La République tchèque préside le Conseil de l'Union européenne à partir du 1er juillet 2022

La présidence tchèque du Conseil de l'Union européenne (UE) fait du soutien à l'Ukraine sa priorité face à la guerre menée par la Russie. Après la France qui a assuré la présidence de janvier à juin 2022 et avant la Suède à partir de janvier 2023, la République tchèque prend la présidence de l'UE du 1er juillet au 31 décembre 2022.

Drapeau tchèque avec le château de Prague en arrière-plan.
Le soutien à l'Ukraine qualifié d'intérêt vital pour l'UE sera la priorité de la présidence tchèque. © kaprikfoto - stock.adobe.com

À partir du 1er juillet 2022 et jusqu'à la fin 2022, la République tchèque assure la présidence tournante du Conseil de l'UE, la seconde depuis son adhésion à l'Union européenne en 2004. En 2009, elle avait géré la crise financière et économique qui frappait les États membres. La nouvelle présidence est marquée par la guerre en Ukraine.

L'agenda politique de la présidence tchèque recentré sur l'Ukraine

Le soutien à l'Ukraine qualifié d'intérêt vital pour l'UE est la priorité de la présidence tchèque. Il s'agit de :

  • renforcer les efforts déployés par l’UE pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine en utilisant l'ensemble des instruments disponibles, y compris un renforcement des sanctions contre la Russie ; 
  • s’appuyer sur les principes de solidarité, d’efficacité et de flexibilité pour faire face à la crise de réfugiés ukrainiens (transferts des fonds, mise en place des structures nécessaires pour aider les États membres qui accueillent les populations en fuite). La priorité sera accordée à la protection des enfants et à leur accès à l’éducation ;
  • reconstruire l’Ukraine dans l’après-guerre.

Les quatre autres points forts de la présidence tchèque

"Sécurité énergétique, défense et cybersécurité, résilience économique et démocratie", voici les quatre autres thématiques qui figurent en tête de de la présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne :

  • sécurité énergétique : s’affranchir de la dépendance vis-à-vis du gaz, du pétrole et du charbon russes, mettre l'accent sur le rôle de l’énergie nucléaire dans la sécurité énergétique européenne ainsi que dans l'aboutissement des objectifs climatiques de l’UE ;
  • défense européenne, notamment en partenariat avec l’OTAN : élargir la base industrielle européenne de défense et mettre en place des objectifs définis par la "boussole stratégique" ;
  • économie européenne : encourager la compétitivité technologique sur la base des capacités européennes de production, tout en promouvant le libre-échange avec les "États démocratiques" dans le monde ;
  • institutions démocratiques : rendre le  financement des partis politiques transparent, appuyer l’indépendance des médias et continuer le dialogue avec les citoyens européens à l'instar de la Conférence sur l'avenir de l'Europe lancée par la présidence française de l'UE.