Une consultation citoyenne pour préparer l’après-crise sanitaire

Système de santé, monde du travail, modes de consommation, solidarités... Un site de contribution citoyenne a été lancé par une soixantaine de parlementaires pour préparer l’avenir après la crise sanitaire actuelle.

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La plateforme participative Le Jour d’Après a été lancée le 4 avril 2020 par une soixantaine de parlementaires de différentes sensibilités politiques et de différents territoires. Créée pour réfléchir durant cette période de confinement aux conséquences de la crise sanitaire liée au COVID-19, l’objectif de la plateforme est de repenser collectivement le modèle de société.

Une plateforme de participation en ligne

Avec cette plateforme, les citoyens sont appelés à contribuer aux débats pour préparer l’après-crise sanitaire liée au coronavirus. Dès la mise en ligne du site, les membres du collectif ont mis à disposition des premières propositions pour permettre à tous d’y participer. Plusieurs ateliers de discussion en visioconférence avec des professionnels et des experts ainsi qu’un hackathon sont également organisés. L’objectif est de préparer collectivement un plan d’action pour essayer de réfléchir au monde d’après. Dans leur appel, les députés déclarent : "il nous faut réfléchir dès maintenant et collectivement à un grand plan de transformation de notre société́ et de notre économie".

Onze thèmes en discussion

Les discussions sont centrées sur les thèmes suivants :

  • le système de santé ;
  • le monde du travail ;
  • les modes de consommation ;
  • les solidarités entre les individus ;
  • l’éducation et les nouvelles façons d'apprendre ;
  • le rôle du numérique dans les sociétés ;
  • la démocratie et le partage du pouvoir ;
  • la diversité des territoires;
  • la coopération européenne ;
  • la mesure du bien commun ;
  • le partage des richesses.

Sont, par exemple, soumis à la discussion la question des moyens dont doivent disposer les hôpitaux, l'indépendance sanitaire, la mise en place d'un revenu universel de base, le soutien à une agriculture locale, la lutte contre l'obsolescence programmée, l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne...

Au 9 avril, plus de 3600 propositions ont été enregistrées. Le recueil des contributions de termine le 3 mai pour une synthèse prévue mi-mai.