En France, les partis politiques se créent librement. L'activité politique peut s'exercer dans différentes organisations (associations, groupements politiques, clubs de réflexion, etc.). Un parti politique est une association loi 1901.
Sans apporter une définition légale à la notion de parti politique, la loi du 11 mars 1988 reconnaît comme parti politique :
- une personne morale de droit privé qui s'est assignée un but politique si elle est éligible à l'aide publique ;
- ou si elle a régulièrement désigné un mandataire financier.
Les partis politiques qui relèvent de la loi du 11 mars 1988 doivent déposer, chaque année, leurs comptes à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).
En janvier 2025, la CNCCFP a décompté environ 600 partis politiques devant déposer des comptes devant la Commission. Selon le rapport d’activité 2024 de la CNCCFP, sur près de 600 partis politiques, seuls 25 ont présenté des candidats aux élections législatives de 2024.
Un parti politique est libre de son organisation et il n'est pas obligatoire que les statuts déposés en préfecture traduisent l'organisation du parti en termes précis. Néanmoins, tout parti dispose d'un texte constitutif qui précise son organisation interne. On trouve généralement un président ou secrétaire général, un trésorier ainsi qu’un comité directeur.
On distingue les sympathisants, qui constituent l’électorat traditionnel du parti, des adhérents, qui sont "encartés" (c’est-à-dire inscrits officiellement dans les registres du parti) et s’impliquent activement dans la vie du mouvement.
Les adhérents peuvent être présents sur l’ensemble du territoire, au sein des entités locales (souvent appelées sections ou cellules) du parti. Ceux-ci effectuent un travail de terrain pour se faire connaître auprès des citoyens. Généralement, le parti possède des locaux pour réunir ses militants.
Au niveau national, le comité directeur assure le pilotage stratégique du parti. Les adhérents sont appelés à se réunir périodiquement en congrès pour décider des grandes orientations du parti et élire ses représentants.
Dans son ouvrage "Les Partis politiques", Maurice Duverger établit une distinction entre deux types de partis :
- les partis de cadres, apparus dès le XIXe siècle, sont constitués de notables issus, dans un premier temps, de la bourgeoisie ou de l’aristocratie. Ces partis sont en général assez peu structurés et centralisés, en raison du nombre d’adhérents, de la personnalité des membres (qui s’organisent selon les affinités de chacun) et de leur ancrage local. Ils disposent d’une certaine liberté d’action et d’une hiérarchisation relativement souple. Ce sont traditionnellement des partis de droite ;
- les partis de masse, nés au début du XXe siècle avec le développement du socialisme et du communisme, aspirent à la transformation de la société et la réalisation d’un ordre social nouveau. Pour cela, ils s’appuient sur une organisation structurée et hiérarchisée et sur un grand nombre d’adhérents. Ce sont traditionnellement les partis de gauche.
À partir des années 1960 apparaît également la notion de partis de rassemblement ou d'électeurs, moins marqués idéologiquement. Le développement de ce type de partis est lié à l’affaiblissement de l’affiliation partisane et à la nécessité, pour les partis de séduire un électorat de plus en plus abstentionniste.