Météo France retrace les phénomènes climatiques marquants de 2019

L’année 2019 a été marquée par un ensemble de phénomènes météorologiques extrêmes : douceur exceptionnelle en hiver, tempête en été, fortes canicules aux mois de juin et juillet, chute de neige en novembre, fortes pluies en novembre décembre.

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Changement climatique et météo. Troupeau de moutons sur une prairie asséchée.
L'année 2019 se place au troisième rang des températures les plus élevées depuis 1900. © Alexandre - stock.adobe.com

Hiver exceptionnellement doux, violentes tempêtes, pluies diluviennes, neiges intenses et précoces, canicules sans précédent, les événements climatiques inattendus se multiplient. Météo France rend compte de ces évènements pour l’année 2019, en mesure leur originalité et leur lien avec le réchauffement climatique.

Une année chaude et deux canicules

L’année 2019 se caractérise par une succession de mois chauds, avec une température moyenne de 13,7°C, dépassant la normale de 1,1°C. Elle se place au troisième rang des températures les plus élevées depuis 1900, derrière les années 2018 et 2014. L’étude depuis 1900 des années les plus chaudes montrent que sur les dix années les plus chaudes, huit appartiennent au XXIe siècle.

 

 

Deux épisodes caniculaires ont eu lieu en mai puis en juin, avec un record de chaleur à Vérargues (Hérault) le 28 juin atteignant 46,0°C. La France se place au 6e rang des pays européens ayant connu la température la plus élevée.

Une tempête inhabituelle et des pluies diluviennes

En juin 2019, la tempête Miguel a touché le centre-ouest et nord-ouest de la France, avec des vents de 129km/h (Ile d’Yeu), 127 km/h (Ploumanac’h). Ce phénomène est inhabituel à cette période de l’année même s’il a déjà eu lieu dans le passé (juillet 1969 dans le nord, en Bretagne, Normandie et région parisienne). Depuis les années 1980, date à laquelle des mesures fiables des vents sont disponibles, 41 tempêtes majeures ont été recensées avec des périodes intenses 1980-1989 et 1990-1999. S’appuyant sur les modèles de changements climatiques retenus par le GIEC, pour Météo France, rien ne permet d’affirmer que les tempêtes seront plus nombreuses et plus violentes au cours du XXIe siècle.

Le mois de novembre a connu des pluies intenses causant de graves inondations dans le sud-est du pays. Dans les Cévennes, la Côte d’Azur, le Var et les Alpes-Maritimes, les pluies ont correspondu en 24 heures à ce qu’il tombe habituellement en 2,3 mois. En 48 heures, il est tombé 281,6 mm de pluie à Loubaresse (Cévennes), 353,1 mm à Tanneron (Var), 304,4 mm à Coursegoules (Alpes-Maritimes). Le réchauffement climatique pourrait être responsable des précipitations extrêmes dans la région sud-est de la France et ces phénomènes pourraient s’intensifier et devenir plus fréquents. Des recherches scientifiques doivent vérifier et consolider ce lien entre changement climatique et précipitations extrêmes.

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