Interview de Mme Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, à France Inter le 15 juin 2021, sur les réacteurs EPR, les projets d'implantation des éoliennes et la pollution aux hydrocarbures sur la côte Est de la Corse.

Texte intégral

Barbara POMPILI 
Ministre de la Transition écologique

France Inter, Nicolas Demorand – 8h20

15 juin 2021


NICOLAS DEMORAND
Bonjour Barbara POMPILI.

LEA SALAME
Bonjour.

BARBARA POMPILI
Bonjour.

NICOLAS DEMORAND
Et merci d'être au micro d'Inter aujourd'hui. Commençons par cette information de CNN, confirmée hier par EDF, elle concerne le nucléaire dans le Sud de la Chine, deux réacteurs EPR sont en fonction, ce sont les deux seuls EPR en service dans le monde. EDF a reconnu que l'un des deux réacteurs de Taishan avait subi – je cite – une augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire, traduction des médias : il y aurait une possible fuite dans le réacteur en question. Que se passe-t-il, Barbara POMPILI, que pouvez-vous nous dire ce matin ?

BARBARA POMPILI
Ecoutez, ce que je peux vous dire, c'est que nous avons reçu par EDF donc des informations concernant ce qui se passe dans le réacteur de Taishan. D'après ce que nous avons comme informations, tout ça est géré par les autorités chinoises, ce que nous avons comme informations, c'est qu'il y a effectivement une fuite de gaz dans le circuit primaire du réacteur numéro 1 de Taishan, qui reste, selon les informations que nous avons, sous les seuils de sécurité qui sont – les seuils de sûreté – qui sont les seuils officiels.

LEA SALAME
Alors justement, en Chine, le seuil maximal de radioactivité dans le fameux circuit primaire est de 150 becquerels par tonne d'eau, il serait aujourd'hui dans cet EPR entre 250 et 300. Les Chinois, les autorités chinoises l'ont porté à 324, soit plus de trois fois la norme française, est-ce qu'il y a de quoi s'inquiéter, une fois de plus, on vous pose la question, est-ce que vous demandez l'arrêt de ce réacteur ? Qu'est-ce que vous dites ce matin ?

BARBARA POMPILI
Vous savez, la décision d'augmenter des seuils comme ça, ça relève des autorités de sûreté chinoises, ils ont pris cette décision, ce que je peux vous dire, c'est que, après Fukushima, après Tchernobyl, on a des règles de sûreté qui ont été fortement remontées partout dans le monde, et que, aucun pays ne joue avec la sûreté des installations nucléaires.

LEA SALAME
Même la Chine, vous voulez dire, vous avez pleinement confiance dans les autorités de sûreté nucléaire chinoises ?

BARBARA POMPILI
Tout ce que je sais, c'est qu'il y a une autorité de sûreté nucléaire en Chine qui a validé la remontée de ce seuil.

LEA SALAME
Donc, pardon, la transparence est garantie on sait exactement, vous êtes confiante ce matin, parce que c'est sûr que…

BARBARA POMPILI
Pour l'instant, je vous parle des informations que nous, nous avons, les informations, elles passent d'industriels à industriels, nous les avons par EDF. Et EDF d'ailleurs a demandé, et ils l'ont dit, à avoir un CA du consortium qui travaille sur Taishan, puisque EDF en est actionnaire, mais minoritaire, tout ça est géré par les Chinois, pour avoir plus d'informations.

NICOLAS DEMORAND
Dans ces conditions, êtes-vous favorable au fait de lancer, de commander de nouveaux réacteurs EPR dans les prochaines années pour la France, Yannick JADOT, l'eurodéputé écologiste a tweeté hier que l'EPR, à l'épreuve de son fonctionnement de sa sécurité réelle et de la démocratie, est une catastrophe, stoppons ces projets ! Quelle est votre position sur le sujet, est-il urgent d'attendre ?

BARBARA POMPILI
Moi, ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas qu'on ait une réflexion sur notre politique énergétique en partant, comme ça, d'un fait en réaction à un fait qui se passe, sachant que, selon les informations que nous avons, ce qui est en train de se passer, ça a déjà existé dans d'autres réacteurs, y compris des réacteurs français, donc hâtons-nous de réfléchir. Et donc, ne réagissons pas comme ça au premier événement qui arrive, réfléchissons concrètement, sérieusement, toutes les énergies ont des avantages et des inconvénients, regardons-les, mais ne réagissons pas chaud.

LEA SALAME
A l'inverse, Arnaud MONTEBOURG, à ce micro, défendait, la semaine dernière, l'utilité du nucléaire, une énergie décarbonée, disait-il, est une solution dans la lutte contre le réchauffement climatique, est-ce que vous partagez son analyse, le nucléaire est nécessaire ?

BARBARA POMPILI
Alors, moi, je considère qu'il faut qu'on arrête de parler comme ça avec des grandes phrases, il faut essayer de trouver des solutions concrètes, le nucléaire aujourd'hui, c'est plus de 70% de l'électricité produite en France. Donc évidemment, le nucléaire, on en a maintenant, et on va en avoir encore pour des années, l'avantage du nucléaire, c'est qu'il est décarboné, il a d'autres inconvénients, notamment sur les questions de sûreté à gérer, mais aussi les questions des déchets, les autres énergies, comme les énergies renouvelables, elles ont d'autres problèmes, ça peut être leur intermittence, même si c'est en train d'être géré, et notamment les questions d'acceptabilité, mais tout ça, ça se regarde sérieusement, on a des projections de l'Agence internationale de l'énergie, qui nous dit que d'ici 10, 15 ans, le nouveau nucléaire, parce que, aujourd'hui, les réacteurs français sont vieillissants, donc si on veut continuer nucléaire, il va falloir les changer, le nouveau nucléaire, ça coûterait trois à quatre fois plus cher que les énergies renouvelables ; donc ceux qui me disent qu'il ne faut faire quasiment que du nucléaire, je leur dis : ok, mais qu'est-ce qu'on va dire aux contribuables français et aux clients français quand, à côté, dans le pays d'à côté, ils auront une énergie qui sera trois à quatre fois moins chère à produire ; on ne peut pas réfléchir comme ça, il faut sortir, là, des dogmes, et il faut regarder les choses de la manière la plus pragmatique possible, pour avoir des énergies qui assurent nos besoins en électricité et qui aussi assurent une facture qui soit la moins importante possible pour les Français...

LEA SALAME
Oui, mais il y a des débats en ce moment assez tendus au Parlement européen, à la Commission européenne, pour savoir si le nucléaire est ou n'est pas une énergie verte, quel est votre point de vue ?

BARBARA POMPILI
Je considère qu'on ne peut pas considérer qu'une énergie est parfaitement verte quand elle génère des déchets, qui sont des déchets reconnus comme mauvais. Maintenant, ce qui se passe sur la question de la taxonomie, puisque c'est la question de la taxonomie européenne, c'est de savoir si, de manière transitoire, on peut considérer qu'une énergie qui est décarbonée peut aider à la lutte contre le changement climatique, et donc, c'est ça qui fait l'objet des débats en ce moment à Bruxelles.

LEA SALAME
Et votre avis ?

BARBARA POMPILI
Eh bien écoutez, la France porte cette position.

NICOLAS DEMORAND
Puisqu'on est sur l'énergie, quelques mots de la question des éoliennes, le débat a été lancé par une tribune incendiaire de Stéphane BERN, qui s'en est pris à votre politique, Barbara POMPILI, il dénonce ce qu'il appelle le diktat éolien avec vos plans d'implantation des éoliennes. Madame POMPILI se rend coupable de destruction d'un patrimoine naturel, d'atteinte à la biodiversité, d'artificialisation des sols et de soutien aux énergies fossiles, fin de citation. Depuis, Marine LE PEN dit que les éoliennes n'ont plus leur place en France, Xavier BERTRAND est tout aussi critique, mais est-il vrai, comme l'affirme Stéphane BERN, que les éoliennes ne fonctionnent que 21% du temps ?

BARBARA POMPILI
Ah, là, là, on en a beaucoup entendu parler de ça, les éoliennes fonctionnent à 75% du temps. Et elles fonctionnent à pleine puissance 25% du temps, donc c'est ça cette guerre de chiffres…

LEA SALAME
Pourquoi, pourquoi est-ce qu'elles fonctionnent à leur maximum, 25% du temps seulement ?

BARBARA POMPILI
Eh bien, d'abord, parce que je ne connais aucune énergie qui fonctionne à 100% tout le temps, mais, là, c'est tout simplement en fonction du vent, c'est-à-dire qu'il y a des fois où il y a plus de vent, moins de vent, et donc les éoliennes fonctionnent en fonction de ça, et ça poserait un problème si les éoliennes concernaient 100% de notre production électrique, ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui, c'est 8%. Et on veut la faire passer à 15%, ce qui est largement absorbable avec d'autres sources d'énergie renouvelables. Donc c'est cette question ne se pose pas…

LEA SALAME
Donc il a tort, Stéphane BERN, quand il fait sa guerre aux éoliennes ?

BARBARA POMPILI
Je pense que si Stéphane BERN veut protéger notre environnement, il y a à mon avis d'autres combats plus prioritaires. Après, il a posé un certain nombre de questions qui existent, notamment sur le sentiment d'encerclement que peuvent avoir certaines populations dans les endroits où on en a mis beaucoup, sur le fait qu'il y a un besoin de plus de concertations avec les habitants, avec les élus, moi, je suis la première à reconnaître qu'il y a des endroits où ça ne s'est pas passé comme il aurait fallu, et c'est pour ça que j'ai demandé aux préfets de faire une circulaire pour regarder, pour faire une cartographie de là où on peut mettre des éoliennes selon les territoires, et ensuite, pour qu'il puisse y avoir sur... où on peut les mettre, c'est des endroits où il y a du vent, où il n'y a pas de problèmes patrimoniaux, c'est-à-dire, où on n'a pas un endroit remarquable qu'il faut préserver, s'il y a aussi des radars militaires par exemple. Bref, toutes ces questions-là, pour qu'on ait une vraie cartographie, où on sache où on peut en mettre et où on ne peut pas en mettre. Et ensuite, nous avons des objectifs au niveau national qui vont être déclinés dans les régions, et donc, on se dira : bon, eh bien, voilà, dans notre région, il faut mettre tant d'éoliennes, mais pas seulement, tant de photovoltaïque, tant... là, on peut les mettre dans cet endroit-là, dans cet endroit-là, dans cet endroit-là, discutons là où c'est possible, là où ça n'est pas possible.

LEA SALAME
Après, il y a l'autre grande critique, c'est celle qui dit que seulement 1% des éoliennes sont produites en France, qu'on est en train de financer une industrie qui n'est pas française…

BARBARA POMPILI
Oui, eh bien, voilà, je suis totalement d'accord avec le fait qu'on a bien loupé le coche sur les renouvelables pendant trop d'années, et que, maintenant, moi, j'aimerais bien qu'on ait une vraie filière des renouvelables françaises, et c'est pourquoi notamment sur l'éolien offshore, on ne loupe pas le coche ce coup-ci, en ayant une usine qui est en place au Havre pour construire des éléments d'éoliennes, il va y avoir aussi une usine à Brest, et puis, on installe partout, enfin, une filière, parce que, oui, j'en ai marre qu'on soit en retard sur ces énergies-là, qui, je le rappelle, selon l'Agence internationale de l'énergie, dans le monde, ce sera 90% des énergies qui seront... enfin, de l'électricité qui sera produite à partir des différents renouvelables. On ne peut pas être à la traîne là-dessus. Donc rattrapons le retard.

NICOLAS DEMORAND
Deux questions sur la Corse, beaucoup d'auditeurs en ont également, deux questions sur la Corse avant d'en venir à la loi Climat, que pouvez-vous nous dire ce matin sur ce qui se passe donc sur la côte Est de la Corse, pollution en mer aux hydrocarbures qui menace le littoral depuis quelques jours, les pompiers ramassaient hier à la pelle des galettes d'hydrocarbure sur la plage de Solaro, les élus corses sont en colère, ils parlent de dégazage sauvage d'un navire, où en est-on donc, où en est l'enquête, a-t-on retrouvé le navire ?

BARBARA POMPILI
Oui, alors, là, nous sommes sur de la délinquance caractérisée, ce sont des bandits environnementaux qui dégazent, donc qui vident leurs cales de ce qu'on appelle les eaux grises, qui ont été utilisées dans le moteur, pour éviter d'avoir à le faire à quai, et pour faire des économies. Donc ces gens-là sont des délinquants, ils sont en train d'être poursuivis, l'enquête avance bien, et je pense qu'on va pouvoir les arraisonner assez vite.

LEA SALAME
C'est-à-dire que là, on a repéré le bateau, le navire qui aurait dégazé ?

BARBARA POMPILI
On a circonscrit à quelques bateaux, maintenant, qu'on soupçonne, et maintenant, on va aller vérifier.

LEA SALAME
Trois bateaux, c'est ça, vous aviez dit…

BARBARA POMPILI
C'est ce que je vous avais dit...

LEA SALAME
On est toujours à trois bateaux soupçonnés…

BARBARA POMPILI
C'est ce que je vous avais dit, oui, effectivement, on est sur... vous voyez, maintenant, on a quand même très peu de bateaux, on sait où ils sont, et donc on va aller pouvoir faire les contrôles…

LEA SALAME
Dans des ports européens, ils sont ?

BARBARA POMPILI
Exactement.

LEA SALAME
Donc on va pouvoir les contrôler ?

BARBARA POMPILI
Exactement.

LEA SALAME
Là, dans la journée ou demain ?

BARBARA POMPILI
Le plus vite possible, là, je n'ai pas la date, mais en tout cas, ça avance bien, et je peux vous dire qu'ils seront sévèrement punis, on ne peut pas continuer comme ça, après, sur les pollutions, nous avons mis en place tous les moyens pour pomper au maximum cette pollution en mer, maintenant, on a des nappes qui se sont un petit peu disloquées, donc, ce n'est pas facile, et on a quelques arrivées sur les plages, mais grâce au pompage qu'on a fait avant, ce sont des petites galettes. Alors, je rappelle…

LEA SALAME
N'empêche que ça tombe mal avec la saison touristique qui commence, là, pour les élus corses, ils sont en colère, et on peut les comprendre…

BARBARA POMPILI
Mais ils ont raison, ils ont raison d'être en colère contre cette délinquance environnementale qui est insupportable, et là, ce que nous avons fait, c'est que nous avons mis les moyens, et donc les quelques plages où il y a eu des galettes, elles ont été ramassées, et je dis aux promeneurs que si jamais ils en voient, par contre, ils n'y touchent pas, et ils alertent les autorités.

LEA SALAME
Barbara POMPILI, votre texte à présent, le projet de loi Climat qui a été voté à l'Assemblée nationale, qui est arrivé au Sénat, vous êtes restée jusqu'à minuit et demi hier au Sénat pour le défendre, il y a beaucoup d'amendements beaucoup de discussions, et une des questions brûlantes tient en trois lettres, ZFE, Zone à Faible Emission, pour améliorer la qualité de l'air, l'Etat souhaite multiplier dans les grandes agglomérations les secteurs interdits aux véhicules les plus polluants, donc il y aura plusieurs zones dans les grandes villes ; cette interdiction va avoir un impact très concret sur la vie des automobilistes, puisque nombre d'entre eux n'auront pas ou plus de voiture aux normes. L'association "40 millions d'automobilistes" dit : en termes de colère, les appels et les courriers sur ce sujet sont encore plus virulents que lors de l'augmentation du prix des carburants, la taxe carbone, il y a trois ans, qui a donné les gilets jaunes, ou même la réduction de la vitesse à 80 km/h. Qu'est-ce que vous répondez à ça, Barbara POMPILI, est-ce que vous avez un sujet explosif entre les mains qui peut déclencher sur un nouveau mouvement comme les gilets jaunes ?

BARBARA POMPILI
Je vous rappelle que si nous mettons en place les zones à faible mission, c'est pour sauver des vies. Aujourd'hui, en France, on a 40 000 personnes qui meurent par an à cause de la pollution de l'air, dont on sait que l'immense majorité, c'est à cause des oxydes d'azote qui sont émis par la circulation automobile. Donc on ne fait pas ça pour s'amuser, on a des projections qui montrent que, par exemple, en région parisienne, on pourrait sauver 6 600 vies par an, donc, voilà ce qu'on est en train de faire, nous sommes très en retard, les autres pays européens le font, en Allemagne, on a plus d'une centaine de ZFE, en Italie aussi, en France, on n'en a que deux. Donc autant vous dire qu'on est en retard, après, ce sont des mesures qui effectivement empêchent un certain nombre de voitures de rentrer, alors, regardons aussi…

NICOLAS DEMORAND
C'est discriminatoire dit "40 millions d'automobilistes", ça pénalisera le plus durement les foyers les moins aisés, ceux qui n'ont pas les moyens de résider dans les centres villes, et qui ont donc le plus besoin de leur véhicule motorisé pour se déplacer au quotidien.

BARBARA POMPILI
C'est pourquoi nous avons fait en sorte que tous ceux qui ont ce genre de véhicule, n'oublions pas qu'on est sur des véhicules-là qui ont entre 15 et 25 ans, donc ce sont des véhicules anciens, il faut savoir que le turn-over, entre guillemets, des véhicules, c'est aux alentours de 18 ans, donc on est quand même sur le turn-over à peu près normal des véhicules, et ensuite, on met en place des aides pour pouvoir justement aider ceux qui vont avoir besoin de changer de voiture. Les aides, elles peuvent aller jusqu'à 12 000 euros pour acheter une voiture neuve électrique ou de petit calibre motorisé. On est sur une augmentation, ça peut aller jusqu'à 14 000 euros, dans les ZFE, et dans la ZFE de la métropole du Grand Paris, on peut aller jusqu'à 19 000 euros pour acheter une voiture neuve avec la prime à la conversion, les bonus. Donc on aide les personnes, et ça peut aller jusqu'à 12.000 euros pour des voitures qui sont des voitures d'occasion.

LEA SALAME
Laurent, sur l'appli : avec les ZFE, ne craignez-vous pas d'accélérer la désertification des centres-villes ?

BARBARA POMPILI
Non, je ne crois pas, je ne crois pas, parce qu'on a des centres villes qui vont être de plus en plus attractifs aussi, parce qu'on veut rien, et ça, on met en place aussi des politiques pour cela, on veut remettre des commerces dans les centres-villes, on sent qu'il y a une envie de vie de quartier, mais tout ça, ça peut se faire si on accompagne tout le monde, donc accompagner tout le monde, c'est aider les gens à pouvoir acheter d'autres voitures, c'est aider à développer les transports en commun, on l'a fait notamment avec le plan de relance, c'est favoriser le covoiturage, dont on voit que quand il est mis en place, ça fonctionne bien, ça fait faire des économies, j'ai une dame qui faisait du covoiturage, qui me racontait qu'elle faisait 800 euros d'économies par an. Il y a plein de solutions. Ce qu'il faut, c'est que les personnes puissent bouger, que la mobilité ne soit pas empêchée, par contre, oui, moi, j'assume le fait qu'on peut sauver des vies grâce à ça, et qu'il suffit de bien l'organiser, mais on ne veut laisser personne sur le bord du chemin.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 16 juin 2021