Financement des retraites : la part prépondérante des cotisations sociales

La principale source de financement des systèmes de retraite provient des cotisations sociales acquittées par les salariés et les employeurs.

Ces cotisations représentaient, en 2013, les trois quarts des ressources avec 227 milliards d’euros (Md€). Cette part prépondérante s’explique par la nature de la prestation versée. Les retraites sont considérées comme un revenu de remplacement d’activité. Les pensions sont donc des prestations contributives attribuées en contrepartie d’une durée d’activité et d’un niveau de revenus. Toutefois, la part des cotisations sociales a diminué, passant de 83% des ressources en 2003 à 75% en 2013.

Bien que très majoritaires (et uniques dans le cadre des retraites complémentaires), les cotisations ne constituent cependant pas l’intégralité des ressources.

  • En effet, 11% des ressources (33 Md€ en 2013) proviennent des impôts et taxes (principalement de la contribution sociale généralisée, CSG), finançant certaines prestations servies par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) (minimum vieillesse principalement) ou compensant les politiques d’allègement de charges sociales patronales sur les bas salaires.
  • 6% proviennent de transferts de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), au titre des avantages familiaux pour retraite, et des transferts de l’assurance chômage (UNEDIC), au titre de la validation des périodes de chômage.
  • 2% du financement sont issus de contributions de l’État pour équilibrer certains régimes spéciaux dont le ratio démographique, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de cotisants et de retraités, est insuffisant pour payer les pensions. Les principaux destinataires de ces subventions sont la SNCF, le régime des Mines et la RATP.
  • Enfin, 6% proviennent des ressources de gestion (produits financiers des placements…), du recours à la dette ou aux réserves.