Quelles sont les grandes étapes de la conquête du droit de vote des femmes ?

Citoyenneté

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L’essentiel

  • La revendication du droit de vote des femmes remonte à la Révolution française, lorsque le suffrage censitaire masculin est instauré. Très tôt, des figures comme Condorcet ou Olympe de Gouges défendent les droits politiques des femmes au nom de l’égalité entre tous les citoyens.
  • Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les associations féministes, sur le modèle anglo-saxon, prennent de l'ampleur et réussissent à imposer la question du suffrage féminin dans le débat public.
  • En 1944, le droit de vote des femmes fait partie des évolutions nécessaires pour tourner la page du régime de Vichy et renouer avec la République. Le général de Gaulle déclare l'égalité des droits politiques entre hommes et femmes. Ce droit est désormais inscrit dans la Constitution. 

En détail

Dès la Révolution française, Sieyès impose la notion de citoyen actif pour désigner les hommes ayant le droit de voter et d'être éligibles. Les femmes font partie de la catégorie des citoyens passifs avec les enfants, les domestiques et toute personne ne pouvant s'acquitter du cens électoral. 

Le suffrage est censitaire (condition d'acquittement d'un cens, un impôt direct) et masculin. Les révolutionnaires considèrent que seuls les hommes en mesure de faire un choix libre, en raison de leur indépendance économique, sont en capacité de voter. 

Malgré l'appel de Condorcet, qui se prononce en faveur du suffrage féminin, les femmes sont officiellement exclues du droit de vote par l'Assemblée nationale le 22 décembre 1789. 

En 1791, Olympe de Gouges publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, inspirée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Dans son article 10, elle affirme que "la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune". 

En 1804, le code napoléonien consacre l'incapacité juridique des femmes et les confine dans un état de minorité. En 1848 (avènement de la IIe République), l'instauration du suffrage dit universel ne concerne que les hommes âgés d'au moins 21 ans. 

Après la Ligue française pour le droit des femmes créée en 1882, association pionnière dans la revendication du suffrage féminin, l'Union française pour le suffrage des femmes (UFSF) est fondée en 1909. Cette association regroupe des militantes républicaines, pour la plupart issues de la bourgeoisie ou des milieux intellectuels. Leurs revendications se limitent néanmoins au droit de vote et à l'éligibilité aux élections municipales. 

Contrairement aux "suffragettes" anglaises, les suffragistes françaises sont majoritairement légalistes. Pour aboutir à leur cause, elles recourent aux pétitions, aux manifestations pacifiques, à la publication de journaux...

Le 26 avril 1914, en marge des élections législatives, le grand quotidien Le Journal, avec plusieurs mouvements suffragistes, organise un référendum non officiel destiné aux femmes. La question posée est : "Mesdames, Mesdemoiselles, souhaitez-vous voter un jour ?". Résultat : 505 972 réponses positives contre seulement 114 négatives. 

Pendant la Première Guerre mondiale, de nombreuses femmes remplacent les hommes partis au front dans des secteurs d'activité qui ne leur étaient pas ouverts jusque-là. Ces nouvelles responsabilités et l'accès à une certaine forme d’autonomie nourrissent un désir d'émancipation. Maurice Barrès dépose une proposition de loi en 1916 pour accorder le droit de vote aux veuves et mères de soldats tués à la guerre, au nom du "suffrage des morts".

Après la guerre, le suffrage est étendu aux femmes dans plusieurs pays européens, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la Russie. La France s'y refuse, en partie sous l'influence des radicaux-socialistes qui voient dans le vote féminin un vote "clérical" dangereux pour la République. 

En dépit de plusieurs propositions de loi dans les années 1930, le Sénat s'oppose à tout élargissement du droit de suffrage. Pourtant, les mouvements féministes continuent de se mobiliser, comme l'association "La Femme Nouvelle" fondée en 1934. Sa présidente, Louise Weiss, se présente symboliquement aux élections municipales de Montmartre en 1935 puis aux législatives de 1936. 

Sous le Front populaire, le gouvernement de Léon Blum, constitué en juin 1936, comprend trois femmes, nommées sous-secrétaires d'État.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, le débat sur l'extension du suffrage aux femmes connaît un regain d'intérêt, notamment grâce à la participation importante des femmes à la Résistance. 

Si la question du suffrage féminin n'est pas abordée dans le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) du 15 mars 1944, la majorité des partis politiques à cette période considère que l'accès des femmes à la majorité politique fait partie des évolutions nécessaires. Seuls les radicaux-socialistes continuent de s'y opposer. 

Le 18 mars 1944, le général de Gaulle, alors président du Comité français de libération nationale, déclare devant l'Assemblée consultative provisoire que "le régime nouveau doit comporter une représentation élue par tous les hommes et toutes les femmes de chez nous". Le 24 mars 1944, cette même assemblée adopte l'amendement Fernand Grenier qui instaure le droit de vote et d'éligibilité à toutes les femmes françaises. 

Le 21 avril 1944, l'ordonnance portant organisation des pouvoirs publics en France après la Libération dispose que "les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes" (article 17). Les premières élections auxquelles les femmes participent sont les municipales d’avril-mai 1945

Rédigé et adopté en 1946, le préambule de la Constitution de la IVe République rappelle que "la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme". 

Podcast

Le droit de vote des femmes, un combat historique (1/3)

6 mars 2025   - Temps de lecture  12 min

Léa : Bonjour à toutes et à tous

Bonjour « Patrice »

Patrice : Bonjour « Léa » 

Léa : Au printemps 1945, les Françaises votent pour la première fois. L’obtention par les femmes de ce droit fondamental est le résultat d’un long combat qui aura pris plus d’un siècle. 

À l’occasion du 80e anniversaire de cet événement fondateur de la lutte pour l’égalité des droits civiques, voici une nouvelle série de « L’Actualité de la vie publique » consacrée à la participation des femmes à la vie politique. 

Au sommaire de ce premier épisode : 

« Le droit de vote des femmes, un combat historique ». 

Léa : Première question, Patrice, à l’occasion de quelle élection les Françaises exercent-elles pour la première fois leur droit de vote ? 

Patrice : La première fois que les Françaises votent, c’est à l’occasion des élections municipales de 1945, dont les deux tours ont lieu le 29 avril et le 13 mai. À ce moment-là, la Deuxième Guerre mondiale prend fin en Europe, après la capitulation des armées allemandes, les 7 et 8 mai. 

Ces élections sont pour les femmes l’aboutissement d’un long combat politique dont les prémices remontent à la Révolution française. Les révolutionnaires de 1789 étaient en effet animés par la volonté de bâtir une société de citoyens en rupture avec l’Ancien régime et les sociétés d’ordres.

Léa :  Tous les hommes libres et égaux en droits, mais le mode de suffrage instauré prive de nombreuses catégories de la population, en particulier les femmes, de droits politiques. Pour quelles raisons ont-ils décidé d’exclure les femmes de la communauté civique ?

Patrice : Alors d’abord, il faut rappeler que la manière dont les révolutionnaires de 1789 conçoivent la citoyenneté s’inspire des idées philosophiques nouvelles forgées au cours du XVIIIe siècle, comme les principes de liberté individuelle et d’égalité. Des notions qui s’opposent aux principes sur lesquels reposait l’organisation de la société sous l’Ancien régime, c’est-à-dire sur des inégalités dites « naturelles ». Ensuite, ils estiment qu’être citoyen implique d’être indépendant sur le plan personnel et économique et aussi, de pouvoir faire preuve d’autonomie du point de vue intellectuel. Or, ils considèrent que seuls les hommes disposent de ces qualités. Dans ces conditions, les femmes se retrouvent exclues de la citoyenneté.

Léa. Au début de la Révolution, la notion de citoyen actif – qui s’oppose à celle de citoyen passif - s’impose. A quoi ces deux notions correspondent-elles, Patrice ?

Patrice : La notion de citoyen actif apparaît en effet dès le début de la Révolution. Elle est formalisée par un acteur clé de la période révolutionnaire Emmanuel-Joseph Sieyès.  Celui-ci conçoit le vote comme une fonction que seuls certains individus, ayant les capacités intellectuelle et économique suffisantes, peuvent exercer. Le droit de vote et d’éligibilité doit ainsi être réservé aux citoyens actifs, c’est-à-dire aux hommes qui paient un minimum d’impôt, appelé « cens », et qui va donner son nom au mode de suffrage instauré durant la Révolution : le suffrage censitaire. Les femmes appartiennent, elles, à la catégorie des citoyens passifs, au même titre que les enfants et les domestiques.

Léa. Mais j’imagine que dès cette époque, il y a des voix qui s’élèvent pour défendre les droits politiques des femmes ?

Patrice : Oui Léa, certaines figures importantes de la Révolution s’engagent activement en faveur du droit de vote pour les femmes. Comme le mathématicien et philosophe, Nicolas de Condorcet, qui avant même 1789, publie des essais, dans lesquels il se prononce en faveur du suffrage féminin. Ou encore la femme de lettres, Olympe de Gouges qui, elle aussi, défend les droits politiques des femmes, au nom de l’égalité de tous les citoyens, notamment, en 1791, dans sa célèbre Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Mais en fin de compte ces plaidoyers resteront vains (n’emportent pas l’adhésion de la majorité) : les femmes sont officiellement exclues du droit de vote par l’Assemblée nationale, le 22 décembre 1789. Elles se voient accorder l’égalité civile mais pas les droits politiques.

Léa : L’avènement de la Deuxième République, en 1848, marque un progrès en termes de droits politiques avec la fin du suffrage censitaire que vous avez mentionné mais les femmes ne sont toujours pas concernées, pour quelles raisons ? 

Patrice : Alors au cours du printemps 1848, une grande partie de l’Europe est touchée par un mouvement révolutionnaire, que l’on a appelé le « Printemps des peuples ». En France, cet événement aboutit au retour de la République. La France est alors un des premiers pays au monde à instaurer le suffrage universel masculin pour tous les hommes âgés de 21 ans jouissant de leurs droits civils. Si les femmes ont, elles aussi, participé à cette Révolution, elles n’obtiennent toujours pas le droit de vote. Les Républicains n’avancent plus tout à fait les mêmes arguments pour s’opposer à l’égalité des droits politiques. Ils considèrent les femmes comme inférieures – physiquement et intellectuellement - et jugent leur niveau d’instruction tout à fait insuffisant. Mais le plus important, c’est que dans un contexte d’intense hostilité entre des républicains laïcs et l’église catholique, ils estiment que l’influence qu’exerce sur elles le clergé, constitue une menace susceptible de mettre en péril la République.

Léa. Dans ce contexte, Patrice, de quelle manière, les militantes de la cause des femmes réagissent-elles face à cette conception de l’universalisme qui ne s’applique qu’aux hommes ?

Patrice : La révolution de 1848 a suscité un certain espoir parmi les militantes pour les droits des femmes. Des journaux féminins comme La Voix des femmes ou L’Opinion des femmes sont créés à ce moment-là, respectivement par Eugénie Niboyet et Jeanne Deroin. Les militantes créent aussi des clubs politiques féminins qui défendent des réformes favorables aux femmes. Mais à la suite de la répression qui s’abat au moment des émeutes des mois de mai et juin 1848, avec notamment des restrictions des libertés - de la presse et du droit de réunion -, les groupes de militantes se séparent et les clubs de femmes sont fermés sur ordre du Préfet de Paris, pour atteinte à la sécurité de l’État.

4. Léa : Alors à quelle époque, les mouvements féministes deviennent-ils suffisamment pour véritablement faire entendre leur voix ? 

Patrice : Vers la fin du XIXe siècle, sous la Troisième République, les mouvements féministes se renforcent et des associations sont créées. Parmi les militantes suffragistes emblématiques de cette période figure notamment la journaliste Hubertine Auclert, qui est la première en France, en 1882, à employer et à populariser le terme « féminisme », dans le sens qu’on lui connaît aujourd’hui. La même année est fondée la Ligue française pour le droit des femmes. Puis en 1909, l’Union pour le suffrage des femmes est créée. Une organisation qui a joué un rôle important au début du XXe siècle.

Léa : Les revendications et moyens d’action font-ils l’objet d’un consensus au sein des différents mouvements féministes que l’on retrouve en Europe ?

Patrice : Non Léa ! Il y a des débats concernant les revendications. L’égalité civique, qui est une revendication importante dans l’histoire du féminisme, n’est pas considérée par toutes les féministes comme prioritaire et suffisante pour atteindre l’émancipation des femmes. Il y a aussi des désaccords sur les moyens d’action. En France, les suffragistes sont dans leur majorité légalistes : elles organisent des pétitions, des manifestations pacifiques, des banquets républicains, publient des journaux, etc. En revanche, les « suffragettes » britanniques, face à l’échec de cette stratégie pacifique, choisissent sous l’impulsion de leur leader, Emmeline Pankhurst, de recourir à des modes d’action plus spectaculaires comme la grève de la faim ou illégaux comme la désobéissance civile ou les actions violentes (par exemple tenter de forcer l’entrée du Parlement, essayer d’entrer à Buckingham Palace pour remettre une pétition au roi George V,  déclencher des incendies volontaires, etc.). 

Léa. Mais mener le combat sous cette forme doit avoir un prix ?]

Patrice : Oui Emmeline Pankhurst et les suffragettes sont nombreuses à être victimes de violences policières ou condamnées à des peines d’emprisonnement pour des violations répétées de la loi.

Léa : Est-ce qu’à cette époque, certains pays ont accordé le droit de vote aux femmes ?

Patrice : Les premières femmes qui obtiennent ce droit sont, en 1869, les habitantes du Wyoming un territoire de l’ouest américain qui à cette époque ne fait pas encore partie de l’Union au niveau fédéral. Au niveau fédéral justement ce droit sera accordé en 1920. En 1893, la Nouvelle-Zélande devient le premier pays au monde à accorder le droit de vote pour toutes les femmes de plus de 21 ans. En 1902, c’est au tour des Australiennes d’obtenir ce droit (mais les femmes autochtones en sont exclues). Et en 1906, la Finlande devient le premier pays au monde qui permet aux femmes non seulement de voter, mais aussi d’être élues au Parlement.

Léa : Si quelques pays ont accordé le droit de vote aux femmes avant la Première guerre mondiale, c’est cet événement qui apparaît comme un moment décisif dans de nombreux pays. Quel rôle la guerre a-t-elle joué dans l’évolution du combat pour le droit de vote des femmes ?

Patrice : La guerre va jouer, Léa, un rôle d’accélérateur en créant les conditions qui permettent dans de nombreux pays l’introduction du droit de vote pour les femmes, notamment à la suite de bouleversements politiques majeurs. C’est le cas en Russie, en Allemagne ou en Autriche. En 1918, le Royaume-Uni introduit également le droit de vote pour les femmes mais avec des restrictions notamment d’âge jusqu’en 1928, il faut avoir 30 ans pour voter. 

Léa. Et alors pourquoi la France, pourtant considérée comme pionnière en matière de droits fondamentaux, reste-t-elle à l’écart de cette évolution qui touche une bonne partie de l’Europe ?

Patrice : En France, le conflit a aussi modifié la perception du rôle des femmes dans la société, en raison de leur participation à l’effort de guerre. Elles sont nombreuses à remplacer les hommes partis au front dans des métiers qu’elles n’occupaient pas avant la guerre. Cette nouvelle image dont jouissent les femmes renforce les arguments en faveur de l’émancipation et de l’obtention de nouveaux droits. Par exemple, l’écrivain et homme politique Maurice Barrès, qui est député, dépose en 1916 une proposition de loi visant à accorder le droit de vote aux veuves et aux mères des soldats tués au front (c’est le suffrage des morts). Mais finalement, rien ne va changer pour les Françaises. Dans les années qui suivent la guerre, plusieurs propositions de loi sont encore déposées, mais le Sénat bloque toutes les initiatives et s’oppose systématiquement à l’élargissement du suffrage. Les arguments des opposants sont toujours les mêmes, en particulier ceux des radicaux-socialistes, l’influence jugée trop importante de l’Église sur les électrices ou encore le risque de perturbation de l’ordre social.

Léa : Malgré tout le mouvement suffragiste ne désarme pas en France dans les années 1930, notamment grâce à des femmes comme Louise Weiss, n’est-ce pas Patrice ?

Patrice : Oui le combat des féministes continue malgré tout. D’autant plus que la France apparaît désormais en retard par rapport aux autres pays européens. Vous avez raison, la militante féministe Louise Weiss, à la tête de l’association, « La femme nouvelle », fondée en 1934, mène des campagnes actives, organise des manifestations et publie de nombreux articles pour sensibiliser l’opinion publique. En 1935, elle se présente symboliquement aux élections municipales de Montmartre et l’année suivante aux élections législatives. 

Léa. Et est-ce que la victoire du Front populaire en 1936 change les choses pour les femmes en matière de droits politiques ?

Patrice : Si la victoire du Front populaire, en avril-mai 1936, soulève beaucoup d’espoir du point de vue du progrès social, elle ne se traduit pas par l’obtention de nouveaux droits politiques pour les femmes. La Chambre des députés se prononce pourtant une nouvelle fois en faveur du vote des femmes mais le gouvernement ne prend pas position et n’oblige pas le Sénat à inscrire la proposition de loi à son ordre du jour. Par contre, Léon Blum à la tête du gouvernement nomme pour la première fois, trois femmes sous-secrétaires d’Etat : Cécile Brunschvicg (Éducation nationale), Suzanne Lacore (Protection de l’enfance) et Irène Jolliot-Curie (Recherche scientifique). Mais l’absence de progrès sur la question des droits politiques relance le débat au sein des associations suffragistes sur les modes d’action. Louise Weiss fait notamment partie de celles qui choisissent de s’inspirer des actions plus radicales auxquelles avaient eu recours les suffragettes anglaises.

Léa : Et c’est finalement un autre conflit mondial, celui de 1939-1945, qui va jouer un rôle déterminant et consacrer enfin le suffrage féminin. Comment a-t-il été acquis ?

Patrice : Durant l’occupation, la participation des femmes à la Résistance a été importante. La question du suffrage féminin ne figure pas au programme du Conseil national de la résistance (le CNR), adopté en mars 1944, qui liste les réformes sociales et économiques à mettre en œuvre à la libération. Mais la plupart des partis politiques considère désormais que l’accès des femmes à la majorité politique est une évolution indispensable. Le général de Gaulle qui partage cet avis et préside le Comité français de libération nationale (à Alger puisque la France est encore occupée) se prononce, au printemps 1944, en faveur de l’égalité des droits civiques. Les choses vont ensuite aller très vite. Le 24 mars 1944, l’Assemblée consultative provisoire adopte un amendement qui instaure le droit de vote et d’éligibilité à toutes les Françaises. Et un mois plus tard, une ordonnance du 21 avril, dispose je cite que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». L’année suivante, le 29 avril 1945, les femmes participent pour la première fois à une élection. 

Léa : Et en 1946, le préambule de la Constitution de la IVe République rappellera que la loi garantit aux femmes des droits égaux à ceux des hommes dans tous les domaines ! C’est la fin de cet épisode ! Merci beaucoup « Patrice ».

Dans le deuxième épisode, nous nous intéresserons au comportement électoral des femmes : votent-elles comme les hommes ?

Vous pouvez réécouter gratuitement le premier épisode de cette série sur vos plateformes préférées et notre chaîne YouTube. N’hésitez pas à vous y abonner !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site internet Vie-publique.fr et nos réseaux sociaux.

On se retrouve très bientôt ! Au revoir « Patrice », au revoir à toutes et à tous !

Patrice : Au revoir ! A bientôt

 

 

 

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Quiz : Les droits des femmes

QUIZ

Quiz : Les droits des femmes Étape 1 sur 10

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En quelle année les femmes ont-elles obtenu le droit de vote en France ?

Bonne réponse

Le 21 avril 1944 Charles De Gaulle installé à la tête du Gouvernement provisoire de la République française signe l’ordonnance qui accorde le droit de vote et l’éligibilité aux femmes. Elles votent pour la première fois le 29 avril 1945.

Mauvaise réponse

Le 21 avril 1944 Charles De Gaulle installé à la tête du Gouvernement provisoire de la République française signe l’ordonnance qui accorde le droit de vote et l’éligibilité aux femmes. Elles votent pour la première fois le 29 avril 1945.

Quiz : Les droits des femmes Étape 2 sur 10

Score : 0

Qui publie la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 ?

Bonne réponse

Olympe de Gouges publie en 1791 la Déclaration de la femme et de la citoyenne. Présenté devant l’Assemblée législative le 28 octobre, le texte n’est pas adopté. Le texte met en exergue les inégalités femmes/hommes à la fin du XVIIIe siècle. La DDFC interroge la société sur la portée de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (qui sera qualifiée d’Universelle en 1948).

Mauvaise réponse

Olympe de Gouges publie en 1791 la Déclaration de la femme et de la citoyenne. Présenté devant l’Assemblée législative le 28 octobre, le texte n’est pas adopté. Le texte met en exergue les inégalités femmes/hommes à la fin du XVIIIe siècle. La DDFC interroge la société sur la portée de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (qui sera qualifiée d’Universelle en 1948).

Quiz : Les droits des femmes Étape 3 sur 10

Score : 0

Qu’autorise la loi Veil à partir de 1975 ?

Bonne réponse

La loi autorisant l’IVG dite loi Veil fut portée par Simone Veil (ministre de la santé de 1974 à 1979). Cette loi est adoptée le 17 janvier 1975 pour 5 ans à titre expérimental. C’est seulement le 31 décembre 1979 que cette loi devient définitive. Il faut attendre 1983 pour que l’acte soit remboursé intégralement par la Sécurité sociale.

Mauvaise réponse

La loi autorisant l’IVG dite loi Veil fut portée par Simone Veil (ministre de la santé de 1974 à 1979). Cette loi est adoptée le 17 janvier 1975 pour 5 ans à titre expérimental. C’est seulement le 31 décembre 1979 que cette loi devient définitive. Il faut attendre 1983 pour que l’acte soit remboursé intégralement par la Sécurité sociale.

Quiz : Les droits des femmes Étape 4 sur 10

Score : 0

Quel jour célèbre-t-on la journée pour les droits des femmes ?

Bonne réponse

Depuis 1977, les Nations unies célèbrent le 8 mars une Journée internationale pour les droits des femmes. La France commémore la date du 8 mars depuis 1982.

Mauvaise réponse

Depuis 1977, les Nations unies célèbrent le 8 mars une Journée internationale pour les droits des femmes. La France commémore la date du 8 mars depuis 1982.

Quiz : Les droits des femmes Étape 5 sur 10

Score : 0

Quand le viol fut-il défini et reconnu comme un crime ?

Bonne réponse

Avant la loi du 23 décembre 1980, le viol n’est pas défini dans le code pénal. Aujourd'hui, le viol est passible de 15 ans de réclusion criminelle. La peine peut augmenter en cas de circonstances aggravantes.

Mauvaise réponse

Avant la loi du 23 décembre 1980, le viol n’est pas défini dans le code pénal. Aujourd'hui, le viol est passible de 15 ans de réclusion criminelle. La peine peut augmenter en cas de circonstances aggravantes.

Quiz : Les droits des femmes Étape 6 sur 10

Score : 0

Quelle est la première femme nommée Première ministre en France ?

Bonne réponse

Édith Cresson est nommée Première ministre par François Mitterrand le 15 mai 1991.

Mauvaise réponse

Édith Cresson est nommée Première ministre par François Mitterrand le 15 mai 1991.

Quiz : Les droits des femmes Étape 7 sur 10

Score : 0

Depuis quand les femmes peuvent-elles gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari ?

Bonne réponse

La loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux accorde aux femmes le droit d’ouvrir un compte en banque et d’exercer une profession sans le consentement de leur mari. Il faut attendre 1985 pour que l’égalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants soit reconnue.

Mauvaise réponse

La loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux accorde aux femmes le droit d’ouvrir un compte en banque et d’exercer une profession sans le consentement de leur mari. Il faut attendre 1985 pour que l’égalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants soit reconnue.

Quiz : Les droits des femmes Étape 8 sur 10

Score : 0

Combien de femmes ont-elles été élues à l’Assemblée nationale en juillet 2024 ?

Bonne réponse

208 femmes ont été élues députées en juillet 2024. Elles étaient 215 lors des précédentes élections législatives de juin 2022.

Mauvaise réponse

208 femmes ont été élues députées en juillet 2024. Elles étaient 215 lors des précédentes élections législatives de juin 2022.

Quiz : Les droits des femmes Étape 9 sur 10

Score : 0

En France, combien de femmes sont décédées des suites de violences conjugales en 2022 ?

Bonne réponse

L’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple recense 145 décès de femmes victimes de leur compagnon ou ex-compagnon, en 2022.

Mauvaise réponse

L’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple recense 145 décès de femmes victimes de leur compagnon ou ex-compagnon, en 2022.

Quiz : Les droits des femmes Étape 10 sur 10

Score : 0

Quelle est la date de promulgation de la loi instituant la parité politique ?

Bonne réponse

La loi du 6 juin 2000 oblige les partis politiques à présenter un nombre égal de femmes et d’hommes lors des scrutins de liste, et instaure des sanctions financières pour les partis qui ne respectent pas la parité (2% d’écart maximum entre les deux sexes). La loi du 6 juin 2000 s’inscrit dans le prolongement de la loi constitutionnelle du 8 juillet 1999, qui dispose : "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives".

Mauvaise réponse

La loi du 6 juin 2000 oblige les partis politiques à présenter un nombre égal de femmes et d’hommes lors des scrutins de liste, et instaure des sanctions financières pour les partis qui ne respectent pas la parité (2% d’écart maximum entre les deux sexes). La loi du 6 juin 2000 s’inscrit dans le prolongement de la loi constitutionnelle du 8 juillet 1999, qui dispose : "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives".

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