| Le parapluie nucléaire français |
Bien que la France et la Royaume-Uni soient toutes deux des puissances nucléaires, le parapluie nucléaire américain reste le garant de la sécurité européenne. Dans le cadre de la dissuasion nucléaire de l’OTAN, plusieurs États européens hébergent sur leur territoire des armes atomiques états-uniennes (partage nucléaire) : l'Italie, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Belgique, la Turquie. Les pays participant à cette politique sont tenus de prendre des décisions communes en la matière et d’entretenir conjointement le matériel nécessaire à l'emploi de cette force de frappe. En février 2025, Emmanuel Macron a ouvert le débat sur un possible partage de la dissuasion nucléaire française à ses alliés européens. Dans un discours prononcé le 2 mars 2026, le chef de l’Etat a annoncé vouloir mettre en place une « dissuasion avancée » avec l'Allemagne, l'Angleterre, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. Ces pays pourront participer aux exercices de dissuasion et accueillir certaines forces stratégiques françaises. La France conservera son entière souveraineté en matière de nucléaire : « Il n'y aura aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre. En vertu de notre Constitution, elle appartient au seul président de la République. » Cet effort interviendra en plus de la mission nucléaire de l’OTAN. |
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