Santé sexuelle : améliorer la prévention et le dépistage des IST

Actions en faveur de l'éducation des jeunes, prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), accès à la contraception... Dans le cadre de la stratégie nationale de santé sexuelle (SNSS) 2017-2030, le ministère des solidarités et de la santé a présenté sa feuille de route 2021-2024 pour mettre en oeuvre cette stratégie.

Santé sexuelle. Cordelette où petites figurines en papier et préservatifs sont attachés...
La feuille de route s'articule notamment sur la promotion de la santé sexuelle et reproductive dans tous les lieux de vie et à toutes les étapes de la vie par l’éducation à la sexualité, en particulier auprès des jeunes. © arybickii - stock.adobe.com

En 2020, il y a eu 5,2 millions de sérologie au VIH réalisées (-14% par rapport à 2019) alors que l'activité de dépistage avait augmenté de 2013 à 2019. C'est ce que révèle notamment le Bulletin de Santé publique France publié le 30 novembre 2021.

Par ailleurs, dans ce contexte particulier de pandémie du Covid-19, de nombreuses difficultés ont été observées : recrudescence des violences intra-familiales, accès aux soins plus difficiles, ruptures de prises en charge... Tels sont les constats de départ de la feuille de route sur la stratégie nationale de santé sexuelle (2021-2024) présentée le 1er décembre 2021 par le ministère des solidarités et de la santé.

Renforcement des dépistages et meilleure prise en compte des diversités

Cette feuille de route pour la période 2021-2024 s'articule autour de plusieurs axes dont :

  • la promotion de la santé sexuelle et reproductive dans tous les lieux de vie et à toutes les étapes de la vie par l’éducation à la sexualité (en particulier auprès des jeunes), le renforcement de la formation des professionnels qui agissent dans ce champ ;
  • les parcours de santé sexuelle concernant les IST dont le VIH et les hépatites (dépistage, prévention biomédicale et prise en charge).

Toutefois, cette feuille de route 2021-2024 est construite en prenant en compte également les spécificités des populations, qu'il s'agisse de la population générale ou de certaines catégories de populations, avec une attention particulière portée aux populations d'Outre-mer. 

Une feuille de route déclinée en 30 actions

Parmi les 30 actions détaillées dans la feuille de route qui entrent dans le champ des axes stratégiques décidés, quelques-unes seront mises en application dès 2022, notamment :

  • la généralisation du dépistage gratuit du VIH sans ordonnance dans les laboratoires de biologie médicale ;
  • l’extension de la prise en charge à 100% par l’assurance maladie obligatoire et l’aide médicale d’État des frais liés à la contraception pour les femmes jusqu’à 25 ans, assortie d’un tiers payant systématique, dès le 1er janvier 2022.

Plus globalement, la feuille de route sur la santé sexuelle 2021-2024 cible des actions à mener autour de :

  • la promotion de la santé sexuelle par l'éducation et l'information (éducation de qualité à la sexualité tout au long du cursus scolaire pour les jeunes) ;
  • le parcours santé (téléconsultations en santé sexuelle, baisse des incidences des IST les plus fréquentes, réduction des grossesses non désirées, prévention pour les populations à haut risque d'acquisition du VIH, meilleure prise en compte des personnes en situation de prostitution, repérage et prise en charge des chemsexers...) ;
  • l'amélioration des connaissances en matière de santé sexuelle ;
  • le renforcement des actions de santé sexuelle pour l'Outre-mer par le biais, par exemple, du service militaire adapté (SMA).