Qu'est-ce qu'une COP ?

Comme suite à la signature de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 1992, entrée en vigueur en 1994, les États signataires, appelés États parties, se réunissent annuellement – depuis 1995 – lors des COP ou Conférences des Parties (Conferences of the Parties).

Organisée successivement sur chaque continent, la Conférence des Parties est l’organe suprême de la Convention. Ce rassemblement mondial vise à renforcer les engagements pris et à évaluer le degré d’application de ce cadre d’action de lutte contre le réchauffement climatique.

Ces sommets sont préparés par des réunions en amont. Puis les COP elles-mêmes sont le lieu de négociations politiques mais également d’événements parallèles ou side events, de colloques ou d’expositions, destinés à sensibiliser le public. Outre les 197 parties ayant ratifié la Convention (196 États et l’Union européenne), participent des représentants de collectivités territoriales, ainsi que des acteurs non étatiques issus de la société civile ou de la communauté scientifique.

Ces conférences peuvent aboutir à des objectifs communs ou individuels. Lors de la COP3, en 1997, a été signé le Protocole de Kyoto. Depuis son entrée en vigueur en 2005, les COP sont couplées à la Conférence annuelle des Parties au Protocole de Kyoto. En 2009, la COP15 à Copenhague est très médiatisée, soutenue par une forte mobilisation de la société civile et nourrie par l’espoir d’un nouvel intérêt américain pour ces questions comme suite à l’élection de Barack Obama. Or elle n’a pas permis de parvenir à un accord contraignant, butant notamment sur le refus des États d’accueillir des experts étrangers dans des mécanismes de vérification de l’application de l’accord. La COP21 de 2015 a quant à elle donné naissance à l’accord de Paris, engageant 195 États à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. L’accord prévoit de contenir le réchauffement climatique nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, d’ici 2100. Par la suite, Donald Trump, président d’un des pays les plus pollueurs au monde, a retiré les États-Unis de l’accord.