Selon le code de la santé publique, les professions de la santé se décomposent en trois catégories :
- les professions médicales : médecins, odontologistes (notamment chirurgiens-dentistes) et sages-femmes (art. L4111-1 à L4163-11) ;
- les professions de la pharmacie et de la physique médicale : pharmaciens d’officine (exerçant en ville) et hospitaliers et physiciens médicaux (art. L4211-1 à L4252-3) ;
- les professions d’auxiliaires médicaux : aides-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers, assistants dentaires, assistants de régulation médicale, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, orthoptistes, manipulateurs d’électroradiologie médicale, techniciens de laboratoire médical, audioprothésistes, opticiens-lunetiers, prothésistes, orthésistes, diététiciens (art. L4301-1 à L4394-5).
Pour certains professionnels, les actes qu'ils sont autorisés à effectuer sont listés dans le code de la santé publique : c’est le cas des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes, des pédicures-podologues, des ergothérapeutes, des psychomotriciens, des orthophonistes, des orthoptistes, des manipulateurs d’électroradiologie médicale et des ambulanciers.
Sept ordres professionnels regroupent chacun les membres des professions suivantes : médecin, pharmacien, sage-femme, chirurgien-dentiste, infirmier, masseur-kinésithérapeute et pédicure-podologue.
Les ordres professionnels sont des organismes privés chargés d'une mission de service public ayant notamment des attributions en matière :
- de représentation de la profession ;
- de définition de règles déontologiques ;
- d'information, de conseil et de promotion de la santé publique ;
- de sanctions disciplinaires.
L’appartenance à l’ordre de sa profession est obligatoire pour pouvoir exercer.
Par ailleurs, toute personne intégrant l'Ordre des médecins doit prêter serment. Même s'il n'a pas de valeur juridique, le serment d'Hippocrate est considéré comme l'un des textes fondateurs de la déontologie médicale. Ce dernier recense des engagements tels que protéger les personnes "vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité" ou encore respecter le secret professionnel.