Climat scolaire : 94% des lycéens se sentent bien dans leur établissement

Les lycéens ont une perception sur le climat scolaire de leur établissement très majoritairement positive. Ce sentiment est relativement stable dans le temps, même si les résultats soulignent une vision un peu moins positive pour les filles que pour les garçons sur les questions relatives à la sécurité.

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Jeunes discutants assis dans l'herbe.
Jeunes discutants assis dans l'herbe. ©Surachetsh - stock.adobe.com

94 % des lycéens se sentent bien dans leur lycée

Le ministère de l’Éducation nationale a publié, en décembre 2018, les résultats d’une enquête (Résultats de l’enquête de climat scolaire et victimation auprès des lycéens pour l’année scolaire 2017-2018, Études et statistiques de la Depp, Note d’information - N° 18.33 - décembre 2018 ) réalisée auprès de 30 000 lycéens, au printemps 2018, sur leur perception du climat scolaire dans leur établissement et sur les actes de violence dont ils sont victimes.

Les filles se sentent moins en sécurité que les garçons autour du lycée (un écart de 7 points) et 23 % ne se sentent pas en sécurité dans les transports pour venir au lycée. En revanche, elles ont une opinion plus positive que les garçons sur les relations avec les enseignants et sur l’ambiance qu’elles sont plus nombreuses à juger propice aux apprentissages.

Globalement, malgré des écarts faibles avec les autres lycéens, les élèves des lycées professionnels ont une perception moins positive du climat scolaire en ce qui concerne les relations avec les enseignants, la qualité des locaux, les conditions offertes pour bien apprendre ou l’ambiance entre élèves. En revanche, ils déclarent de meilleures relations avec les autres adultes et la vie scolaire.

Une augmentation des violences subies via les nouvelles technologies

Les vols de fournitures scolaires et les mises à l’écart ne concernent qu’un élève sur trois et les bousculades ne sont citées que par 9 % des lycées tandis que les coups ne touchent que 3 % d’entre eux. Les violences les plus graves (blessures par arme, menaces avec arme, racket, violences graves à caractère sexuel) sont très rares, de l’ordre de 1 %.

Les violences subies via les nouvelles technologies tendent à prendre une place non négligeable. Les lycéens sont 9 % à déclarer s’être fait insulter via le téléphone ou les réseaux sociaux et 14 % à avoir été l’objet d’une attaque sur internet (diffusion de rumeurs, de photos ou de vidéos, usurpation d’identité).

Le pourcentage d’élèves déclarant une multivictimation allant de modérée à forte reste stable depuis 2015 (de l’ordre de 5 %). La forte multivictimation touche plus souvent les élèves de lycées professionnels mais autant les filles que les garçons.

3,9 % des lycéens déclarent être victimes d’insultes homophobes, 4,9 % des élèves en lycée professionnel. Une campagne nationale, lancée par le Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse en janvier 2019 a pour objet de dénoncer les violences homophobes et transphobes et de véhiculer un message positif valorisant la diversité (Prévenir l’homophobie et la transphobie à l’école, site Eduscol, 31 janvier 2019 ).