Conseil des ministres du 22 septembre 2021. La rentrée universitaire.

Texte intégral

La ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a présenté une communication sur la rentrée universitaire.

La rentrée universitaire 2021/2022 a été préparée sous une forme principalement présentielle après trois semestres fortement perturbés par la pandémie de Covid-19 et dans un cadre sanitaire adapté et s'appuyant sur un travail approfondi des établissements d'enseignement supérieur et des communautés universitaires.

1. L'adhésion marquée des étudiants en faveur de la vaccination

Dans le prolongement de l'allocution du Président de la République du 12 juillet, une campagne de communication nationale de sensibilisation à la vaccination des étudiants a été lancée. Une instruction interministérielle a été adressée le 6 août dernier à destination des préfets, des recteurs, des directeurs généraux des agences régionales de santé et de l'ensemble des chefs d'établissements, afin d'installer des solutions de vaccination à destination des étudiants dans l'ensemble des sites universitaires, qu'il s'agisse de barnums, de centres de vaccination ou d'accès dédiés dans les centres de vaccination de proximité. Une attention toute particulière est apportée aux étudiants internationaux qui sont individuellement suivis par les établissements afin de les accompagner vers la vaccination.

Aujourd'hui, 88,6% des jeunes de 18 à 24 ans ont reçu au moins une dose de vaccin et près de 80% bénéficient d'un schéma vaccinal complet.

2. La rentrée en 100% présentiel : un engagement tenu

L'objectif d'une rentrée "100% présentiel" a été tenu. Les établissements peuvent de nouveau accueillir les étudiants dans le respect de la capacité nominale d'accueil des salles d'enseignement. Cette rentrée se déroule dans le cadre d'un protocole sanitaire strict : les gestes barrières doivent continuer d'être respectés, le port du masque est obligatoire dans les espaces clos et les activités n'ayant pas de lien avec les activités de formations sont soumises au passe sanitaire.

Les activités festives organisées à l'initiative d'associations étudiantes sont par ailleurs strictement encadrées. Lorsqu'elles sont organisées dans l'enceinte d'un établissement d'enseignement supérieur, elles sont soumises à l'autorisation préalable du chef d'établissement de façon à contrôler le respect du protocole sanitaire défini à cette fin. Ces activités sont dans tous les cas soumises au contrôle du passe sanitaire.

La situation des étudiants et des établissements d'enseignement supérieur dans les territoires ultramarins appelle toute l'attention du Gouvernement. A la lumière de la situation sanitaire dans ces territoires, la rentrée universitaire est organisée selon des modalités adaptées, notamment à distance dans les Antilles.

3. Amplifier la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur

La politique de démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur se poursuit et s'amplifie malgré la crise sanitaire. La campagne nationale de préinscription "Parcoursup" a ainsi permis de proposer aux lycéens l'accès à 19 500 formations, dont plus de 6 000 en apprentissage, pour répondre toujours mieux à la diversité des projets de poursuites d'études. La procédure Parcoursup a été plus efficace : plus de 9 lycéens sur 10 ont reçu au moins une proposition d'admission. L'apprentissage progresse fortement sur Parcoursup : 16% de candidats supplémentaires ont fait ce choix cette année et le nombre de candidats admis a déjà progressé de 18% par rapport à 2020 alors que la campagne se prolonge jusque fin octobre.

La réforme des études de santé se poursuit et réaffirme son ambition pour le premier cycle. Au total : 17 660 places sont offertes en "Médecine, Maïeutique, Odontologie et Pharmacie" pour la rentrée 2021 par rapport à 14 997 places l'an dernier soit une augmentation globale de près de 18%. La filière médecine en particulier voit ses capacités d'accueil progresser de 19,4% avec 1 812 places supplémentaires ; cela représente 11 173 places offertes cette année à comparer aux 9 361 places ouvertes dans le cadre du numerus clausus l'année dernière.

S'agissant des campagnes d'inscription en master, 4 380 nouvelles places ont été créées en perspective de la rentrée et pour accompagner la mise enœuvre du droit à la poursuite d'études prévu par la loi du 23 décembre 2016 portant adaptation du deuxième cycle de l'enseignement supérieur au système Licence-Master-Doctorat. Afin de moderniser l'inscription en master et de la rendre plus fluide, une nouvelle plate-forme nationale permettra, dès la rentrée 2022 aux candidats, d'une part, de disposer de réponses dans un calendrier homogène et resserré et, d'autre part, de libérer des places pour les autres candidats, au fur et à mesure de leurs choix de Master.

Les efforts engagés par le Gouvernement pour donner toute leur place aux technologies digitales et numériques dans l'enseignement supérieur, notamment depuis le lancement en 2017 des appels à projets "nouveaux cursus universitaires", "campus connectés" et "hybridation des formations", ont permis au service public de l'enseignement supérieur de surmonter les difficultés engendrées par la crise sanitaire tout en contribuant à moderniser en profondeur les approches pédagogiques dans les universités et les grandes écoles.

L'insertion professionnelle demeure l'une des principales priorités de l'année universitaire. En effet, cette rentrée voit la mise enœuvre des bachelors universitaires de technologie (BUT). Créé par arrêté du 6 décembre 2019, le BUT accueille ainsi ses premiers étudiants. Ouvert très largement au public des bacheliers technologiques, il conduira en trois ans les étudiants vers un diplôme national conférant le grade universitaire de licence sur l'ensemble des secteurs anciennement couverts par le diplôme universitaire de technologie (DUT).

La rentrée universitaire mobilise des moyens financiers inédits. Pour l'année 2021, 300 millions d'euros a minima de moyens complémentaires ont été notifiés aux établissements d'enseignement supérieur. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2022, les crédits de l'enseignement supérieur et de la recherche progresseront de plus de 700 millions d'euros supplémentaires, constituant un effort inédit. Cet engagement marqué du Gouvernement permettra notamment d'engager les nouvelles tranches de revalorisation de la rémunération des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels scientifiques dans le cadre de la loi du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche et de l'accord majoritaire "rémunérations et carrières", signé le 12 octobre 2020 à Matignon.

4. Améliorer les conditions de vie des étudiants

Attentif à l'accompagnement de chaque étudiant, le Gouvernement décide la reconduction de plusieurs dispositifs dont le recrutement de 20 000 tuteurs. Le projet de loi de finances pour 2022 prévoit une augmentation de 200 millions d'euros des moyens du programme 231 dédié au financement de la vie étudiante, afin de financer la hausse de 1% des bourses sur critères sociaux et le maintien du ticket "restaurant universitaire" à 1 euro pour les étudiants boursiers et ceux en situation de précarité.

En complément de ces mesures, le maintien du dispositif Santé Psy qui a permis, au cours du dernier semestre, d'accompagner les étudiants partout sur le territoire et le renforcement des moyens des services de santé universitaires par le doublement des psychologues témoignent de l'engagement du Gouvernement en faveur des étudiants. Un guide à destination de l'ensemble des étudiants retrace l'ensemble des dispositifs de soutien et d'accompagnement social qui sont mis à la disposition des étudiants.