Les enseignements non francophones dans l'enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et paysager

Date de remise :

Auteur(s) moral(aux) : Conseil général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces ruraux

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Présentation

Le CGAAER a été chargé d'une mission de conseil sur les enseignements non francophones dans l'enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et paysager, en vue de réaliser un état des lieux, d'engager une réflexion et de formuler des recommandations sur les objectifs et les conditions de leur développement.

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Sommaire

RESUME

LISTE DES RECOMMANDATIONS

INTRODUCTION ET CHAMP DE LA MISSION

1. LA PLACE DES ENSEIGNEMENTS NON FRANCOPHONES DANS LA STRATEGIE INTERNATIONALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DU MAA N’EST PAS SUFFISAMMENT PRECISEE

1.1. Les attentes des employeurs en matière de maîtrise de l’anglais par leurs cadres poussent les écoles à développer des ENF
 1.2. La stratégie internationale du MAA, comme celles des établissements de l’ESAVP, ne précise pas suffisamment sa politique linguistique
 1.2.1. La stratégie internationale du MAA reste assez générale
 1.2.2. Les différents documents de stratégie internationale des écoles de l’ESAVP montrent une déclinaison hétérogène de leur politique linguistique

1.3. Les organismes évaluateurs des établissements ne formulent pas tous des préconisations vis-à-vis des ENF
 1.3.1. La Conférence des Grandes Ecoles (CGE) formule certaines préconisations, non contraignantes
 1.3.2. La Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) formule des préconisations concernant les ENF et leur lien avec la politique internationale
 1.3.3. L’organisme européen évaluateur des ENV, l’Association des Etablissements Européens d’Enseignement Vétérinaire, ne formule aucune préconisation concernant les ENF
 1.3.4. L’école nationale supérieure du paysage (ENSP) n’a pas d’organisme évaluateur spécifique
 1.3.5. Les préconisations du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES) vis-à-vis des masters

2. TOUTES LES ECOLES N’ONT PAS SUFFISAMMENT MIS EN OEUVRE UNE POLITIQUE D’ENF DANS LEURS ENSEIGNEMENTS DISCIPLINAIRES

2.1. Les séquences d’enseignements disciplinaires en anglais dans les cursus de référence sont réduites et d’importance variable selon les écoles

2.2. La pratique d’autres langues que l’anglais dans les cursus est très limitée, même quand des partenariats sont actifs vis-à-vis de pays concernés par ces langues

2.3. Les masters, masters of science et mastères spécialisés évoluent vers un enseignement anglophone
2.4. Le développement de double-diplômes ou de partenariats non diplômants peut encore progresser dans certaines écoles, en lien avec une politique d’ENF

2.5. Les ENF dans les enseignements en distanciel et dans les formations délocalisées

2.6. Les doctorants et l’enseignement en anglais

3. LE BILAN DES MOBILITES SORTANTES DES ETUDIANTS DE L’ESAVP VERS L’ETRANGER EST GLOBALEMENT SATISFAISANT

4. LE BILAN DES MOBILITES ENTRANTES DANS L’ESAV REVELE, DANS BEAUCOUP D’ECOLES, DES INSUFFISANCES

4.1. Les cursus de référence des écoles n’attirent que peu ou pas d’étudiants étrangers, en particulier en provenance de pays réellement non francophones

4.2 . Les formations de master(e) attirent massivement des étudiants étrangers

4.3 Le pourcentage de doctorants étrangers dans les écoles de l’ESAVP est comparable à celui des universités

4.4. L’examen de la mobilité entrante selon les pays d’origine suggère des flux faibles en provenance de pays réellement non francophones

4.5 . Les effectifs des étudiants en programme Erasmus+ sont faibles

4.6. Les freins à un développement des mobilités entrantes d’étudiants dans l’ESAVP
 4.6.1. Les freins plus spécifiques de l’ESAVP portent surtout sur les formations de référence
 4.6.2. Le dispositif d’enseignement du FLE devra changer d’échelle au sein de l’ESAVP pour s’adapter au développement important des mobilités entrantes, souhaité par le Gouvernement

5. LA POLITIQUE DE RESSOURCES HUMAINES CONSTITUE LE PRINCIPAL FREIN A UN DEVELOPPEMENT AMBITIEUX DES ENF DANS L’ESAVP

5.1. Trop peu d’enseignants-chercheurs français de l’ESAVP s’estiment armés pour développer des ENF
 5.1.1. L’absence d’exigence de capacités linguistiques lors du recrutement puis dans la carrière des
 enseignants-chercheurs français est le principal frein au développement d’ENF
 5.1.2. La mobilité internationale des enseignants-chercheurs est trop réduite pour permettre une amélioration très significative de leurs compétences linguistiques et avoir un impact sur leur capacité à développer des ENF
 5.1.3. La formation continue des enseignants-chercheurs aux ENF n’est pas suffisante

5.2. Le recrutement d’enseignants-chercheurs non francophones ou bilingues est trop limité pour permettre un développement significatif des ENF

5.3. Les étudiants étrangers des écoles ne contribuent pratiquement pas à l’enseignement disciplinaire non francophones

5.4. La participation des enseignants de langue aux enseignements disciplinaires est une pratique qui doit encore être amplifiée

5.5. Les personnels techniques et administratifs ne sont pratiquement pas impliqués dans la politique d’ENF

6. DES ETABLISSEMENTS FRANÇAIS DEPENDANT D’AUTRES MINISTERES ET CERTAINS ETABLISSEMENTS ETRANGERS AVEC UNE POLITIQUE DYNAMIQUE DE FORMATION EN ANGLAIS CONSTITUENT DES SOURCES DE BONNES PRATIQUES

6.1. Le niveau de langue anglaise exigé en sortie de l’ESAVP est dans la norme européenne 

6.2. Le nombre de programmes d’études tout ou partie en anglais est en forte augmentation, en France comme à l’étranger 

6.3. Cette augmentation des programmes enseignés en anglais s’accompagne dans certains établissements d’une politique linguistique volontariste 

6.4. Le développement des formations en anglais est compatible avec la promotion de la langue nationale
 6.4.1. Une expérience étrangère originale à Valence 
 6.4.2 . La politique française d’enseignement du « Français Langue Etrangère » (FLE) s’étoffe

6.5. Le développement rapide et intense de formations en anglais peut s’accompagner de tensions s’il se substitue de façon jugée excessive à l’enseignement dans la langue du pays

7. PERSPECTIVES ET PRECONISATIONS

7.1. Mieux articuler la politique d’ENF avec une stratégie internationale précisée, la formaliser dans les COP, la partager et la décliner dans les départements disciplinaires
 7.1.1. La politique linguistique doit faire l’objet d’un document national de référence, commun à tous les établissements, et figurer dans leur COP avec des indicateurs
 7.1.2. La politique linguistique doit préciser, pour les différents niveaux de formation, l’équilibre entre une stratégie francophone et le développement des ENF
 7.1.3. La politique linguistique sera plus efficace en étant mieux partagée dans l’établissement et déclinée dans chaque département disciplinaire
 7.1.4. Une meilleure valorisation des partenariats pour relayer la politique linguistique peut contribuer à une amélioration de la visibilité internationale
 7.1.5. Recommandations relatives à une politique linguistique

7.2. Augmenter le nombre de séquences en langue anglaise dans les cursus
 7.2.1. Chaque école doit être invitée à développer des séquences en langue anglaise dans son cursus « de référence »
 7.2.2. Un développement de séquences d’enseignement en anglais permettra d’augmenter dans les échanges ERASMUS, le nombre d’étudiants non francophones entrants et la diversité des mobilités sortantes
 7.2.3. Chaque école d’ingénieur doit être invitée à développer les ENF en mettant mieux à profit leurs partenariats, diplômants ou non, avec des universités étrangères non francophones
 7.2.4. Les master(e) et la poursuite de leur anglicisation doivent être confortés comme un point central de la politique d’ENF
 7.2.5 . Recommandations relatives à l’anglicisation des cursus et aux étudiants non francophones

7.3. En complément du français et de l’anglais, focaliser le multilinguisme sur un petit nombre d’autres langues d’importance stratégique

7.4. Prévoir une politique d’enseignement du « français langue étrangère » ambitieuse pour s’adapter à une augmentation significative du nombre d’étudiants et d’enseignants chercheurs non francophones

7.5. Le développement significatif des ENF ne peut être réussi qu’en l’accompagnant d’une politique de ressources humaines
 7.5.1. Faire évoluer le recrutement, l’accompagnement et la formation des enseignants français pour qu’ils interviennent plus facilement en langue anglaise
 7.5.2 Accueillir, grâce à plusieurs types de supports budgétaires, un plus grand nombre d’encadrants anglophones pour contribuer au développement des ENF
 7.5.3. Utiliser le numérique, en s’appuyant sur les ressources humaines françaises et étrangères, pour assurer un développement plus rapide et une diffusion plus large des ENF
 7.5.4 . Recommandations relatives aux enseignants-chercheurs

CONCLUSION

ANNEXES
 Annexe 1 : Lettre de mission
 Annexe 2 : Liste des personnes rencontrées
 Annexe 3 : Questionnaire - enquête adressé par la mission aux directeurs des établissements de l’ESAV
 Annexe 4 : Tableau adressé par la mission aux directeurs d’établissement pour effectuer un bilan des enseignements disciplinaires en langue anglaise dans les cursus agronomiques, vétérinaire ou paysager
 Annexe 5 : Tableau adressé par la mission aux directeurs d’établissement pour effectuer un bilan des enseignements en langue anglaise dans les masters impliquant les écoles de l’ESAVP
 Annexe 6 : Les espaces linguistiques dans le monde
 Annexe 7 : Eléments de politique linguistique sur les sites internet des écoles de l’ESAVP
 Annexe 8 : Pays d’origine des étudiants étrangers entrants dans les écoles de l’ESAVP (recensement sur les 5 dernières années)
 

 

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'inspection

Pagination : 74 pages

Édité par : Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

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