Comment la protection sociale est-elle organisée en France ?

La protection sociale est organisée selon quatre niveaux :

La Sécurité sociale fournit la couverture de base des risques "maladie/maternité/invalidité/décès", "accidents du travail/maladies professionnelles", "vieillesse" et "famille". 

Elle est composée de différents régimes regroupant les assurés sociaux selon leur activité professionnelle, dont les principaux sont :

  • le Régime général : il concerne la plupart des salariés et, à compter du 1er janvier 2018, les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, industriels, et professionnels libéraux non réglementés installés depuis 2019), les étudiants, les bénéficiaires de certaines prestations et les simples résidents.
  • le Régime agricole : il assure la protection sociale des exploitants et des salariés agricoles. Il est le seul régime de sécurité sociale à ne pas dépendre du ministère chargé des affaires sociales, mais de l’agriculture.
  • les régimes spéciaux : ils couvrent les salariés qui ne sont pas dans le Régime général (fonctionnaires, agents de la SNCF, d’EDF…).
  • les régimes des professions libérales : les professions libérales réglementées (architectes, avocats, chirurgiens-dentistes, experts-comptables, etc.) et certaines non règlementées (par définition, une profession libérale non réglementée est une activité qui n’est ni commerciale, ni artisanale, ni industrielle, ni agricole, et qui n’est pas non plus une profession libérale "réglementée") sont couvertes :
  • pour l’assurance vieillesse, par la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) pour les professions règlementées et par la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales (Cipav) pour les professions non règlementées affiliées avant le 1er janvier 2019 (le 1er janvier 2018 pour les micro-entrepreneurs),
  • pour le risque "maladie", par une gestion commune au sein des caisses primaires d’assurance maladie.

Les régimes dits complémentaires peuvent fournir une couverture supplémentaire aux risques pris en charge par la Sécurité sociale. Certains sont obligatoires (régimes complémentaires de retraite des salariés – employés et cadres du secteur privé) et d’autres facultatifs (mutuelles de santé, sociétés d’assurance, institutions de prévoyance).

L’Unédic (Union nationale pour l’emploi dans l’industrie et le commerce) gère le Régime d’assurance-chômage.

Enfin, une aide sociale relevant de l’État et des départements apporte un soutien aux plus démunis.