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© Richard Villalon - stock.adobe.com

Environnement et financement de la transition : qu'en pensent les Français ?

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

L'enquête "Conditions de vie et aspirations des Français" du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) inclut depuis quelques années des questions de l'Agence de la transition écologique sur la sensibilité à l'environnement et sur l'action publique en la matière. Le point sur l'opinion des Français en 2025.

Une étude publiée en mars 2026 par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) présente les résultats des questions relatives à l’environnement et à la fiscalité environnementale de l'enquête "Conditions de vie et aspirations" menée en décembre 2024 et janvier 2025.

L'environnement reste un sujet d'inquiétude

La plupart des répondants se disent :

  • préoccupés par le changement climatique. Cette inquiétude touche 63% de la population (après 65% en 2024 et 70% en 2023), particulièrement les jeunes générations ;
  • sensibles aux questions environnementales. 42% de la population y est très sensible (41% en 2024). La sensibilité à l’environnement est plus fréquente chez les cadres, les retraités et les plus de 60 ans ;
  • prêts à accepter des règles destinées à protéger l’environnement (60% du panel, 65% des diplômés du supérieur et 54% des moins diplômés).

Un sujet jugé moins prioritaire

L’environnement est l’un des deux principaux sujets de préoccupation de 21% des sondés (contre 30% en 2023). Cette inquiétude est plus vive chez les diplômés du supérieur (29%), les moins de 25 ans (27%), les hauts revenus (26%) et les habitants de l’agglomération parisienne (25%). Les Français sont plus préoccupés par la violence et l’insécurité (45%), l’immigration (30%) et la pauvreté en France (26%).

18% des Français considèrent la réduction de l’impact de l’homme sur la planète comme l’une des priorités d’action du gouvernement (ils étaient 27% en 2021). Ce sujet, qui n’était devancé en 2021 que par le renforcement des services publics (44% en 2025, +10 points par rapport à 2021), l’est aussi désormais par la limitation des dépenses publiques (35%, +15 points) et la relocalisation de la production (25%, -6 points).

Une adhésion sous condition à la fiscalité environnementale

72% des Français souhaitent un effort budgétaire massif en faveur du climat (-10 points en un an) ; cette part passe à 74% dans les grandes villes et à 76% dans l’agglomération parisienne. Pour financer la transition, les personnes interrogées privilégient une hausse de l’impôt sur le patrimoine des plus fortunés (60% du panel) ou sur les bénéfices des entreprises (54%).

Un quart des Français seraient enclins à payer davantage de taxes affectées à la défense de l’environnement (+4 points en un an), et 19% une taxe carbone plus élevée (contre 13% en 2023). Les répondants adhèrent d’autant plus à une fiscalité environnementale qu’ils sont jeunes et aisés. 63% du panel se montrent favorables à une hausse de la taxe carbone si elle s’accompagne de la baisse d’autres impôts, d’une redistribution aux catégories modestes et moyennes ou si elle est affectée intégralement à la transition énergétique (+6 points en un an).

Quant aux aides aux ménages en vue de la transition, les Français préfèrent qu’elles soient :

  • inversement proportionnelles aux revenus (38% du panel) ;
  • du même montant pour tous (35%) ;
  • réservées aux plus pauvres (26%).