Déclaration de M. Emmanuel Macron, président de la République, sur Prépas Talents, des parcours de formation et de préparation aux concours de la fonction publique, Paris le 6 février 2026.

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Circonstance : Réception d'élèves bénéficiaires du dispositif prépas Talents du service public

Texte intégral

Madame, Messieurs les ministres,
Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs les directrices, directeurs,
Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités, chers tous.

Je suis très heureux, très fier de vous accueillir en ce jour à l'Élysée. Au fond, cette place est légitime et elle a force d'évidence. Vous avez parfaitement décrit ce qu'a été cette réforme, ce que vous avez su faire ces dernières années pour former ces nouveaux talents de l'État et pour permettre à ces élèves des Prépas Talents de rejoindre le service de l'État, de la République, chacune et chacun selon leurs vocations, leurs envies et les concours réussis. Je tenais à ce que vous soyez là aujourd'hui et je tenais à vous dire quelques mots. Je veux remercier aussi les directrices et directeurs qui sont là. Je leur dirai aussi un mot, je dirais, plus spécifique tout à l'heure parce qu'ils vont vous accueillir. Leur présence à mes côtés, aux côtés des ministres, est très importante.

Toutes et tous, en cet après-midi, vous êtes ici chez vous, à proprement parler, dans cette maison, qui est la maison des Français, dans une place que vous avez su conquérir, arracher, au fond. Ces Prépas Talents, ce que nous voulions faire, vous en avez rappelé la philosophie, est très simple, mais si difficile. D'abord, c'est de continuer la mission qui est celle de notre école, qui est la promesse républicaine. Où que l'on soit né, quelque géographie que ce soit, quelque famille que ce soit, on doit pouvoir progresser dans la République selon ses mérites et ses talents. Donc, ce que cherche chaque jour notre école, et merci à Monsieur le ministre d'être à nos côtés en ce jour, c'est en effet de réparer les inégalités de départ, de donner une chance à chacun, de corriger aussi ce qui, parfois, empêche. Ce que la ministre, à l'époque, a voulu, et je l'en remercie, et ce que son successeur a poursuivi, et merci à l'une et à l'autre d'être là, à nos côtés aujourd'hui, c'était justement, à travers ces Prépas Talents, de lutter contre cette auto-censure, de lutter contre, au fond, cette formule toute simple qui est une trahison de la République " ceci n'est pas pour moi ". Vous avez su le faire à travers ces dernières années, et vos trois témoignages l'ont parfaitement montré. Rien n'est écrit en République avant l'heure. Il y a des concours qu'on réussira, d'autres qu'on ratera, et tout n'est pas accessible, mais on doit vous donner les moyens de faire.

Puis le deuxième objectif, c'était de continuer d'avoir une fonction publique, des fonctions publiques, qui soient à l'image du pays, afin de pouvoir bien servir, afin de pouvoir comprendre notre nation, afin de pouvoir être chaque jour pleinement légitime et donc correspondre et donc correspondre à la société telle qu'elle est. Ces deux objectifs, vous les avez parfaitement remplis et nous allons continuer de les remplir. Donc, les Prépas Talents, c'était, au fond, un instrument pour propulser les destins, effacer ces assignations, casser les barrières. À cet égard, vous avez rappelé les chiffres, je veux ici les redire.

Depuis 5 ans, 7 000 élèves, dont trois quarts d'élèves boursiers sont passés par ces classes. On offre une bourse à 4 000 euros à nos jeunes issus de milieux modestes. Ces élèves réussissent particulièrement bien leur concours, vous l'avez rappelé, avec un taux de réussite de près de 30% et un taux qui est en constante augmentation, avec un souci, justement, pour le tutorat et le mentorat. Vous avez su accompagner ou éveiller des vocations pour les missions de services publics et réussi à casser, justement, ces barrières pour répondre à cette exigence d'égalité.

Nos Prépas Talents sont donc un vrai succès, et vous représentez aujourd'hui une génération de serviteurs de l'État qui correspond à cette ambition. Je veux, je l'ai fait, remercier nos 3 ministres ici présents, leurs administrations qui ont pleinement accompagné, évidemment, ce mouvement, l'ensemble des administrations, notamment la Direction générale de l'administration et de la fonction publique qui a porté ce plan sans relâche. Je serais tenté de dire sous vos différentes capacités, vous tout particulièrement, monsieur le Directeur général, et remercier aussi les 6 écoles de la haute fonction publique ayant créé un concours destiné exclusivement aux Prépas Talents dès le lancement du plan, l'INSP, l'INET, l'EHES, l'ENSP, l'ENAP et l'ENM, ainsi que les écoles d'ingénieurs qui les ont ensuite rejointes. Je veux aussi saluer nos directrices et directeurs des Prépas Talents, nos professeurs engagés dans ces parcours de réussite, l'ensemble de nos enseignants qui encadrent aussi les lycées encordés, et votre témoignage a permis de pleinement les représenter cet après-midi. Au fond, c'est ce que nous avons voulu. Commencer très tôt, pouvoir éveiller des vocations, donner la chance d'accompagner, offrir des expériences que le milieu familial n'aurait pas forcément permis d'avoir et réussir tout au long de ce parcours à aller jusqu'à l'excellence, à aller justement jusqu'à son souhait, sa vocation au service de l'État. En remerciant chacune et chacun, je ne fais pas simplement, en quelque sorte, un propos de convenance. Je veux vraiment vous dire ma gratitude pleine et entière et vous dire combien chacune et chacun d'entre vous est à la hauteur de cette mission républicaine et chacune et chacun d'entre vous, par votre engagement, vous avez permis à des jeunes d'accéder à ces concours, de servir et de pouvoir rejoindre cette magnifique vocation, ce magnifique travail qui est, en effet, de servir les missions d'intérêt général, de servir l'État, et vous avez aidé à réussir.

Alors, vous recevoir dans le moment particulier que nous vivons prend un sens, je dirais, encore plus fort. Nous avons lancé, les images d'ailleurs nous le rappelaient, nous avons lancé ces Prépas Talents en plein Covid, devrais-je dire, entre un moment de déconfinement et un autre de reconfinement, chacun a des souvenirs de cette période. On a collectivement montré qu'on pouvait faire des grandes choses, y compris quand on pense que tout devrait s'arrêter. On va continuer. Je voudrais vraiment vous insuffler cette ambition, parce que ce que vous faites est important et ce que vous faites est grand.

Donc je voudrais dire toute ma confiance, mes encouragements aux plus jeunes qui sont là, nous dire à tous aussi que sur la base de ce qui a été fait, nous devons continuer d'améliorer les choses et de renforcer nos Prépas Talents et notre ambition. Je souhaite que le Gouvernement puisse renforcer encore ce succès, revaloriser encore les bourses, veiller à ouvrir de nouvelles classes sur tout le territoire, aussi des classes plus inclusives. Nous savons que ce besoin existe pour nos élèves en situation de handicap. Il est clair que le mentorat est à l'évidence un facteur de succès supplémentaire dans la révision des concours. On souhaite aussi pouvoir l'étendre et le généraliser. Je remercie tous les fonctionnaires également qui s'engagent et les associations qui nous accompagnent dans cette ambition. C'est notamment vrai après les concours, à l'entrée dans les écoles, ça a été très bien dit, et nous devons travailler à faire réussir à chaque étape du parcours. Là aussi, nous allons continuer de consolider les cordées de la réussite qui fonctionnent et que nous devons continuer de déployer pour lever chacun des obstacles de manière extrêmement concrète et méthodique.

Oui, nous devons aller plus loin. C'est l'indispensable pour tenir compte des circonstances historiques que nous traversons. C'était aussi l'esprit de la réforme de la fonction publique que nous avons portée il y a 5 ans et qui continue de se déployer. Donc, à ce titre, je veux ici dire combien, au-delà des Prépas Talents, ce que nous avons fait avec l'INSP, avec la DIESE, avec aussi la consolidation de beaucoup de vos directions, le travail de la DITP a été vraiment un travail au long cours de modernisation, de transformation de l'État, à travers ces politiques, grâce d'ailleurs à toutes les administrations qui sont ici présentes et aux inspections qui ont accompagné aussi ce travail. Mais on a voulu, au fond, former en installant tout de suite de la pluridisciplinarité, de la polyvalence, en rapprochant nos écoles du monde académique et universitaire et de la recherche, de casser des barrières qui s'étaient peut-être installées. On a voulu continuer à améliorer l'identification des talents partout dans l'État et dans les collectivités territoriales pour les faire monter plus vite, plus fort. Grâce aux directions présentes, je veux aussi saluer le travail des secrétaires généraux, des ministères, des Directions des ressources humaines et des inspections qui sont ici présentes. On a continué constamment à interroger les organisations qui étaient en présence, à essayer d'améliorer l'efficacité et l'efficience de l'action publique et à épouser les défis qui sont les nôtres et, en même temps, les transformations technologiques, évidemment, qui sont à l'œuvre. L'IA en est une parmi plusieurs autres que nous avons eues à accompagner.

Je veux ici vous dire que, compte tenu de tout cela, de votre travail au quotidien, indépendamment des réformes qui ont été faites, je crois que nous avons collectivement transformé l'État pour le rendre plus fort, pour le rendre plus représentatif, ce travail doit continuer, de ce qu'est la société, mais aussi plus fort, mieux préparé, plus professionnalisé et constamment en transformation. Avec un encadrement de proximité, avec un contact direct avec nos concitoyens que nous ne voulons cesser, justement, aussi, de perfectionner, avec la création aussi du groupe d'instituts du service public qui fusionne les IRA, la réforme à venir des attachés, etc., etc. Je ne veux pas défleurer tous les chantiers que les ministres auront à poursuivre.

Au fond, oui, l'État est plus fort qu'il y a cinq ans, oui, tout ce qui a été fait l'a résolument rendu plus fort et c'est une fierté collective et c'est ce que vous représentez. Mais au-delà de ces réformes, au-delà des structures, au-delà de ce que nous arrivons à faire et à bouger collectivement, je voulais, en souhaitant la bienvenue en quelque sorte à ces nouveaux talents de l'État, en voulant ici vous recevoir et vous réunir pour dire ma fierté et ma gratitude à l'égard de toutes celles et ceux qui ont porté ces Prépas Talents et qui vont accueillir ces nouveaux talents de la République, je voulais aussi vous dire quelques mots et dire quelques mots à l'ensemble de nos fonctionnaires, les nouveaux talents, et puis ceux comme moi qui ont un peu plus, malheureusement, d'années dans cette affaire. C'est une magnifique aventure. Quand j'écoute le débat public, parfois, comme vous, je me dis chaque jour que nous n'avons jamais le droit d'être découragés. Donc je voulais d'abord avoir pour vous des mots de reconnaissance et de confiance. Les fonctionnaires, toutes les fonctions publiques font un travail remarquable. Et je voulais vous le dire aujourd'hui parce que, depuis bientôt neuf ans, j'ai l'immense honneur, que m'ont fait les Français, de présider des gouvernements successifs avec des ministres qui sont à la tête de ces administrations. Mais l'ensemble de nos fonctionnaires fait un travail immense, et je pense que souvent, nos compatriotes ne le voient pas assez, on n'en rend pas assez compte. Donc, de là où je suis, moi, je voulais vous dire ma gratitude et ma confiance.

On le voit au moment des crises. L'État, nos collectivités territoriales, nos fonctions publiques, la fonction publique, évidemment, hospitalière, l'ensemble des services de sécurité, de secours, nos magistrats, nos forces de sécurité intérieure, tous réunis, dès qu'il y a une crise, il y a une forme d'hyper simplification et les gens se mettent à voir que tout cela existe et fonctionne incroyablement. Faut-il qu'il y ait un incendie, faut-il qu'il y ait ici une inondation, malheureusement une attaque terroriste, et on voit cet État d'un seul coup tout simplifier et réussir à agir pour protéger, pour répondre à la crise, et à chaque fois, il est là. Ce qui vaut en temps de guerre, en temps de crise, est aussi vrai en temps de paix à travers toutes nos politiques publiques. Je voulais vous le dire, on a traversé ces dernières années des crises sociales, des pandémies, la guerre de retour en Europe, l'inflation, des sociétés qui sont très bousculées, des attaques terroristes, malheureusement, à nouveau, des moments terribles, comme celui que notre école a encore vécu ces derniers jours, dans le Var. L'État tient. La République tient. Et elle est forte. Et elle est forte, des femmes et des hommes qui la servent. Ne l'oubliez jamais.

Ce n'est pas un texte qui les rend forts. Ce n'est ni un décret, ni une loi, ni telle ou telle procédure. Ce sont des femmes et des hommes qui ont été formés, préparés, qui ont acquis de l'expérience, parmi lesquels, on a sélectionné les chefs, les responsables, et qui, lorsque le pire advient ou lorsque des décisions de chaque jour doivent être prises, sont là pour faire. L'État tient grâce à cela. Vous êtes chacune et chacun inscrits dans ces cordées d'excellence de la République, mais qui font que quand le pire advient, quand il faut servir l'autre, nous sommes là. Aucune décision n'existerait, aucune légitimité de nos décisions n'existerait, s'il n'y avait pas cette capacité des fonctionnaires, quelle que soit la fonction publique, à tenir dans ces moments de crise les plus intenses et chaque jour. Cela, n'oubliez jamais. C'est le plus important, le plus fort.

Ayant dit ces mots, je veux aussi vous redire combien j'attends de vous. De là où je suis, c'est un peu plus de l'horizon d'une année, mais cette année, ces quinze mois seront des mois utiles. Nous allons continuer de faire, d'agir, de décider, de nous engager, de continuer, de transformer, de moderniser, parce que le pays en a besoin, parce que le cours du monde ne nous attend pas. Donc, chacune et chacun dans vos administrations, je compte sur vous pour les mois qui viennent. Il faut continuer de faire avec force, avec ambition, avec détermination. La République, le pays en ont besoin.

Puis, je voulais vous dire quelques convictions. J'avais eu l'occasion de le dire il y a de ça près de deux ans devant les cadres de la fonction publique d'État, mais cela vaut pour tous et je veux simplement vous dire qu'à mes yeux, il faut continuer de servir en nous adaptant aux sociétés qui sont les nôtres. Il y a beaucoup de gens pour commenter les crises que vivent les sociétés démocratiques, les uns avec fascination pour le désastre, les autres pour justifier l'impuissance ou toutes les colères. Je crois avant toute chose que nous sommes dans des sociétés qui sont de plus en plus dans l'immédiateté, nous le vivons, chacune et chacun, qui, du coup, ne tolèrent plus aucune frustration, aucune forme d'attente, parfois ont du mal avec les interdits ou quelques règles, et même sociétés qui, par ailleurs, demandent des règles dès que quelque chose se passe mal. Donc, oui, la chose publique est prise dans ces contradictions de nos sociétés contemporaines qui sont de plus en plus complexes et où on nous demande à la fois d'aller plus vite, mais de mieux tenir tous les risques, de protéger de tout et de pouvoir encore oser. Ça, ce sont des en même temps, en quelque sorte, un peu incompatibles. Et donc, nous sommes pris et nous continuerons d'être pris dans ces contradictions. Ceci n'est pas grave. Il faut les expliquer, les poser. Mais il nous faut, avec exigence, toujours viser l'efficacité, parce que ma conviction profonde, c'est que nos sociétés se désespèrent quand la chose publique est empêtrée par elle-même, et qu'elle n'est plus efficace, et qu'elle ne répond plus aux problèmes de ses concitoyens. Ayez toujours cela comme guide.

Ce que j'attends de vous n'est ni de produire des normes, ni de respecter simplement des normes. Évidemment, nous avons un ordre public républicain à bâtir, et il faut veiller à ce que chacun soit dans cet ordre. Mais par la complexification du monde, de nos droits, pour des raisons multiples, il s'est passé comme un phénomène où je le sens dans beaucoup de fonctions publiques, dans beaucoup d'endroits, et parfois, c'est ce qui est perçu de nos élus comme de nos citoyens, il y a une forme de tyrannie de la norme, du respect de la norme. Et donc, y a-t-il un problème dans la République ? On pense que faire une norme va le résoudre. Y a-t-il quelque chose à faire ? Il faudrait prendre un texte. Y a-t-il un quotidien à remplir ? Il faudrait avoir rempli et respecté les procédures. À vrai dire, ça n'est rien de tout cela. Nous aurons et nous avons toujours à instruire, à soigner, à protéger, à appréhender, à juger, à organiser la vie sur le territoire, à répondre à des exigences et, en effet, parfois, à gérer les contradictions de notre société. Mais au fond, vous êtes là pour continuer de permettre au pays d'avancer, c'est-à-dire de créer, d'innover, de construire, de transmettre, de répondre aux besoins essentiels de nos compatriotes et de la nation. Je dis cela avec beaucoup de conviction et de force : concevez votre rôle de chaque jour comme répondant à des objectifs clairs et pas à des procédures complexes. Ces objectifs, c'est de servir nos compatriotes, redonner du sens sur le terrain à la mission.

L'objectif du Gouvernement, et c'est son devoir, est sans doute de mieux clarifier et simplifier les choses. S'il y a mille urgences, plus rien n'a de sens et de mieux les définir. Mais le devoir de chaque chef dans l'administration centrale comme dans l'administration locale, dans nos hôpitaux comme dans nos collectivités territoriales, dans nos tribunaux ou nos parquets, au sein de nos forces de sécurité intérieure doit être à chaque fois de redonner du sens à la mission. Ce rapport au sens est essentiel. Ce sens, c'est servir. Et servir, c'est donc répondre à un besoin tangible, identifié, intelligible, mesurable. C'est ce qui est bon pour vous, pour retrouver le sel de cette mission, c'est ce que nos compatriotes attendent. Et c'est le seul moyen de redonner de la force aux démocraties libérales comme les nôtres, c'est-à-dire montrer que chaque jour, nous répondons à une mission concrète, que chaque jour, nous avons fait parfois des pas extraordinaires, quelquefois des petits pas, mais nous savons dire dans quelle direction, pourquoi et avec qui ?

Donc, ayez toujours ce sens évidemment de l'intérêt général, mais de l'efficacité, de la chose faite, de ce pourquoi on le fait, et du fait que l'action qui est attendue de nous n'est ni un texte, ni une norme, ni d'expliquer à quelqu'un qu'il a mal posé le problème qu'il nous a posé et qu'il a les mille raisons qu'on devrait lui opposer pour se passer de ce qu'il nous demandait. C'est de résoudre ces problèmes. C'est ça, servir. Donc c'est, jusqu'au dernier kilomètre, je dirais même jusqu'au dernier mètre, de s'assurer que nous sommes un pays qui continue d'avancer, d'innover, de protéger, d'épouser le 21ème siècle avec les objectifs qui sont les nôtres. C'est pour ça que je vous invite à continuer d'avoir ce sens de l'efficacité, du terrain, du concret. Au fond, ce que je viens de dire est simple, c'est le sens de la responsabilité, c'est-à-dire de pouvoir se rendre chaque jour à soi-même ses propres comptes, de pouvoir les rendre à ses équipes et de pouvoir les rendre à nos compatriotes, la responsabilité. Et donc, parfois, de prendre des risques qui doivent être proportionnés et mesurés — c'est ce que fait un responsable public — et pas simplement de répondre à une norme. Puisse ce message être entendu, c'est en tout cas véritablement ce à quoi je crois et ce que j'attends de vous, avec beaucoup de conviction.

Donc, vous l'avez compris, durant les quinze mois qui viennent, allons-y avec force, détermination. Soyons au service, efficaces, responsables et fiers. Soyez fiers de ce que vous faites chaque jour. Moi, je suis très fier de ce que vous faites, de ce que vous êtes, et je le dis aux nouveaux talents qui rejoignent la République, mais c'est aussi une occasion qui m'est offerte de le dire aux directrices et aux directeurs qui sont ici présents et à qui, je le sais, on a parfois demandé, j'ai peut-être parfois demandé beaucoup ces dernières années. Donc je vous suis très reconnaissant et je suis très fier de ce que vous faites.

Merci à toutes et à tous.

Vive la République et vive la France.