Au 1er juillet 2024, pour augmenter le revenu disponible d'une personne seule au SMIC à temps plein de 100 euros, le coût du travail doit augmenter de 442 euros, d'après une étude de la Drees. Ce coût inclut le salaire net que perçoit le salarié, mais aussi les cotisations sociales salariales et patronales qui financent la protection sociale (chômage, retraite...). Pour soutenir l'emploi, l'État a allégé les cotisations patronales sur les bas salaires. Seulement, dès qu'un salaire dépasse un certain seuil (jusqu'à 1,6 SMIC), ces allègements diminuent. Les cotisations employeurs augmentent donc plus fortement que le gain pour le salarié. Cela peut avoir un double effet négatif :
- l'employeur est peu incité à augmenter son salarié ;
- le salarié est peu encouragé à accroître sa productivité, car la hausse de son salaire reste relativement faible.
Par ailleurs, l'augmentation du salaire net ne signifie pas toujours plus d'argent dans la poche du salarié. En effet, certaines aides sociales, comme la prime d'activité, peuvent baisser en fonction du nouveau salaire, et l'impôt sur le revenu peut aussi augmenter.