Lancement de la 2e stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE2)

La SNPE2, lancée par le ministère de la transition écologique et solidaire et le ministère des solidarités et de la santé dans la perspective du quatrième plan national Santé-Environnement 2020, vise, sur la période 2019-2022, à réduire l’impact des perturbateurs endocriniens sur la population et sur l’environnement.

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Que sont les perturbateurs endocriniens ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle qui dérèglent le fonctionnement hormonal des organismes vivants. Ils sont présents dans un grand nombre de produits de consommation courante (cosmétiques, alimentation, plastiques produits d’hygiène, médicaments). Ils peuvent être également présents dans l’environnement (air, eau, sol).

Ces substances agissent sur des doses faibles. Elles peuvent générer des troubles de la croissance, du développement sexuel ou neurologique, des troubles de la reproduction et favoriser l’apparition de certains cancers et maladies métaboliques comme le diabète. Santé Publique France recense 800 substances qui ont des propriétés de perturbateurs endocriniens avérées ou suspectées.

Certaines populations sont particulièrement exposées comme les enfants, en raison de la forte présence de phtalates dans les jouets ou les articles de puériculture. De même, des études ont décelé des doses de phtalates à des taux anormalement élevés pour 95% des femmes enceintes.

Des interactions entre plusieurs perturbateurs endocriniens peuvent également multiplier leurs effets.

Les priorités de la stratégie nationale

La première stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) a été adoptée en 2014. La deuxième stratégie (SNPE2) vise trois objectifs prioritaires :

  • former, informer (liste des perturbateurs endocriniens, site sur les risques liés à l’utilisation de certains produits chimiques, etc.) ;
  • protéger l’environnement et la population (action sur les écosystèmes, révision de règlements européens sur les objets du quotidien, etc.) ;
  • améliorer les connaissances en accélérant la recherche.

Pour améliorer les connaissances, l’Agence française pour la biodiversité a rendu public un appel à projets de recherche sur les effets des perturbateurs endocriniens sur la biodiversité.

De son côté, Santé Publique France a publié le 3 septembre 2019 plusieurs études qui mesurent l’imprégnation de la population française par les perturbateurs endocriniens (bisphénols A,S et F, composés perfluorés, phtalates, parabènes, etc.).