Une étude publiée le 27 mars 2026 par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) analyse l'évolution du déficit public et de la dette publique de la France en 2025.
Des dépenses moins élevées et des recettes en hausse
Après +4% en 2024 et +3,7% en 2023, les dépenses des administrations publiques augmentent en 2025 de 2,5% en euros courants. Leur croissance dépasse légèrement celle du produit intérieur brut (PIB) en valeur (+2%). Les prestations sociales contribuent à 60% de la hausse de la dépense publique, comme en 2024. Elles s’accroissent de 23,6 milliards d’euros (Md€), soit +3,2% (après +5,4%). L’inflation ayant baissé dès 2024, les revalorisations des prestations, indexées sur l’inflation de l’année précédente, diminuent.
Les recettes augmentent de 3,9% (après +3,2% en 2024), portées par les impôts, qui s’accroissent de +38,7 Md€ (+4,6% après +2,1% en 2024). Les impôts courants sur le revenu et le patrimoine augmentent de 6,6% (+24,2 Md€) après +2,4% en 2024. Trois nouveaux impôts de 2025 contribuent à la dynamique : la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (+7,5 Md€), la taxe sur rachats d’actions (+0,5 Md€) et la contribution différentielle sur les hauts revenus (+0,4 Md€).
La dette publique augmente de 154,4 Md€ en 2025
La dette publique au sens de Maastricht (dette brute consolidée en valeur nominale) s’établit à 3 460,5 Md€ fin 2025, soit 115,6% du PIB, après 112,6% fin 2024 et 109,5% fin 2023. La trésorerie diminue de 19,9 Md€.
La hausse de la dette publique résulte surtout de celle de la dette de l’État (+136,2 Md€). Il s’endette via des titres de court et long termes (+135,5 Md€). La contribution des administrations publiques locales à la dette publique augmente aussi (+13,2 Md€), de même que celle des administrations de sécurité sociale (+5,7 Md€). En revanche, la dette des organismes divers d’administration centrale baisse de 0,6 Md€.