Pourquoi résister à un pouvoir non démocratique est-il un devoir des citoyens ?

La résistance à l'oppression est un droit inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Son application réelle soulève de nombreuses questions.

Quand le droit de résistance à l’oppression est-il apparu ?

Selon l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 : "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression".

Cet texte fait de la résistance à un pouvoir arbitraire un devoir de chaque citoyen. Il trouve son origine dans l’idée qu’une démocratie ne peut pas vivre sans le soutien de ceux à qui elle est destinée, les citoyens. Les citoyens doivent jouir des droits d'un régime de liberté et être aussi capable de se mobiliser pour empêcher l'installation d'un pouvoir non démocratique.

Est-ce un droit applicable ?

Un pouvoir démocratique permet les moyens d’expression des citoyens : droit de manifestation, droit d’expression, possibilité pour les fonctionnaires de désobéir à des ordres manifestement contraires à la loi et de nature à compromettre gravement un intérêt public (article 28 de la loi du 13 juillet 1983). Un régime arbitraire, par nature, ne respecte pas ces droits. Un régime arbitraire dispose de pouvoirs (forces armées, contrôle des médias…) qui lui permettent de se maintenir en place et d’empêcher le développement d’une opposition. La résistance à l’oppression peut donc être difficile à mettre en pratique.