate que ça a été fait, parfois de manière difficile, pas évidente pour tous mais il y a forme de responsabilité des parents et je voudrais les saluer et même les enfants…

SONIA MABROUK
Vous les appelez à la responsabilité parce que certains, certains, ça reste quand même faible comme nombre peuvent retirer leurs enfants parce qu'ils s'inquiètent des conséquences.

JEAN-MICHEL BLANQUER
J'ai vu que ça vous ça reste qu'un phénomène minoritaire, encore une fois on doit être forcément à l'écoute de ces inquiétudes, elles sont normales, elles sont légitimes, et moi j'ai j'écoute tout le monde sur tous ces sujets. Néanmoins ce que je vois, c'est que vous voyez le la situation anglaise est bien plus mauvaise que la nôtre et qu'une des particularités de la situation anglaise c'est qu'il y avait pas le port systématique du masque dans les écoles, les collèges et les lycées. Donc malgré tout ça a été une prudence supplémentaire, là aussi ça a été un élément du curseur qu'on a fait évoluer dans le courant du 1er trimestre en imposant les masques aussi pour les petits d'écoles primaires. J'aimerais évidemment pouvoir supprimer cette obligation…

SONIA MABROUK
Mais pour le moment non.

JEAN-MICHEL BLANQUER
… dans les temps à venir, mais le moment n'est pas encore venu.

SONIA MABROUK
Vous plaidez Jean-Michel BLANQUER pour que les enseignants et ça c'est important soient vaccinés de manière prioritaire au plus tard au mois de mars, est-ce que c'est décidé, est-ce que c'est acté ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
Alors nous y travaillons dans le cadre de l'accélération générale ? en tout cas l'objectif c'est de pouvoir commencer au mois de mars si possible ? bien sûr en respectant toutes les priorités bien légitimes que le ministère de la Santé peut avoir avec d'abord les personnes les plus âgées de notre pays.

SONIA MABROUK
Oui mais là il y a eu une accélération, par exemple ce matin les pompiers et les aides à domicile sont intégrés.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Donc bien sûr les personnes déjà très vulnérables sont regardées de manière, doivent être regardées de manière particulière dans l'Education nationale comme dans d‘autres institutions. Mais ce que je souhaite et le travail que nous faisons, une première cohorte puisse être concernée au mois de mars.

SONIA MABROUK
Oui c'est ce que vous souhaitez.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui mais je le souhaite de manière…

SONIA MABROUK
Vous faites, j'allais dire une demande …

JEAN-MICHEL BLANQUER
Oui c'est un travail. Vous savez, on est collégial, on est coopératif, on est constructif dans le gouvernement, je travaille étroitement avec Olivier VERAN sur tous les sujets et sur celui-là je suis capable de comprendre qu'il faut commencer par les personnes âgées, continuer avec les personnels des hôpitaux, mais juste après viennent les personnels de mon ministère parce qu'ils sont effectivement en contact avec les enfants, les adolescents et c'est bien normal d'être très attentif aux enjeux de prévention.

SONIA MABROUK
Evidemment, plus d'un million et demi de personnel dans l'éducation nationale.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Et pour l'instant nous avons réussi à ce que les taux de contamination chez les professeurs ne soient pas particulièrement élevés, mais c'est notamment parce que justement les mêmes professeurs ont un très grand sens des responsabilités, ont porté les masques, ont fait ce qu'il fallait en matière de respect des gestes barrières, d'aération des classes etc. Tout le monde s'y est mis et franchement je veux saluer là aussi le sens des responsabilités, je veux saluer les parents d'élèves, évidement les professeurs, les personnels, les collectivités locales.

SONIA MABROUK
Tout le monde s'y est mils. Evidement là vous parlez…

JEAN-MICHEL BLANQUER
Tout le monde s'y est mis, c'est ça une belle société résiliante capable d'être plutôt unie, plutôt que divisée face à ce type de défi.

SONIA MABROUK
Monsieur le Ministre c'est un beau message et pourtant…

JEAN-MICHEL BLANQUER
Et nous l'illustrons par l'Education nationale.

SONIA MABROUK
La colère du président de la République sur la stratégie vaccinale, mais dites-moi c'est un cruel mea-culpa.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Non c'est surtout une impulsion nécessaire, vous savez dans des moments comme ceux-là il faut savoir en quelque sorte faire accélérer l'attelage.

SONIA MABROUK
Mais qui décide si ce n'est le chef, à qui incombe la responsabilité si ce n'est au chef ?

JEAN-MICHEL BLANQUER
C'est pour ça qu'il l'a prend en prenant cette impulsion supplémentaire qui était nécessaire et je participe de cette impulsion en disant qu'il faut accélérer aussi du côté des professeurs.

SONIA MABROUK
Pour conclure Monsieur le Ministre, de promesses contradictoires en restrictions arbitraires, le macronisme s'apparente-t-il comme le dit Jacques JULLIARD dans le Figaro hier à un confusionnisme ? Est-ce que vous comprenez que les Français parfois ne s'y retrouvent plus ? Ça vous fait sourire.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Ça me fait sourire parce que dans confusionnisme, on peut entendre la philosophie chinoise.

SONIA MABROUK
Chacun y voit ce qu'il veut.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Vous avez sans doute voulu dire confusionnisme.

SONIA MABROUK
Effectivement.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Moi je reste très fidèle au en même temps qui fonctionne pour l'éducation parce que nous avons besoin d'avancer sur ce qui fait marcher notre société, mais aussi ce qui permet plus de justice et donc les deux choses vont ensemble. Par exemple pour l'Education nationale, ça signifie hausser le niveau général, hausser le niveau de tous nos élèves et aussi lutter contre les inégalités sociales, ces deux grandes priorités de l'Education nationale sont typiques de ce « en même temps » qui oui fonctionne, je pense que l'immense majorité des Français sentent bien qu'on a besoin d'avoir un pied économique et un pied social et d'avancer en ayant à l'esprit et la liberté et l'égalité, et bien sûr la fraternité.

SONIA MABROUK
Le « en même temps » à l'épreuve des faits, nous verrons. En tout ça merci Jean-Michel BLANQUER d'avoir été notre invité ce matin. Bonne journée à vous.

JEAN-MICHEL BLANQUER
Merci à vous et très bonne année à vos auditeurs aussi.

SONIA MABROUK
Merci également meilleurs voeux.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 7 janvier 2021