Délinquance et sentiment d'insécurité : des indicateurs en baisse en 2018

Atteintes aux biens, atteintes aux personnes, sentiment d'insécurité, l'Observatoire national de de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dresse le bilan des dernières tendances observées en 2018.

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illustration abstraite avec des silhouettes de personnes derrière une vitre.
Alors que de nombreux indicateurs sont à la baisse, les violences physiques au sein du couple restent stables. © carloscastilla - stock.adobe.com

Le rapport "Victimation 2018 et perceptions de la sécurité" publié par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) détaille les résultats de l'enquête annuelle de victimation. Un échantillon de la population est interrogé pour estimer le nombre de victimes pour les principales formes d'atteintes aux personnes et aux biens.

Les atteintes aux personnes et aux biens

En 2018, un grand nombre d'indicateurs sur les atteintes aux personnes et aux biens sont en baisse par rapport à 2017 :

  • nombre de ménages victimes de vols de voitures, de deux-roues à moteur et de vélos ;
  • nombre de ménages victimes de cambriolages (490 000 victimes contre 569 000 en 2017) ;
  • nombre de victimes de vols avec violence (166 000 contre 372 000 en 2013).

Restent stables par rapport à 2017 le nombre de victimes de vols sans effractions dans les résidences principales et le nombre de victimes de violences au sein du couple (stabilisé à 245 000).

En revanche, le nombre de victimes augmente pour les débits frauduleux sur comptes bancaires (plus de 1,2 million de ménages victimes) et pour les violences physiques hors ménage.

Les taux de plainte sont variables selon le type de victimation. Ils sont élevés pour les vols (supérieurs à 75% pour les cambriolages) mais faibles pour les violences personnelles (moins de 15% pour les violences sexuelles ou les violences au sein du couple).

Le sentiment d'insécurité

En 2018, le sentiment d'insécurité, au sein du domicile et dans le quartier, est en légère baisse. Ce sentiment est davantage perçu par les femmes, et les jeunes femmes en particulier (33% pour les 14-17 ans et 34% pour les 18-29 ans). 

Le sentiment d'insécurité concerne en priorité des individus dans les unités urbaines de plus de 100 000 habitants (26%) et plus encore dans l'agglomération parisienne (29%).

Interrogées sur les problèmes qui les préoccupent, les personnes de l'échantillon ont cité à 49% la pauvreté, le terrorisme à 48% et le chômage à 48%. La préoccupation pour le terrorisme diminue de 11 points par rapport à l'année précédente.

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