En règle générale, les bureaux de vote ouvrent à 8 heures et ferment à 18 heures (20 heures dans certaines communes). Les électeurs sont convoqués pour désigner les conseillers municipaux et les conseillers communautaires (représentants des communes dans les intercommunalités). À Paris, Lyon et Marseille, les électeurs désigneront dans un scrutin distinct mais organisé le même jour les conseillers d'arrondissement.
Les opérations de vote
Pour ce premier tour, 50 478 listes ont été déposées rassemblant 904 042 candidats. Dans 68 communes, aucune liste n'a été déposée. Dans ce cas, l'élection ne peut pas avoir lieu et une délégation spéciale va être désignée.
Le mode de scrutin aux élections municipales est, pour toutes les communes (sauf celles de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie), un scrutin de liste paritaire avec prime majoritaire. Pour que l'élection soit acquise dès le premier tour, il faut qu'une liste obtienne la majorité absolue des suffrages exprimés. Il n'y a pas de seuil minimal de suffrages pour valider l'élection. En conséquence, dans les communes où seule une liste candidate a été déposée (68% des communes en 2026), il y aura nécessairement un seul tour.
Quand plusieurs listes sont en présence et que l'une d'elles obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, la liste arrivée en tête emporte une prime majoritaire (50% des sièges mais 25% dans les conseils municipaux de Paris, Lyon, Marseille). Les autres sièges sont répartis selon les règles du scrutin proportionnel à la plus forte moyenne.
Exemple de calcul pour la répartition des sièges
Dans une commune de 300 habitants, le nombre de conseillers à élire est de 11.
Trois listes sont candidates.
Au 1er tour, on compte 200 suffrages exprimés :
- la liste A obtient 101 voix
- la liste B otient 54 voix
- la liste C obtient 45 voix.
La liste A ayant obtenu la majorité absolue, elle bénéficie de la prime majoritaire de 50% et obtient 6 sièges (50% de 11 = 5,5 - on arrondit à l'entier supérieur).
Il reste 5 sièges à répartir.
Pour cela, il faut calculer le quotient électoral : nombre de suffrages exprimés / nombre de sièges à répartir, soit dans le cas présent 200 / 5 = 40.
La liste A a obtenu 101 suffrages, ce qui équivaut à 2 fois le quotient électoral (2*40 = 80). La liste A obtient donc 2 sièges supplémentaires
La liste B avec 54 voix (soit 1 fois le quotient électoral) obtient 1 siège.
La liste C avec 45 voix (soit 1 fois le quotient électoral) obtient 1 siège.
Après cette répartition, il reste 1 siège à attribuer selon la règle de la plus forte moyenne. Pour obtenir la moyenne d'une liste, on divise le nombre de voix par le nombre de sièges déjà obtenus lors de la répartition (sans tenir compte de ceux obtenus par la prime majoritaire) auquel on ajoute 1. La liste A avec 101 voix et 2 sièges obtenus par le quotient a la plus forte moyenne (101/2+1), elle obtient le siège.
Le conseil municipal est ainsi constitué :
liste A : 9 sièges
liste B : 1 siège
liste C : 1 siège
Si aucune liste n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour sera organisé le 22 mars. Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages peuvent se maintenir au second tour. Les listes qui ont obtenu au moins 5% des suffrages peuvent fusionner avec les listes autorisées à se maintenir.
Fin de la campagne électorale
La campagne électorale officielle s'achève le vendredi 13 mars à minuit. Par conséquent, à cette date de fin de campagne officielle, les candidats et leurs représentants ne peuvent plus :
- diffuser des tracts ;
- tenir des réunions publiques ;
- mettre à jour leurs sites sur internet ;
- diffuser de nouveaux messages sur les réseaux sociaux.