Déclaration de M. Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, sur la Zone euro, à Bruxelles le 16 février 2026.

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  • Roland Lescure - Ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique

Circonstance : Arrivée à la réunion de l'Eurogroupe

Texte intégral

Roland LESCURE : Bonjour, très heureux d'être ici pour la réunion de l'Eurogroupe aujourd'hui et de l'ECOFIN de demain.

Dans un monde de plus en plus bouleversé, dans lequel l'Union européenne fait l'objet de défis majeurs à l'Est, à l'Ouest, partout dans le monde, nous devons affirmer plus que jamais notre volonté d'avancer ensemble vers plus de compétitivité, plus de profondeur, plus de puissance et plus d'indépendance.

C'est le message qu'ont voulu porter les leaders lors de leur retraite la semaine dernière, c'est le message que nous voulons porter aujourd'hui dans le cadre de cette réunion des ministres de l'Eurogroupe : renforcer, approfondir le marché unique, améliorer la compétitivité du système bancaire, travailler aussi sur les dépendances critiques, bref faire en sorte que l'Europe, la zone euro, soit plus forte que jamais.

Je tiens à remercier sincèrement mon collègue et ami Lars KLINGBEIL, avec qui j'ai pu instaurer une relation de confiance, d'amitié et de travail extrêmement forte depuis ma nomination.

Nous avons rencontré aujourd'hui nos collègues hollandais, polonais, espagnols et italiens et nous souhaitons pouvoir avancer ensemble, servir, si je puis dire, un peu d'aiguillon au reste de l'Union européenne pour accélérer, faciliter, simplifier, approfondir notre travail de manière à ce que l'Europe puisse avancer vite et bien.

On avance souvent bien en Europe, on n'avance parfois pas assez vite.


Question [inaudible]

Roland LESCURE : Oui, on échange sur les meilleures pratiques, vous savez que chaque pays a un peu ses habitudes, ses produits. On a pu montrer, par exemple, que l'initiative Tibi, qui est une excellente initiative française pour améliorer le fonctionnement de nos entreprises innovantes, est en train de faire des petits, si je puis dire, partout en Europe.

On doit s'assurer que le marché européen est plus profond qu'il ne l'est aujourd'hui, plus liquide.

On a un vrai défi de financement par rapport aux États-Unis sur l'innovation et créer des produits d'épargne en actions, qui sont, pour certains, dits institutionnels, portés par des compagnies d'assurance ou des investisseurs de long terme, mais pour d'autres, plutôt portés par des consommateurs, est évidemment une manière d'avancer vers un marché plus liquide et plus profond en Europe.

Question : Do you think that the decision on the replacement of the President of the ECB should take place before the French elections ?

Roland LESCURE : I won't comment on this. I mean, she was a great President of the ECB, and as far as I know, she's here and well here, and I'm going to see her just right now.

Question [inaudible]

Roland LESCURE : On veut avancer en tout cas, ça fait partie des éléments majeurs du renforcement de l'Union des capitaux et de l'Union de l'épargne des investissements. Donc on souhaite en tout cas pouvoir avancer très vite avec un calendrier et je pense que c'est le plus important à ce stade, sur lequel on pourrait se mettre d'accord.

Une fois que vous avez un calendrier, en général, il est assez aisé de trouver un accord et je suis persuadé qu'on le fera.

Question : Justement, sur la question du calendrier, Madame von der LEYEN a essayé de mettre la pression la semaine dernière à la sortie de la retraite informelle. Comment réagissez-vous à cette déclaration, est ce que c'est la bonne méthode pour obtenir un accord au Conseil sur cette question ?

Roland LESCURE : Je pense qu'il faut qu'on se donne à la fois des objectifs ambitieux et des échéances précises, et notamment sur la supervision. Je pense que si on pouvait terminer tout ça d'ici la fin de l'année, je pense que l'Europe s'en tiendrait mieux.

Question [inaudible]

Roland LESCURE : We are aware of the world we live in, it's a complex world, it's a risky world, and it's a bit of everyone for themselves, so we need to stand on our own two feet.

Everything that's happening now outside the EU is a wake-up call for the EU to be stronger on all those subjects. We have to be ready for any consequences, and the best way of getting ready is to get stronger ourselves.


Source https://ue.delegfrance.org, le 23 février 2026