Plusieurs acteurs financent les dépenses de santé : la Sécurité sociale, l’État, les collectivités territoriales, les organismes de protection complémentaire (mutuelles, sociétés d’assurances, institutions de prévoyance) et les ménages.

La part de chacun d’entre eux n’est cependant pas identique. Par exemple, la Sécurité sociale prend en charge à elle seule les trois quarts du financement de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM).

Et, surtout, ces acteurs n’interviennent pas dans le même périmètre selon que l’on se place dans le cadre de la dépense courante de santé au sens international (DCSi) ou dans celui de la CSBM. Globalement, l’État est surtout financeur des dépenses portant sur la prévention, la formation et la recherche médicale, mais également dans la prise en charge des soins des plus précaires (via la complémentaire santé solidaire ou l’aide médicale d’État – AME).

Les autres financeurs interviennent majoritairement dans le cadre de la CSBM. Au sein de celle-ci, le financement est partagé entre la prise en charge du "gros risque", c’est-à-dire des risques les plus coûteux (hospitalisation, affection longue durée, etc.), par la Sécurité sociale, et celle du "petit risque" (optique, dentaire, audioprothèses), par les organismes complémentaires. Les ménages, quant à eux, voient leur part fluctuer au gré de l’évolution du montant des "restes à charge".