Autotests antigéniques : un atout pour limiter la circulation du Covid-19

Les autotests, appelés aussi "autotests antigéniques" (Atag), permettent de dépister les personnes contagieuses asymptomatiques. Faciles à utiliser, ils fournissent un résultat en 15 à 30 minutes. Comme tous les tests antigéniques, ils se distinguent des tests PCR réalisés en laboratoire, plus précis, qui servent de base au suivi de l'épidémie.

Homme effectuant un autotest nasal afin de détecter la présence du coronavirus.
Pour éviter des situations à risque, des personnes non immunisées sans symptôme peuvent aussi se tester avant un regroupement familial ou amical. © Polonio Video - stock.adobe.com

Les tests PCR ont permis, dès le début de l’épidémie, d’identifier rapidement des personnes symptomatiques et donc de briser les chaînes de transmission par l’isolement des cas confirmés. L’accès simplifié aux tests, le rendu rapide du résultat et l’acceptation de la logique d’isolement immédiat ont favorisé le fonctionnement de cette stratégie.

Mais cette logique dite "diagnostique" ne permet pas de détecter les individus infectés asymptomatiques (environ 40% des personnes infectées), responsables d’une large part des transmissions, notamment chez les moins de 20 ans depuis l’apparition du variant anglais. Seuls les tests antigéniques comme les Atag peuvent assurer ce dépistage.

C'est pourquoi le Conseil scientifique Covid-19 recommande, dans un avis du 19 avril 2021 sur les autotests, de déployer les autotests en priorité en milieu scolaire dès la réouverture des établissements, fin avril-début mai, puis dans d’autres lieux.

Accompagner la réouverture des écoles

La reprise épidémique liée au variant anglais dès janvier 2021 a nécessité, début avril 2021, des mesures de confinement national associées à la fermeture des établissements scolaires. À leur réouverture, le dépistage par Atag des enfants et des adultes porteurs asymptomatiques du virus permettra de réduire le nombre de cas parmi les élèves et le personnel.

Promouvoir le rôle du dépistage sur la sécurisation et le maintien des activités scolaires doit aider à obtenir l’adhésion des familles et de la communauté éducative.  Ainsi, un à deux tests par semaine sur au moins 75% des élèves réduiraient nettement le risque de diffusion du virus à l’école et dans les familles.

Il s’agira d’Atag par prélèvement nasal. La Haute Autorité de santé a en effet autorisé ce type de test :

Les collégiens et les lycéens réaliseront les Atag à la maison après un apprentissage sur site. Les résultats seront enregistrés dans le carnet de correspondance ou sur une plateforme numérique sécurisée. Les élèves de maternelle et d'élementaire effectueront les tests avec l’aide de leurs parents, si possible à domicile avant de venir à l’école. Tout résultat positif devra être confirmé par un test PCR, notamment pour identifier le variant en cause.

Le dépistage régulier des enfants et des encadrants devra se poursuivre :

  • durant l’été pour sécuriser les centres de loisirs et de vacances ;
  • à la rentrée de septembre 2021 car les jeunes d’âge scolaire ne seront toujours pas vaccinés à cette date.

Élargir l’usage des autotests

La pratique régulière des autotests pourrait s’étendre progressivement :

  • aux personnels médicosociaux non encore vaccinés et intervenant auprès des plus fragiles ;
  • aux étudiants et aux personnels des universités ;
  • aux salariés du secteur public ou privé au contact de la population.

Pour éviter des situations à risque, des personnes non immunisées sans symptôme pourraient aussi se tester avant un regroupement familial ou amical.

Ce type de dépistage se développera si les tests sont accessibles à tous. L'inscription des résultats des Atag sur un éventuel "pass sanitaire" ou les nouvelles fonctions de l’application TousAntiCovid pourra être envisagée.