Les professionnels de santé en France : données chiffrées

En 2014, l’INSEE recensait près de 1 175 000 professionnels de santé en France dont :

  • 355 000 personnes appartenant aux professions médicales et pharmaceutiques ;
  • 820 000 auxiliaires médicaux.

Les médecins sont les plus nombreux (219 834, dont 102 000 généralistes et 117 000 spécialistes), suivis des pharmaciens (73 598), des chirurgiens-dentistes (41 186) et des sages-femmes (20 722).

Parmi les auxiliaires médicaux, les infirmières sont la profession la plus largement représentée avec 616 796 personnes, suivies des masseurs-kinésithérapeutes (80 759) et des opticiens.

Entre 2012 et 2014, l’effectif des professions médicales et pharmaceutiques a progressé de 1,7%, contre 8% pour les auxiliaires de santé. Parmi ces derniers, ce sont les opticiens et les psychomotriciens qui ont connu la plus forte augmentation.

Si l’on s’intéresse plus spécifiquement aux médecins, les généralistes ont vu leur nombre progresser de 0,24% entre 2012 et 2014 (de 101 896 à 102 142) et les spécialistes de 2,46% (de 114 866 à 117 694). Cette stagnation actuelle fait cependant suite à une augmentation considérable depuis la fin des années soixante : en 1968, la France comptait 59 065 médecins généralistes et spécialistes.

Quelle est la densité médicale en France ?

La densité médicale mesure le nombre de professionnels de santé par rapport à la population d’un territoire donné. Elle est calculée sur la base de 100 000 habitants. Elle permet d’appréhender l’offre de soins en déterminant si cette offre est excédentaire ou au contraire déficitaire par rapport à la population concernée. C’est donc une variable essentielle pour analyser le système de santé.

Pour les médecins généralistes, leur densité est passée de 118,79 pour 100 000 habitants en 1968 à 298 en 2014. Même si leur nombre a fortement progressé, cette densité place la France dans la moyenne des États de l’OCDE.

Cependant, cette présence n’est pas homogène sur le territoire. On constate une forte implantation de généralistes dans la partie sud de la France et des écarts parfois considérables avec le reste du pays. Ainsi, la région Centre a une densité de généralistes de 111 contre 157 en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).

Concernant les médecins spécialistes, la densité est de 147,3 pour 100 000 habitants. Là encore, on remarque un écart très significatif entre, par exemple, les régions Île-de-France (215,7) ou PACA (199,1) et la région Picardie (114).

Cette disparité ne doit pas s’apprécier uniquement au niveau régional. Ainsi, au sein même de régions bien dotées en médecins généralistes ou spécialistes, il existe des différences très fortes entre départements et, au sein même des départements, entre bassins de vie. Cet échelon territorial mesure au plus près l’accès de la population aux équipements les plus courants comme la santé, les commerces ou l’enseignement.

Une faible densité de professionnels de santé au sein d’un bassin de vie peut ainsi avoir les conséquences suivantes :

  • des difficultés d’accès liées à l’absence de praticiens ou à leur éloignement ;
  • des délais de rendez-vous très importants chez les professionnels de santé présents, ce qui peut conduire certaines personnes à renoncer aux soins ;
  • des difficultés de permanence des soins durant les périodes ou les horaires de fermeture des cabinets médicaux, ce qui alourdit la fréquentation du Samu ou des services des urgences des hôpitaux pour des actes ou des pathologies qui ne relèvent pas de ce pourquoi ils sont été créés ;
  • la nécessité de maintenir une permanence de médecins libéraux (médecins de garde) organisée par arrêté préfectoral sur la base du volontariat.