Scrutins, suffrages, systèmes électoraux : quelles différences ?

Par La Rédaction

Le mot scrutin désigne l’ensemble des opérations de vote et des modes de calcul destinés à départager les candidats aux élections. On parle également de scrutin lorsqu'une assemblée (ex : Assemblée nationale ou assemblée délibérante d’un conseil régional) vote pour prendre une décision. Dans le langage courant, le mot scrutin désigne enfin les votes émis par des bulletins.

Celui-ci peut être uninominal (vote pour un seul candidat) ou de liste (vote pour une liste de candidats), majoritaire à un ou deux tours, proportionnel ou mixte (mélange des scrutins majoritaire et proportionnel).

Le terme suffrage désigne l’acte de vote par lequel on déclare son choix politique, mais également le système précisant qui a le droit de voter.

Ainsi, le suffrage peut être :

  • restreint, s’il est limité à une catégorie de population en fonction de ses revenus (suffrage censitaire) ou de son niveau de connaissances (suffrage capacitaire) ;
  • universel, si tous les citoyens majeurs votent ;
  • direct, si l’électeur vote lui-même pour un candidat ;
  • indirect, si le candidat est élu par un collège électoral, lui-même désigné directement par les citoyens.

Les systèmes électoraux désignent un ensemble de caractéristiques regroupant les modes de scrutin, d’attribution des sièges aux assemblées, et les éléments essentiels d’un régime (nombre de partis, stabilité ou instabilité gouvernementale). Le choix d’un système électoral, et surtout du mode de scrutin, traduit des objectifs politiques. Ainsi, on considère généralement que le mode de scrutin proportionnel (utilisé dans la plupart des pays européens) permet une représentation conforme aux votes des citoyens, mais peut comporter un risque d’instabilité gouvernementale, que le choix d’un scrutin majoritaire permettrait d’éviter.