Quelles sont les différentes prestations sociales ?

Les prestations sociales désignent toutes les prestations en espèces (revenu de remplacement, ex : indemnités journalières) ou en nature (remboursement des dépenses engagées ou financement direct de services) que les institutions de protection sociale versent à leurs bénéficiaires.

Elles constituent une des formes de la redistribution des revenus et représentaient, en 2016, 32,1% du produit intérieur brut (PIB), à hauteur de 714,5 Mds€ (données publiées par la DREES). Si on rajoute les frais de fonctionnement et de gestion, les dépenses de protection sociale ont représenté 34,1 % du PIB, pour un total de 759,1 Mds €, cette année-là.

Les comptes de la protection sociale, publiés annuellement, distinguent six catégories de prestations correspondant à autant de risques :

  • le risque « vieillesse-survie » : le plus important, il représente près de la moitié des prestations versées chaque année (46% des prestations en 2016, soit 325,3 Mds €), en raison du poids des retraites. Il inclut la prise en charge de la dépendance qui n’est pas reconnue comme un risque à part entière, malgré la mise en place de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), instituée par la loi du 20 juillet 2001, et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, créée par la loi du 30 juin 2004 ;
  • le risque « santé » : inclut la maladie, l’invalidité, les accidents du travail et les maladies professionnelles et représente plus du tiers des prestations versées annuellement (35% des prestations servies en 2016, soit 249,9 Mds €) ;
  • le risque « maternité-famille » : inclut notamment les indemnités journalières pour maternité, les soins aux femmes enceintes et les différentes prestations familiales (allocations familiales, aides à la garde d’enfant). Il représentait 7,5% des prestations en 2016 (54,2 Mds €) ;
  • le risque « emploi » : c’est-à-dire l’indemnisation du chômage, les aides à la réadaptation et la réinsertion professionnelle, les préretraites, soit 6% des prestations en 2016 (44,5 Mds €) ;
  • le risque « logement » : il recouvre les différentes aides versées aux ménages pour faire face à leurs dépenses de loyer ou de remboursement d’emprunt (18,9 Mds€ : 2,5% des prestations en 2016) ;
  • le risque « pauvreté-exclusion sociale », essentiellement pris en charge par le revenu de solidarité active (RSA), représente 21,9 Mds€ (3% des prestations) en 2016.

Les deux tiers de ces prestations sont financés par les organismes de sécurité sociale.