Lé dépendance se définit par un état durable qui se caractérise par des incapacités. En raison de ces incapacités, la personne dépendante a besoin d'aide dans sa vie quotidienne.
Ce besoin d’aide, et surtout sa teneur, sont précisés à partir d’une grille nationale d’évaluation de la perte d’autonomie chez les personnes âgées de 60 ans et plus. Elle permet aux experts médicosociaux de mesurer le degré de dépendance dans les gestes et activités de la vie quotidienne (faire sa toilette, s’habiller, se nourrir, se déplacer…).
Selon leur positionnement, les individus sont classés en six groupes iso-ressources (GIR). Une personne qualifiée GIR 1 est au niveau maximum de la dépendance. Les GIR 5 et 6 permettent de qualifier un niveau très faible (voire nul) de dépendance.
Cette grille sert de critère pour l’attribution de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), accordée aux personnes classées dans les GIR 1 à 4. Les autres n’y ont pas droit mais peuvent bénéficier d’une aide ménagère, par exemple.
Si vieillir ne signifie pas nécessairement "être dépendant", on constate que la probabilité d’être en situation de perte d’autonomie s’accroît avec l’âge. L'étude "France, portrait social. Édition 2025" de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) montre que 9% des 65 ans ou plus percevaient l’APA fin 2023. La part des bénéficiaires dans la population s'accroît rapidement à partir de 75 ans. De 3% entre 70 et 74 ans, elle passe à :
- 5% pour les 75-79 ans ;
- 12% pour les 80-84 ans ;
- 24% pour les 85-89 ans ;
- 43% pour les 90-94 ans ;
- 71% des 95 ans et plus.
Au 1er janvier 2025, 14,9 millions de personnes résidant en France ont 65 ans ou plus, soit 22% de la population. Cette proportion a augmenté de 5 points en 20 ans, d'après l'Insee.
Si les tendances démographiques et l'amélioration de l'état de santé se poursuivent, le nombre de seniors en perte d'autonomie devrait culminer en 2052 : ils représenteront 2,8 millions des 23 millions de seniors de 60 ans ou plus que comptera la France, selon une étude de l'Insee et de la Drees. En 2070, ils seraient encore 2,7 millions, soit 11,3% des seniors.