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Hausse de 7,1% des recettes fiscales en 2025

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

L'État a collecté 610 milliards d'euros de recettes fiscales nettes en 2025, après 570 milliards d'euros en 2024, soit une hausse de 7,1%. Comment expliquer cette hausse ?

Une étude publiée le 10 mars 2026 par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) analyse l'évolution des recettes fiscales en 2025.

Les recettes fiscales progressent plus vite que le PIB

Les recettes fiscales nettes collectées par la DGFiP en 2025 augmentent de 7,1%. À périmètre de recouvrement inchangé par rapport à 2024, elles s’élèvent à 593 milliards d’euros (Md€) en 2025 contre 555 Md€ en 2024 (+6,8%). Le produit intérieur brut (PIB) en valeur, quant à lui, progresse de 2%. Le poids des recettes fiscales, à périmètre de recouvrement inchangé, atteint 20,5% du PIB en 2025 (+1,5 point, après deux ans de baisse).

 

Comment expliquer la hausse des recettes ?

La DGFiP souligne la progression des montants collectés au titre :

  • des impôts sur la consommation (+3,9%), portée par celle des taxes intérieures sur la consommation d’énergie, qui passent de 6,8 Md€ à 11,8 Md€ (+73,7%) en raison de la fin du bouclier tarifaire sur l’électricité et de la hausse des tarifs du gaz en 2024 ;
  • des impôts sur le revenu des ménages et des sociétés (+10,4%). L’impôt sur le revenu des ménages atteint 95 Md€ (+7,9%), et la contribution différentielle sur les hauts revenus 0,4 Md€. L’impôt sur les sociétés (62 Md€) et la contribution sociale sur les entreprises augmentent de 4% (+2,4 Md€) et l’instauration de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises rapporte 7,5 Md€ ;
  • de l’imposition sur le patrimoine (+5,2%), en particulier de celle des droits de mutation à titre onéreux et d’enregistrement (+18%), liée à la reprise du marché de l’immobilier et à la possibilité offerte aux départements de relever de 4,5% à 5% le taux applicable à certaines transactions. Les recettes de taxes foncières et taxes annexes progressent de 3%. Les impôts sur la production sont moins dynamiques (+1,6%) ;
  • de la taxe sur les transactions financières. Elle rapporte 2,5 Md€ contre 1,3 Md€ en 2024 (+89,7%) car son taux a crû et ses recettes ne sont plus affectées en partie à l’Agence française de développement. La création de la taxe sur les rachats d’actions en 2025 a permis de collecter 0,5 Md€.

Recul des dotations pour les administrations locales et de sécurité sociale

Les recettes recouvrées par la DGFiP en 2025 sont allouées :

  • à l’État (340 Md€, soit 55,6% du total contre 53,8% en 2024) ;
  • aux collectivités locales (25,3%, après 26,4% en 2024) ;
  • aux administrations de sécurité sociale (19,1% contre 19,8%).

Quelques impôts sont répartis entre affectataires, par exemple la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : 48% de ses recettes abondent les comptes de l’État, 25% ceux des collectivités locales et 27% ceux des administrations de sécurité sociale (répartition inchangée depuis 2024).