Croissances des petites et moyennes entreprises et leur transformation en entreprises de taille intermédiaire

Auteur(s) moral(aux) : Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies

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Présentation

A partir de rencontres de terrain avec des dirigeants d’entreprises et des acteurs locaux en régions Bourgogne et Aquitaine, la mission a pour objectif de comprendre les ressorts de l’inhibition à la croissance d’un nombre élevé de responsables français de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). A cet effet, l’exemple du Mittelstand allemand est une source d’inspiration.
Compte tenu du climat de défiance caractérisant actuellement les relations entre les ETI, les PME et les grands groupes, un premier axe stratégique concerne le rétablissement de la confiance entre les acteurs ; ceci incombe à l’Etat à travers des signaux forts en matière fiscale ou pour faciliter la transmission. Un deuxième axe porte sur le regroupement des entreprises et leur association aux politiques de l’emploi. Enfin, la décentralisation de la mission de développement économique auprès des régions devrait aujourd’hui favoriser le développement des entreprises et la réindustrialisation. La croissance des PME et des ETI relève d’un Etat stratège en lien avec la politique de l’Union européenne dans laquelle la France pourrait prendre des initiatives.

 

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Sommaire

INTRODUCTION

1. LE NOMBRE D’ETI FRANÇAISES APPARAIT DIFFICILEMENT COMPARABLE A CELUI D’AUTRES PAYS

1.1. Les structures économiques sont les fruits de l’histoire des différents pays
1.1.1. L’économie française est encore très fortement structurée par de grands groupes
1.1.2. Les ETI constituent une catégorie récente dans les comptabilisations statistiques
1.1.3. La PME « de croissance » n’est pas aujourd’hui précisément définie
1.1.4. Des pays plus décentralisés où les entreprises sont comptabilisées sur une base sociologique ou économique

1.2. Le système européen ne comptabilise pas les ETI

1.3. La nouvelle économie : un modèle différent qui va influer très fortement sur le modèle productif et rendre potentiellement obsolètes les classifications actuelles

2. LES ETI ET PME : DES ENTREPRISES DYNAMIQUES, TRES FORTEMENT ANCREES DANS LES TERRITOIRES, QUI SE CONSTRUISENT DANS LE TEMPS LONG MAIS DONT LE DEVELOPPEMENT CONNAIT DE MULTIPLES FREINS

2.1. Ces entreprises dynamiques disposent de stratégies de long terme
2.1.1. Des entreprises enracinées localement, mais qui exportent et s’internationalisent
2.1.2. Des entreprises qui créent de l’emploi notamment par l’innovation, malgré la difficulté de recruter certaines compétences
2.1.3. La croissance externe est un mode de développement rapide mais onéreux et risqué
2.1.4. Les chefs d’entreprises, facteur clé du succès des ETI

2.2. Malgré un frémissement de la conjoncture, favoriser la croissance des PME et ETI nécessite de rétablir une confiance aujourd’hui altérée
2.2.1. Les chefs d’entreprises rencontrés perçoivent une légère amélioration de la conjoncture et certains facteurs sont identifiés comme positifs
2.2.2. Une confiance qui demeure altérée, notamment par la faiblesse persistante des marges
2.2.3. Des freins psychologiques importants entravent le développement des PME
2.2.4. Des rigidités de financement

2.3. L’absence de coopération entre entreprises freine la croissance des PME
2.3.1. Un mode de relation entre les grands groupes et les PME qui demeure marqué par une forme d’asservissement
2.3.2. Les groupements d’entreprise demeurent peu utilisés pour des raisons juridiques et de complexité
2.3.3. La coopération entre les PME est favorisée par les « clusters » et pôles de compétitivité

3. LES REGIONS ACCOMPAGNENT LE DEVELOPPEMENT DES PME ET ETI ET DE LEURS DIRIGEANTS

3.1. Plusieurs axes stratégiques sont mis en œuvre au sein des régions : le financement, l’accompagnement des entreprises et celui des chefs d’entreprises

3.2. Les acteurs territoriaux sont pilotés par les régions
3.2.1. Un décloisonnement absolument nécessaire
3.2.2. Un écosystème privé parfois peu enclin à soutenir le développement des entreprises
3.2.3. Quel rôle pour les CCI ?
3.2.4. Quel rôle pour l’État ?

4. FAIRE CROITRE LES PME : UN DEFI QUI NECESSITE DES REFORMES ET UNE RESTAURATION DE LA CONFIANCE

4.1. A court terme, simplifier et sécuriser pour restaurer la confiance, drainer l’épargne des ménages vers les PME et ETI et renforcer leur attractivité
4.1.1. Des réformes fiscales pourraient envoyer un signal favorable aux entrepreneurs
4.1.2. Favoriser les actionnaires patients
4.1.3. Favoriser l’allocation de l’épargne vers les PME et ETI
4.1.4. Lever les rigidités de financement
4.1.5. Réduire les effets de seuils en cas de fusion entre des PME ou des ETI
4.1.6. Favoriser le recrutement et le développement des compétences au sein des ETI et PME
4.1.7. Renforcer la coopération entre les entreprises en leur permettant de devenir groupement d’employeurs
4.1.8. Réguler et pacifier les relations au sein des secteurs économiques

4.2. A moyen terme, confier aux PME « de croissance » et aux ETI un rôle actif dans la politique de l’emploi et renforcer le rôle des régions
4.2.1. Une implication active dans la politique de requalification des jeunes chômeurs et des chômeurs de longue durée des ETI et PME en croissance pourrait constituer un signal de confiance
4.2.2. Renforcer le rôle des régions

CONCLUSION

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Fiche technique

Type de document : Rapport d'étude

Pagination : 169 pages

Édité par : Ministère de l'économie et des finances

Collection :

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