Tous les habitants de la France sont-ils des citoyens français ?

Sont citoyens français les personnes ayant la nationalité française et jouissant de leurs droits civils et politiques. De nouvelles formes de citoyenneté (européenne, calédonienne) viennent compléter ces critères.

Quelles sont les conditions pour être citoyen français ?

La qualité de citoyen est d’abord liée à la détention de la nationalité. Ce lien est très fort en France contrairement à d'autres pays, notamment scandinaves.

Si la nationalité est une condition nécessaire, elle n’est pas suffisante. La personne doit aussi jouir de ses droits civils (droit de se marier, d’être propriétaire, etc.) et politiques (droit de voter, par exemple). Cette condition exclut les mineurs, les majeurs sous tutelle et les personnes privées de ces droits par une décision de justice.

Depuis la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs, le juge doit décider du maintien ou de la suppression du droit de vote de la personne protégée. La privation des droits civiques est désormais l'exception lors d'une décision de mise sous tutelle.

Quelles sont les autres formes de citoyenneté ?

Le lien traditionnel entre nationalité et citoyenneté tend à s'atténuer sous l'effet de la construction européenne. Depuis le traité de Maastricht de 1992 (et la révision de la Constitution française qui l’a suivi), le ressortissant d’un État de l’Union européenne résidant dans un autre État européen peut voter ou être candidat aux élections municipales et européennes. Il a le droit de vote sans avoir la nationalité de cet État.

Les personnes venant de pays n'appartenant pas à l'UE ne peuvent pas participer aux élections politiques en France, mais uniquement voter aux élections professionnelles et universitaires.

Il existe un cas particulier : la superposition de deux citoyennetés. En Nouvelle-Calédonie, un habitant est à la fois citoyen français et citoyen néo-calédonien.