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Réindustrialisation : moins d'ouvertures d'usines en 2025

Temps de lecture  3 minutes

Par : La Rédaction

En 2025, selon le baromètre industriel de l'État, la France continue d'ouvrir et d'agrandir plus d'usines qu'elle n'en ferme ou n'en réduit. Le solde net d'ouvertures et d'extensions (+19) est toutefois en baisse par rapport à 2024 (+88).

La Direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l'économie a publié, le 29 mars 2026, le baromètre industriel de l'État.

L'indicateur correspond au solde du nombre total d’ouvertures ou d'extensions (augmentation de plus de 40% de la capacité de production, de la valeur ajoutée et/ou des effectifs salariés et/ou une augmentation pérenne de 50 salariés) de sites industriels auquel on soustrait le nombre de fermetures et de réductions d'usines.

Selon le baromètre, la définition de l’industrie retenue pour cet indicateur correspond à "l’ensemble des activités économiques qui combinent des facteurs de production (installations, approvisionnements, travail, savoir) pour produire des biens matériels, par la transformation de matières premières et l’exploitation des sources d’énergie, destinés au marché".

Un solde positif porté par les extensions d'usines

Pour l'année 2025,  le solde net d’ouvertures et d’extensions de +19 correspond à :

  • 158 extensions significatives ;
  • 103 ouvertures de sites ;
  • 160 fermetures de sites ;
  • 82 réductions significatives.

Alors que les ouvertures d’usines ralentissent, ce sont les 158 extensions significatives d’usines recensées en 2025 qui permettent d’obtenir un solde d’usines positif.

La dynamique positive d’ouvertures et d’extensions d’usines résiste cependant en 2025 (+261), proche du niveau de 2024 (+267).

Selon la DGE : "la dégradation du contexte international pèse fortement sur la dynamique des fermetures d’usines". Alors que le secteur industriel constitue de plus en plus un enjeu stratégique d'indépendance, la compétitivité des industriels français est affectée par :

  • la concurrence internationale accrue marquée par l’essor de surcapacités asiatiques ;
  • l’instauration de droits de douane par les États-Unis ;
  • la hausse des prix de l’énergie.
 


 

Des dynamiques variables selon les secteurs et les territoires

D'après le baromètre, les secteurs qui comptabilisent le plus grand nombre d’ouvertures nettes sont :

  • l’industrie verte (+26) ;
  • la défense, l’aéronautique et le spatial (+19) ;
  • l’électronique (+12).

Cette situation reflète la politique de soutien menée sur ces filières innovantes.

Les secteurs de l'industrie historique (transport, industrie chimique, mécanique ou métallurgie) connaissent des soldes d'usines négatifs. Cela s'explique notamment par la crise de l'énergie, la dégradation de la situation géopolitique et une concurrence internationale accrue.

En 2025, la Nouvelle-Aquitaine (+19) affiche la dynamique la plus positive, suivie par l’Occitanie (+10) puis par la région Auvergne-Rhône-Alpes (+6).
Dans les régions du Nord de la France, territoires historiquement industriels confrontés à une transformation profonde de l’économie, la tendance est toujours à la baisse (-5 pour les Hauts-de-France, -3 pour la Bourgogne-Franche-Comté).