Covid-19 : hausse de la mortalité enregistrée depuis début septembre 2020

Entre le 1er septembre 2020 et le 25 janvier 2021, la France a connu une hausse de la mortalité par rapport à la même période un an auparavant. Déjà mesurée en mars-avril 2020, cette surmortalité touche toutes les régions de France métropolitaine. Comme au printemps, elle augmente aussi en fonction de l'âge des individus.

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Fiche de certificat de décès avec stéthoscope posé dessus.
Tous âges confondus, le nombre de décès augmente chez les femmes (+15%) comme chez les hommes (+17%). © Richard Villalon - stock.adobe.com

Dans le contexte de crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) actualise régulièrement son étude sur le nombre de décès quotidiens enregistrés par département. Basé sur les données fournies par le Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP), cet indicateur complète les informations fournies par la Direction générale de la santé.

Il est à noter que cet indicateur de l'INSEE englobe l’ensemble des décès, toutes causes confondues.

Une surmortalité moins élevée qu’en mars-avril 2020

Selon la dernière actualisation de l'INSEE, entre le 1ᵉʳ septembre 2020 et le 25 janvier 2021, le nombre de décès enregistrés est en hausse de 16% par rapport à la période du 1er septembre 2019 au 25 janvier 2020.

La hausse des décès a connu une très nette augmentation entre octobre et début novembre, avant une diminution progressive mais plus lente que lors de la première vague jusqu'à fin décembre 2020.  

Au cours la première quinzaine de janvier, le nombre de décès quotidiens augmente de nouveau. La période du 15 au 25 janvier fait apparaître une stabilisation du nombre de décès.

La hausse des décès enregistrés n’atteint pas le niveau de surmortalité enregistré en mars et avril 2020 (+26% par rapport à la même période en 2019 et +17% par rapport à 2018).

Quant à la période du 1er mai au 31 août 2020, elle avait connu une évolution relativement stable de la mortalité (même niveau par rapport à 2019 et +2% par rapport à 2018).

La totalité des territoires concernés

En métropole, toutes les régions connaissent une hausse du nombre de décès supérieure à celle mesurée entre le 1er septembre 2020 et le 25 janvier 2021. Les trois régions les plus touchées sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (+34%), la Bourgogne-Franche-Comté (+28%) et la Provence-Alpes-Côte d'Azur (+22%).

La première quinzaine de janvier fait apparaître une diminution du nombre moyen de décès quotidiens dans deux régions par rapport à la deuxième quinzaine de décembre : la Corse (-5%) et la Bourgogne-Franche-Comté (-1%). Ce chiffre se stabilise en Centre-Val-de-Loire. En revanche, sur la première quinzaine de janvier, le nombre moyen de décès quotidiens augmente dans toutes les autres régions de France métropolitaine, notamment en Occitanie (+13%) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (+9%).

Au niveau départemental, 33 départements enregistrent un nombre de décès supérieur d'au moins 20% par rapport à 2019/2020. Les départements les plus touchés se situent dans la région Auvergne-Rhône-Alpes : la Haute-Loire (+49%), la Savoie (+48%), la Loire, la Haute-Savoie et les Hautes-Alpes (+41%) et l'Isère (+40%).

Une diminution du nombre de décès quotidiens entre la deuxième quinzaine de décembre 2020 et la première quinzaine de janvier 2021 n'est constatée que dans un tiers des départements.

En outre-mer, trois départements connaissent une mortalité particulièrement élevée par rapport à la même période en 2019 : la Guadeloupe (+20%), Mayotte (+19%) et la Martinique (+13%).

Les personnes âgées toujours les plus touchées

L’évolution du nombre de décès diffère toujours selon la tranche d’âge. Par rapport à la même période l'an passé, elle est en baisse chez les moins de 25 ans (-10%) et stable dans la tranche 25-49 ans. Elle augmente ensuite avec l’avancée en âge :

  • +4% chez les 50-64 ans ;
  • +13% chez les 65-74 ans ;
  • +18% chez les 75-84 ans ;
  • +20% au-delà.

Tous âges confondus, le nombre de décès augmente chez les femmes (+15%) comme chez les hommes (+17%), ces derniers étant davantage touchés à partir de 50 ans.