Interview de Mme Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du logement, à Sud Radio le 26 avril 2021, sur le bilan de MaPrimeRénov', le logement social, la mixité, l'antisémitisme et le terrorisme.

Texte intégral

CECILE DE MENIBUS
Le "Petit déjeuner politique" ce matin, c'est Emmanuelle WARGON, ministre déléguée chargée du Logement.

PATRICK ROGER
Oui, bonjour Emmanuelle WARGON.

EMMANUELLE WARGON
Bonjour Patrick ROGER.

PATRICK ROGER
Avant de parler logement, rentrée des classes, 20 000 personnes hier à Paris, en colère, pour protester contre l'irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah HALIMI. Est-ce que cette affaire ne révèle pas tout de même, une inadaptation de notre système judiciaire ?

EMMANUELLE WARGON
Elle révèle en tout cas une inadaptation de loi, parce que quand une décision de justice, qui applique le droit existant est tellement mal comprise, tellement rejetée, ça veut dire que la loi elle-même doit changer, c'est ce qu'a dit le président de la République, et Eric DUPOND-MORETTI présentera d'ici fin mai, un nouveau texte de loi, pour mieux faire la part des choses, entre l'irresponsabilité pénale, la question de la consommation de la drogue et son facteur aggravant ou pas. Cette décision peut être perçue comme un déni de justice en fait.

PATRICK ROGER
Oui, le syndicat de la magistrature dit, voilà, il dénonce cette mise en cause de la justice, en disant : "On applique la loi pour l'instant".

EMMANUELLE WARGON
En fait, cette décision elle est perçue par beaucoup de Français, évidemment par la communauté juive mais pas que par la communauté juive, parce que c'est une décision qui concerne tout le monde, c'est un sujet qui concerne tout le monde, ça peut être perçu comme un déni de justice, or la justice elle l'applique la loi aujourd'hui. Donc la question ça n'est pas l'institution judiciaire, c'est la loi que la justice applique. Et on voit bien que cette loi est devenue inadaptée. Donc la réponse elle est dans le changement de la loi. Et moi je l'appelle et je l'attends, je pense qu'elle est indispensable.

PATRICK ROGER
Au-delà de ça, il y a aussi quand même l'antisémitisme, toujours en France ?

EMMANUELLE WARGON
Il y a de l'antisémitisme en France, il y en a depuis longtemps. On a eu une résurgence depuis maintenant une bonne dizaine d'années, il y a eu des crimes antisémites terribles, et donc ça nécessite une vigilance. L'antisémitisme ça n'est pas que la question de la Communauté juive, encore une fois, c'est comme tous les racismes, c'est un cancer de cette société et il faut absolument qu'on soit tous très vigilants.

PATRICK ROGER
Oui, mais ça passe par quoi ? Parce qu'on le voit, il y a une montée des radicalisations de part et d'autre, l'islamisme qui est toujours extrêmement présent, qui menace justement aussi la population juive, mais pas seulement, il y a cette policière qui a été tuée. Il y aura un hommage cet après-midi.

EMMANUELLE WARGON
Ça passe par la lutte contre le ou les séparatismes, qu'ils viennent de l'islamisme radical, qu'ils viennent de l'ultra droite, parfois de groupes radicalisés qui viennent aussi de l'ultragauche. On déjoue chaque année des attentats en France. Ça vient… Il faut, voilà, lutter contre tous ceux qui ne respectent plus les valeurs fondamentales de la République, dont le respect des autres et qui cherchent à atteindre cette République à travers des actes violents. C'est finalement le même combat, la lutte contre le séparatisme, l'islamisme radical et l'antisémitisme.

PATRICK ROGER
Oui. Il y en a certains qui dénoncent dans l'affaire aussi de Rambouillet, avec ce radicalisé qui est venu de Tunisie il y a 10 ans, qu'on manque de contrôles, quand même, aux frontières.

EMMANUELLE WARGON
Moi, je me méfie de l'amalgame ou du lien trop direct entre immigration et terrorisme, qui a été fait ce week-end, y compris par la droite dite républicaine par Valérie PECRESSE. Parce que malheureusement dans les affaires de terrorisme que nous avons subies, là, dans les dernières années, une partie, la majeure partie des terroristes étaient en fait français ou nés en France. Donc ce n'est pas seulement ou pas principalement une question d'immigration, c'est une question de radicalisation.

PATRICK ROGER
Mais dernièrement, beaucoup de cas, je pense effectivement à Samuel PATY avec ce jeune Tchétchène, à Nice également avec ce Tunisien, quand même ils venaient de l'extérieur.

EMMANUELLE WARGON
Certains venaient de l'extérieur, d'autres étaient français ou nés en France. Ce contre quoi on doit vraiment lutter, mais de toutes nos forces, c'est cette radicalisation, cette radicalisation qui prospère aussi parfois sur le désespoir, sur la difficulté, qui emmène des personnes qui étaient bien intégrées, vers une haine de la société française, de la France, de la République, de ce qu'on représente, et ça on ne peut pas réduire ça à une question d'immigration.

PATRICK ROGER
Oui, mais Valérie PECRESSE a tort de faire le lien entre immigration et… ? Je rappelle aussi qu'elle est présidente, évidemment, de la région Ile-de-France, et que vous, vous allez soutenir le candidat de la République en marche Laurent SAINT-MARTIN dans cette campagne. Cette question sera aussi prioritaire ?

EMMANUELLE WARGON
La question de la sécurité, elle sera prioritaire, elle est prioritaire pour le gouvernement, pour le président dans la République, elle est aussi prioritaire dans la campagne des régionales. Moi je serai candidate dans le Val-de-Marne, avec Laurent SAINT-MARTIN, notre candidat pour les régionales, et la première proposition que nous avons faite, c'est une proposition sur la sécurité du quotidien, une proposition sur la sécurité dans les transports. Donc cette préoccupation de la sécurité, je crois qu'elle est partagée partout. Après, lorsque le lien se fait entre terrorisme et immigration, s'il mène à une forme de stigmatisation, s'il mène à dire qu'en fait les solutions simplistes c'est juste la lutte contre l'immigration, en fait, je pense qu'il passe à côté des vraies causes.

PATRICK ROGER
Non mais ça en fait partie, quand même, Emmanuelle WARGON, non ?

EMMANUELLE WARGON
Ça en fait partie, parce que tous ces phénomènes…

PATRICK ROGER
Il y a eu quand même beaucoup de gens entrés clandestinement du le territoire, et ça continue.

EMMANUELLE WARGON
Tous ces phénomènes sont compliqués, donc évidemment tout est lié, mais on ne peut pas réduire, on ne peut pas dire que la lutte contre le terrorisme serait réglée si on était plus dur sur l'immigration. La lutte contre le terrorisme, c'est la lutte contre ceux qui s'attaquent à nos valeurs.

PATRICK ROGER
Emmanuelle WARGON, la rentrée des classes ce matin, notamment pour les écoliers en primaire, est-ce bien raisonnable, sachant que le virus circule beaucoup via les enfants ?

EMMANUELLE WARGON
Vous savez, l'école c'est aussi extrêmement important pour l'équilibre des enfants, pour les apprentissages. Et donc nous avons cherché à maintenir l'école autant que possible, le plus possible. Là, ça reprend avec des protocoles très stricts, uniquement en primaire et en maternelle. Le Premier ministre l'a dit, l'épidémie recule un peu, on est sur un plateau mais le nombre de cas recule un peu…

PATRICK ROGER
On est sur un plateau, quand même, comme vous le dites.

EMMANUELLE WARGON
On est sur un plateau, mais le nombre de cas recule un peu. Les protocoles sont extrêmement stricts à l'école, donc le rapport entre…

PATRICK ROGER
Enfin, dans les cantines strict, oui mais c'est quand même compliqué.

EMMANUELLE WARGON
Dans les cantines au maximum, d'ailleurs vous avez vu le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel BLANQUER, a dit que dans la mesure du possible, si les familles pouvaient garder les enfants à la maison pour le déjeuner, ça permettait d'alléger un petit peu la pression sur les cantines. C'est important que ce ne soit pas une année scolaire perdue, c'est aussi une question d'égalité de tous les élèves devant l'éducation, pour la suite, donc c'est un combat qui mérite d'être mené.

PATRICK ROGER
Le logement, venons-en à votre dossier, avec le dispositif MaPrimeRénov', qui a été lancé l'année dernière pour les ménages les plus modestes, il a été étendu et élargi aujourd'hui à beaucoup de Français pour la rénovation. Quels sont les chiffres aujourd'hui ?

EMMANUELLE WARGON
Alors, les chiffres sont en fait extrêmement impressionnants, ils sont très très bons. On a eu 220 000 dossiers déposés cette année, en 3 mois et demi, c'est-à-dire autant que toute l'année dernière. Donc on voit bien qu'on est sur une multiplication presque par 4 du rythme du nombre de dossiers déposés MaPrimeRénov'. Ça veut dire que MaPrimeRénov' ça répond à un besoin, ça a trouvé son public, et moi j'incite vraiment tous les Français qui ont envie de faire des travaux chez eux, d'amélioration, de rénovation énergétique, à aller voir maprimerenov.gouv.fr, ça marche, c'est simple. Les dossiers sont payés, alors évidemment il y a un peu des bugs…

PATRICK ROGER
Attention aux arnaques, il y a quelques arnaques qui ont été dénoncées.

EMMANUELLE WARGON
Alors, les arnaques, elles ne sont pas tellement sur MaPrimeRénov', elles étaient plutôt sur les dispositifs d'avant à 1 €, qu'on l'on est en train d'arrêter progressivement, au profit précisément de MaPrimeRénov'. Et puis on a des très bons taux de satisfaction sur MaPrimeRénov', de ceux qui l'utilisent, on est autour de 85%, donc c'est vraiment très encourageant.

PATRICK ROGER
Les professionnels de l'immobilier sont assez inquiets quand même concernant l'ensemble des mesures qui vont restreindre le marché de la location, si les bâtiments, les logements ne sont pas mis en œuvre, en fait dans les années qui viennent, avec une date limite, 2025.

EMMANUELLE WARGON
Alors, on a fait un choix dans la loi climat et résilience, de dire qu'à partir de 2025, pour les logements qui sont les plus, ce qu'on appelle des passoires, c'est-à-dire des logements très très mal isolés, les étiquettes G, puis à partir de 2028 pour les étiquettes F, on ne pourrait plus mettre en location. Mais ça laisse 3 ans ou 6 ans pour faire des travaux. MaPrimeRénov' est ouverte aux propriétaires bailleurs, à partir de cet été, donc ça veut dire qu'on va pouvoir financer les travaux des propriétaires pour leurs locataires. On va améliorer encore l'accompagnement, la loi climat et résilience le prévoit, donc ça laisse le temps de s'organiser, ça laisse le temps de faire des travaux, et on augmente la valeur du bien aussi.

PATRICK ROGER
Oui, mais comment ça se passera pour les copropriétés si certains propriétaires ne veulent pas effectivement faire ces travaux, et qu'eux-mêmes ne mettent pas leur appartement en location ? Comment feront les autres ?

EMMANUELLE WARGON
Vous avez raison, la copropriété c'est elle qui décide pour un certain nombre de travaux, on a simplifié et rendu plus faciles les travaux en copropriété. Après, un appartement dans lequel le propriétaire en copropriété voulait faire les travaux, n'a pas réussi, là il n'y aura pas d'interdiction de location.

PATRICK ROGER
Oui. Il n'y aura pas cette interdiction.

EMMANUELLE WARGON
Non.

PATRICK ROGER
Mais il devra le justifier à travers des PV.

EMMANUELLE WARGON
Il devra simplement le justifier, juste montrer qu'il y a eu une demande de travaux faite, un PV, et que ce copropriétaire a voté pour les travaux.

PATRICK ROGER
Votre autre champ de bataille c'est la mixité sociale. Quelle réforme à venir ? La prolongation au-delà de 2025 aussi de l'obligation de 25% de logements sociaux dans les villes ?

EMMANUELLE WARGON
Oui, moi je me bats pour qu'on continue à faire du logement social. On a 2 millions de Français qui sont sur liste d'attente pour accéder à un logement social en France, et le logement social c'est pour 70% des Français. 70% des Français respectent les conditions de ressources du logement social. Donc il faut continuer à en faire, partout, y compris dans les communes riches, et c'est la raison pour laquelle je propose dans une prochaine loi qui arrive, une loi sur la décentralisation, de rendre permanente cette loi, qui s'appelle la loi SRU, et qui dit qu'il faut 25% de logements sociaux partout, et donc les communes auront cette obligation jusqu'à ce qu'elles atteignent 25%.

PATRICK ROGER
Oui, et sinon, donc il y aura toujours des sanctions.

EMMANUELLE WARGON
Sinon il y aura toujours des sanctions…

PATRICK ROGER
Financières ?

EMMANUELLE WARGON
… des amendes, des sanctions financières, et parfois même la reprise par l'État des permis de construire.

PATRICK ROGER
Pourquoi le logement social fait peur, pour certains maires ?

EMMANUELLE WARGON
Je pense que le logement social, parfois, est assimilé, enfin, là aussi c'est de la stigmatisation pure et simple, mais moi je vois le maire de ma commune avec lequel j'ai eu un bout de polémique cette semaine…

PATRICK ROGER
On va y revenir dans un instant, oui.

EMMANUELLE WARGON
Qui dit : cette commune est attractive parce qu'il n'y a pas de logement social. Et moi je m'inscris en faux…

PATRICK ROGER
C'est Saint-Mandé.

EMMANUELLE WARGON
Voilà.

PATRICK ROGER
Saint-Mandé, on vous reproche d'avoir un pavillon et en même temps de prôner la mixité sociale et de…

EMMANUELLE WARGON
Mais, que le maire puisse dire : "Ma commune est attractive et donc la ministre est venue s'installer dans cette commune, parce qu'il n'y a pas de logement social", mais ça c'est de la stigmatisation pure et simple. Cette commune elle est attractive tout court, la commune d'à côté, Vincennes, elle est en train de remplir ses objectifs de logements sociaux, et donc une commune heureusement, peut être très attractive, y compris avec du logement social. Donc oui, je crois qu'il y a beaucoup de préjugés, le logement social c'est du logement de qualité pour les classes moyennes, pour tous les Français.

PATRICK ROGER
Oui, mais sauf que vous le savez, évidemment beaucoup des personnes qui vont dans ces logements sociaux y restent longuement, puisqu'elles peuvent y rester quasiment à vie aujourd'hui.

EMMANUELLE WARGON
Mais il y a une question autour des attributions de logements sociaux, et ça fait partie des sujets sur lesquels je pense qu'une réforme…

PATRICK ROGER
Est-ce que ce n'est pas un sujet prioritaire, ça ?

EMMANUELLE WARGON
Si, je pense que c'est un sujet très important, pour que ces attributions elles permettent là aussi une bonne mixité sociale dans le logement social. Si 70% des Français sont éligibles, ça veut dire qu'on peut proposer à plusieurs types de ménages d'aller dans le logement social. Moi je voudrais aussi remettre dans les priorités du logement social, les travailleurs clés, les travailleurs de la deuxième ligne, ceux dont on a tellement besoin pour faire fonctionner nos villes, notre économie…

PATRICK ROGER
Et eux n'ont pas le droit ?

EMMANUELLE WARGON
Eux sont en théorie éligibles au logement social, comme tous les Français, parfois l'équilibre ne se fait pas bien entre ces travailleurs et des ménages plus en difficulté, et c'est cet équilibre de proximité qu'il faut qu'on retravaille.

PATRICK ROGER
Et ça peut passer par quoi alors ? Par des sanctions ?

EMMANUELLE WARGON
Ça passe d'abord je pense par une analyse à l'échelle des villes et des intercommunalités, sur qui habite où, et comment est-ce qu'on trouve cette mixité sociale…

PATRICK ROGER
On dit qu'il n'y a pas de suivi d'ailleurs sur ces dossiers, que des gens restent etc., alors qu'ils n'ont plus, ils ne devraient plus bénéficier de ces logements sociaux.

EMMANUELLE WARGON
Le pourcentage de gens qui sont encore dans le logement social et qui n'y ont plus droit est vraiment très faible, c'est quelques pourcents.

PATRICK ROGER
Vous dites vous-même que ce n'est pas bien suivi, qu'on n'a pas beaucoup d'enquêtes à ce sujet.

EMMANUELLE WARGON
Je pense que la question elle est plus autour de comment on attribue, c'est-à-dire comment est-ce qu'on fait que les quartiers dans lesquels il y a beaucoup de logements sociaux sont équilibrés, en termes de mixité sociale, mais les personnes qui sont indûment dans le logement social, parce que finalement leurs revenus ont augmenté et qu'elles y sont toujours, ces quelques pourcents. Après, on peut retravailler cette partie-là aussi.

PATRICK ROGER
Comment vous avez pris les campagnes, la campagne d'affichage de Julien BAYOU, notamment celles qui stigmatise les boomers, qui seraient être supposés, les personnes âgées, des ennemis de l'écologie ?

EMMANUELLE WARGON
C'est vraiment l'écologie que je n'aime pas, moi, c'est l'écologie qui divise, c'est l'écologie qui interpelle, qui stigmatise. Dire, toute une classe d'âge, les boomers sont les ennemis de l'écologie, moi je porte une écologie concrète, qui rassemble, qui apporte des solutions. Et en prime, Julien BAYOU n'a pas été très élégant en disant : "Ce n'est pas moi, je n'avais pas validé". Quand on est un leader, on assume ce que fait son équipe.

PATRICK ROGER
Dernière question avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Oui. Les militaires, des militaires retraités ont publié une tribune dans Valeurs Actuelles, ils appellent Emmanuel MACRON à défendre le patriotisme face à ce qu'ils nomment le délitement de la France. Cette tribune a été saluée par Marine LE PEN, qui propose aux auteurs de la rejoindre. Est-ce que vous êtes choquée, vous, par cette prise de position ?

EMMANUELLE WARGON
Oui, je suis choquée, parce qu'elle oublie les valeurs fondamentales autour de la neutralité de l'armée. L'armée ne fait pas de politique. Qu'elle puisse…

CECILE DE MENIBUS
En même temps, ils sont retraités.

EMMANUELLE WARGON
Les Généraux signataires sont retraités, mais au-delà de ça, elle appelle tous les militaires à la rejoindre. Faire de la politique à partir de l'armée, je trouve ça extrêmement dangereux, donc oui je suis choquée.

PATRICK ROGER
Merci Emmanuelle WARGON.

CECILE DE MENIBUS
Merci beaucoup.

EMMANUELLE WARGON
Merci à vous.

PATRICK ROGER
Ministre déléguée en charge du Logement, était l'invitée ce matin de Sud Radio.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 avril 2021