Une note d’information publiée le 18 février 2026 par le ministère chargé de l’enseignement supérieur présente l’évolution des vœux en apprentissage enregistrés sur la plateforme Parcoursup entre 2018 (année de sa mise en service) et 2024, ainsi que le profil des candidats.
L'apprentissage progresse sur Parcoursup
La plateforme a vu le nombre total de vœux confirmés passer de 7,11 millions en 2018 à 13,55 millions en 2024. Parmi ces vœux, la part de ceux concernant des formations en apprentissage stagne (en moyenne 7% du total) mais leur nombre a plus que doublé.
Cette hausse s’explique en partie par celle du nombre de formations en apprentissage proposées sur la plateforme : il s’élève à près de 11 000 en 2024 (44% des formations) contre 3 000 en 2018 (20%). 78,3% des vœux en apprentissage portent sur des brevets de technicien supérieur (BTS).
En 2024, 25,8% des candidats confirment au moins un vœu en apprentissage, contre 18,7% en 2018 ; cette part ne cesse croître. Entre 2018 et 2024, l’effectif des candidats sur Parcoursup a augmenté de 18%. Le nombre de ceux qui confirment :
- exclusivement des vœux en apprentissage (profils vers l’apprentissage) a été multiplié par 2,5 ;
- à la fois des vœux en apprentissage et en formation initiale hors apprentissage (profil mixte) a augmenté de 52% ;
- uniquement des vœux hors apprentissage (profil étudiant) est quasi stable (+8%).
Qui sont les candidats à l'apprentissage ?
Ceux qui ne visent que l’apprentissage sont majoritairement :
- des néo-bacheliers professionnels (47%, contre 9% de bacheliers technologiques et 4% de bacheliers généraux) ;
- des hommes (59%) ;
- titulaires d’un baccalauréat sans mention (43% contre 32% chez les candidats à des formations sous statut étudiant) ;
- plus âgés que leurs camarades ;
- peu attirés par une mobilité géographique. Seuls 38% confirment des vœux hors de leur académie d’origine (contre 70% des profils étudiant et 65% des mixtes). L’offre de formation en BTS, plus présente sur l’ensemble du territoire que d’autres cursus, explique en partie cette faible proportion ;
- originaires de zones rurales (36%) ;
- issus de milieux sociaux moins favorisés.