Pourquoi doit-on respecter l’environnement et le patrimoine commun ?

Par La Rédaction

L’environnement et le patrimoine commun (ressources et milieux naturels, espèces animales et végétales, diversité et équilibre biologiques…) doivent être respectés, d’abord parce que c’est une obligation juridiquement sanctionnée. En effet, depuis une quarantaine d’années le droit de l’environnement s’est développé et s’exprime largement par des sanctions pénales en cas de non-respect des règles édictées (par exemple, en matière d’installations classées, telles qu’industries chimiques ou élevage intensif de porcs).

Mais la préservation de l’environnement et du patrimoine devient depuis quelques années un enjeu mondial, synonyme de responsabilité envers les générations futures.

Les richesses naturelles de la Terre ne sont pas illimitées et certains comportements, qu’ils soient le fait d’individus (surconsommation d’énergie ou d’eau) ou d’entreprises (pollution des rivières) les mettent en danger. Dans ces conditions, leur préservation devient, lentement, une priorité nationale et internationale. Et ce d’autant plus que nombre de pays en voie de développement, grâce aux progrès économiques réalisés, adoptent peu à peu un mode de vie à l’occidentale qui implique une consommation d’énergie et une pollution accrues. De même, le patrimoine mondial de l’humanité (monuments, paysages) constitue un héritage à protéger afin de le transmettre sans dégradation.

Des conférences internationales tentent de coordonner les initiatives des États en matière de protection de l’environnement. Depuis le Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, juin 1992), les gouvernements se réunissent régulièrement pour assurer le développement durable de la planète, limiter les émissions de gaz à effet de serre et renforcer la gouvernance environnementale internationale. De même, l’UNESCO établit depuis 1972 une liste du patrimoine mondial. Des sites culturels ou naturels y sont inscrits, interdisant toute destruction ou modification. Le patrimoine mondial de l’humanité (monuments, paysages) constitue un héritage à protéger afin de le transmettre sans dégradation. Dans ces conditions, leur préservation devient une priorité nationale et internationale.

En France, la réforme constitutionnelle du 1er mars 2005 a établi que la loi déterminerait les "principes fondamentaux de la préservation de l’environnement" (art. 34) et a intégré à la Constitution la Charte de l’environnement. Celle-ci proclame notamment que "chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé" et que "les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable".